All Saints High, Tome 1 : Dirty Devil – L.J Shen

Vous le savez peut-être pas mais Vicious fait parti de mes crush livresque. Quand j’ai vu la Collection &H allait traduire la série sur les enfants des Hot Heroes, j’ai sauté de joie !

Ce premier tome a été rapide à lire et hautement addictif ! J’aime toujours l’univers des All Saints, ce fût un régal de faire la connaissance de leurs progénitures.. Et autant vous dire que la relève est assurée ! Et niveau Dysfonctionnement, les enfants remportent la palmes.

Alors certes la série se rapproche assez de la principale mais j’ai vraiment beaucoup aimé Daria et Penn qui m’ont chacun touché de par leurs histoires mais aussi avec la relation qu’ils arrivent à construire et qui va évoluer page après page.

Pourtant c’était mal partie au début du livre. Daria fait assez flippé. Elle a un comportement tordu et superficiel qui m’a rebuté mais heureusement, chapitre après chapitre, elle se dévoile et j’avoue qu’elle m’a fait énormément de peine à de nombreuses reprises. 

Ce premier tome m’a fait faire un ascenseur émotionnel durant la totalité de ma lecture. J’ai eu envie de fracasser certains personnages tant ils sont exécrables et malsains. De secouer les parents de Daria, secouer Penn qui était parfois trop passif, et protéger Daria de la perversité des gens qui l’entourent..

Bizarrement, je n’ai pas encore lu l’histoire de James et Melody (les parents de Daria) mais après lectures de ce roman, j’avoue qu’ils ne m’ont pas donné envie de les découvrir.. J’étais à la recherche de la paire de couilles de James durant la totalité du récit ! Connaissant les hot heroes, je m’attendais à un autre comportement de sa part. Quant à Melody, j’ai été dans l’incompréhension la plus totale dans son comportement.. Heureusement qu’on a droit à leurs points de vue en fin de roman, ce qui permet de donner une certaines autre dimension aux choix pris et de comprendre la situation dans sa globalité… Sans que ça n’excuse pour autant certains comportements qui auraient pu être évités.

Maintenant je n’ai qu’une hâte, c’est de lire le tome 2.. mais je suis encore plus pressée que le tome 3 sorte car on va suivre le fils de VICIOUS, my love.

* Je remercie HarperCollins pour ce Service de Presse *

Les Inséparables – Julie Cohen

Ce texte est un petit bijou brut, une plongée dans l’amour pur et tout ce qu’il a de plus beau.

Les Inséparables, J’ai Lu, 448 pages, sortie le 21 octobre, Julie Cohen

J’ai plongé dans ce roman sans aucune attente. Ou peut-être celle de lire un thriller flirtant avec le contemporain. Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps pour ma part… j’ai a-do-ré. Je ne m’attendais pas du tout à tomber en amour pour ce texte. Je l’ai dévoré en quelques heures… mais je vais vous en parler plus en détails.

Le roman s’ouvre sur un couple de grands-parents, adorables, qui s’aiment encore, malgré les années, les rides, les souvenirs. Sauf que voilà : Robbie a Alzheimer. Lentement, le passé s’étiole, ne reste que l’hébètement. On suit pendant quelques pages le quotidien de ce couple… qui en réalité n’a rien de banal. Ils apprennent finalement le décès d’un de leur ancien ami, un certain « Christopher » et le début du roman se termine sur cette seule certitude : ils ne sont plus que deux à connaître leur secret.

Tout le roman ensuite n’est qu’un retour en arrière chronologique.

Il est divisé en quatre parties : la première est le présent, la deuxième dix ans plus tôt, puis vingt ans plus tôt, puis trente ans plus tôt.

Chaque partie nous en apprend un peu plus sur ce couple, profondément amoureux, profondément passionné. Sur ce que l’amour nous pousse à faire. Sur les raisons de leur séparation, des années auparavant, les raisons de leur rencontre, de leurs disputes, et surtout, quel secret ils ont caché toute leur vie.

La plume est belle, magnifique, elle m’a emportée aux portes des larmes. J’étais dans la gare en train de lire et j’ai dû faire des pauses pour ne pas me laisser aller à l’émotion.

Ce texte est un petit bijou brut, une plongée dans l’amour pur et tout ce qu’il a de plus beau.

Je suis tombée amoureuse de Robbie, de son amour pour Emily, de tous les sacrifices qu’ils ont fait l’un pour l’autre. Ce roman est touchant, percutant, flamboyant.

Pourquoi ne pas lui mettre un coup de cœur ? Un tout petit bémol pour les quelques longueurs en milieu de roman. Il aurait pu être légèrement plus dynamique. Mais ça n’entache pas tout ce qu’il m’a fait ressentir. C’était un réel voyage. Je remercie chaudement J’ai Lu pour ce Service Presse qui m’a fait découvrir ce roman époustouflant.

Lovers, Tome 1 : Daël & Lior – Florie C.

Une revisite de Roméo et Juliette absolument exquise, j’ai A-D-O-R-É. Entre les Rosenbach et les Hamilton , la guerre de pouvoir fait rage depuis des années et la nouvelle génération n’y échappe malheureusement pas. Contrairement à leurs aînés, la leur est beaucoup plus sanguinaire.

Je découvre la plume de Florie C pour la première fois et je dois dire que je suis totalement conquise.

Une revisite de Roméo et Juliette absolument exquise, j’ai A-D-O-R-É. Entre les Rosenbach et les Hamilton , la guerre de pouvoir fait rage depuis des années et la nouvelle génération n’y échappe malheureusement pas. Contrairement à leurs aînés, la leur est beaucoup plus sanguinaire. 

Lior est un personnage que je trouve très particulier tellement il me donne des sentiments contradictoires un peu comme il fait avec Daël. 

D’un côté, je le trouve égoïste, suicidaire, drogué, le gosse de riche qui aime s’ajouter des problèmes alors qu’il pourrait s’en sortir s’il le décidait vraiment. Un vrai cliché sur patte, je ne compte plus le nombre de fois où j’ai eu envie de lui en mettre une tellement il est nombriliste. 

Et d’un autre côté, ce petit garnement m’a touché, il porte en lui une culpabilité qu’il ne devrait pas ressentir. Il est complétement paumé et a grandement besoin d’aide. Mais avec une famille comme la tienne, pas facile de la trouver quand ils regardent tous ailleurs. 

Dael a une famille aussi mal fichue que celle de Lior, mais à l’opposé de ce dernier lui, il est l’héritier. Il ne peut pas se permettre de flancher. À tout juste 20 ans, il est écrasé par le poids des responsabilités et par cette guerre avec les Rosenback à laquelle il est l’un des acteurs principaux

Entre Haine et Amour, il n’y a qu’un pas à franchir.

J’ai aimé la plume de l’auteure, captivante et addictive. L’histoire entre les deux familles d’une violence qui m’a franchement surprise. Je ne m’y attendais pas du tout, mon petit cœur a failli ne pas y survivre et je crains le pire pour le second tome.

Dael et Lior est une histoire envoûtante, palpitante et absolument fascinante. Il s’y passe beaucoup de choses et pas seulement pour notre petit couple. Nous avons plus d’un remake Roméo et Juliette et encore pas mal de drames à venir. Hâte de lire le second tome. 

Note : 4.5 sur 5.

Vous pouvez retrouver ce roman sur Amazon, en cliquant sur les liens des formats qui vous intéressent : Format Numérique, 

Intégrale les Hartigans – Avery Flynn : On s’aimera les yeux fermés… et le coeur grand ouvert – Tu craqueras pour moi… et mes poignées d’amour – Je te séduirai en basket… et sans paillettes

Intégrale les Hartigans – Avery Flynn : On s’aimera les yeux fermés… et le coeur grand ouvert – Tu craqueras pour moi… et mes poignées d’amour – Je te séduirai en basket… et sans paillettes – Editions Harlequin -2 Septembre 2020 – 890 pages

Je remercie chaleureusement les éditions Harlequin pour la découverte du clan Hartigans et les trois histoires.

Un avis un peu différent des autres car, dans celui-ci, je vais vous parler de trois livres, trois histoires, indépendantes, dans le sens où vous pouvez en lire une et pas les autres, mais une saga avant tout.

On s’aimera les yeux fermés… et le coeur grand ouvert

J’ai commencé cette histoire, la première, après avoir lu le tome deux. En soit ce n’est pas hyper dérangeant et vu comme j’ai aimé Frankie et Lucy (tome deux), je ne regrette pas.

Je m’attendais à apprécier au moins autant que ma lecture mais ce ne fut pas le cas. 

Gina Luca est une femme d’une trentaine d’années, organisatrice de mariage, avec un corps agréable mais sur son visage ça coince. Elle a un nez disproportionné qui lui a valu énormément de moqueries durant sa jeunesse. Ces moqueries ont fait de sa vie un enfer, les gens ont profité de ça pour se moquer d’elle et bien évidemment elle a perdu toute confiance en elle et confiance en les autres. Elle a du se forger un caractère et ériger des barrières afin de ne plus laisser personne entrer dans sa vie et donc lui faire du mal. Parallèlement à ses barrières, les deux frères de Gina, Paul et Rocco se sont juré de la protéger face aux méchancetés des gens. Mais ce n’est pas tout. Lucy vient d’une famille « mafieuse ». Le grand père (duquel elle a hérité son gros nez) était un mafieux, tout comme ses frères. Lors d’un mariage qu’elle organise, elle va faire la rencontre de Ford Hartigan, un policier – le mouton noir de sa famille, car il est le seul a ne pas s’être engagé dans les pompiers – qu’elle doit embrasser sur le même principe que les KissCam. Quelques jours plus tard, elle devra supporter la présence de Ford chez elle car, lors des travaux, elle découvre un cadavre. Ford lui est en mission pour découvrir des indices sur les frères de Gina, même si dans sa tête tout n’est pas aussi clair.

J’étais ravie de retrouver les Hartigans, l’esprit de famille, la complicité, l’entraide, le sens même de famille résonne dans chacune des pièces de leur maison familiale et pour chaque membre de cette famille.
Autant dans le tome suivant j’ai vraiment ressenti la puissance du body positive, autant dans celui là, j’ai trouvé que cet esprit était moins imprégné. Les choses me paraissait plus survolées, moins poussées (sans enlever de crédibilité à ce que Gina a subi) et c’est peut être ce qui m’a fait un peu moins aimé. Gina m’a quand même peinée mais différemment de Lucy. Concernant Ford, c’est un gars extrêmement droit mais il ne m’a pas du tout fait rêver comme son frère ainé Frankie.
J’ai trouvé qu’il y avait un schéma assez similaire au tome deux (ou vice versa) ainsi que les parallèles et je dois dire que ça m’a un peu embêtée car pas vraiment de nouveautés. La narration à la troisième personne m’a un peu plus gênée dans ce tome, j’ai du parfois relire une phrase pour comprendre de qui on parlait.
Je vais continuer et clôturer cette découverte avec le tome trois.

Tu craqueras pour moi… et mes poignées d’amour

Quelle merveilleuse découverte qu’est donc cette histoire. C’est un petit coup de coeur. Une sorte de comédie romantique que je voyais très bien se jouer devant mes yeux, assise sur un fauteuil au cinéma. J’ai été emportée dans un tourbillon de rires, d’amour et d’espoir. J’ai vraiment ri. 

J’ai découvert – une fois n’est pas coutume – je commence par le mec, Frankie (ouais je suis d’accord ce prénom est assez pourri). C’est un gars de 33 ans, un pompier. L’ainé d’une fratrie de sept (ah oui je vous ai pas dit, ce livre est le tome deux de la saga et j’ai commencé par lui et non par le premier…) qui passe de femme en femme, sans jamais les blesser car il est toujours clair dès le début. Il fait cela car il n’a jamais vu l’intérêt de faire différemment. Jusqu’au jour où, la barmaid avec qui il a couché quelques mois plus tôt lui fasse remarquer que ce n’était pas un mec avec qui les femmes pouvaient se marier. Et là, il a eu comme un déclic, a décidé de faire voeu de chasteté durant ses vacances imposés et également de voler au secours de Lucy, qui pour la énième fois dans sa vie se faisait réprimander par un inconnu sur ses habitudes alimentaires vu son poids. Lucy, une battante, non pas naturellement mais qui a du s’endurcir car toute sa vie, elle a subi la méchanceté des gens sur son poids, la grossophobie, les insultes et j’en passe, le harcèlement qui sont décrits quasi parfaitement, sans tomber dans la pitié pour elle mais que les gens qui ne connaissent pas ça, puissent éventuellement se rendre compte de ce qu’il en est. Malgré tout, elle a réussi à avoir suffisamment confiance en elle et à accepter son corps même si des fois ce n’est pas si facile que ça. Tous deux ont un lourd passif, non pas personnel mais plutôt une pression, la peur de répéter les erreurs de leurs parents. Ils sont émotionnellement peu capables de s’engager, sorte d’anesthésie qui court dans leur veine depuis des années. Frankie se fait donc passer pour le rencard de Lucy et il lui propose de l’accompagner pour la réunion des anciens élèves. 

Démarre alors une aventure de quatre jours en voiture et deux jours sur place. Ils vont s’ouvrir l’un à l’autre d’une façon assez naturelle, mais Lucy reste toujours sur ses gardes et effrayée. 
Comme je le disais plus haut, j’ai beaucoup ri avec Frankie, ce type m’a énormément plu. Il est beaucoup trop grand pour moi 1.98 m mais c’est pas grave, je passe au dessus et accepte de me retrouver dans ses bras, sur le ponton avec la lune pour seul éclairage de nos corps et… ok, ok je vais trop loin. Ce type est, ouais je suis conquise…, il est presque parfait
J’ai adoré les scènes avec la fratrie Hartigan, tellement que j’ai désormais hâte de lire le tome un et le trois. Ils ont tous une personnalité différente, touchante et attachante. Frankie, c’est un bon gars, même si jusque là, il ne passait sa vie qu’à baiser, et travailler, ça reste vraiment quelqu’un de bien. J’ai beaucoup aimé la relation de Lucy et Frankie, les quiproquos, quand ils n’arrivent pas à se comprendre et moi j’étais juste frustrée. J’étais dans l’expectative, avec le fol’espoir que l’un des deux fasse enfin le premier pas. Tous deux m’ont fait rêver, vraiment. Et les scènes de sexe étaient super chaudes mais pas assez longues (bah oui, plus c’est long plus c’est bon :p).
Je déplore une lecture pas toujours très fluide, des phrases un peu trop longue et qui ne coulaient pas toutes seules. Et comme habituellement, l’histoire est quand même trèèèèès rapide
Je termine mon avis avec ce que ce livre soulève pour moi et j’espère pour vous. Je pense qu’il peut faire espérer, insuffler de la force et de l’espoir. N’oublions pas que ce livre aborde un thème de société actuel, dont, néanmoins, on ne parle pas trop, la grossophobie. La dépersonnification de la grosse (car oui c’est plus souvent les grosses que les gros qui sont pointées de doigt. D’ailleurs avez-vous souvent vu des serveuses ou des barmaids grosses ? Des hôtesses de l’air ?), pas vraiment le droit de parler, d’être entendue, d’être pris au sérieux, de penser, en somme, de vivre. Les gens se permettent de juger un.e gros.se qui mange mais pas une personne de morphologie moindre. Ca devient rapidement un engrenage pour les jeunes et les moins jeunes, un véritable ébranlement de l’estime de soi et le chemin pour retrouver une confiance en soi et dire « fuck off les gens, je vis pour moi et je vous emmerde », est très compliqué. Parfois, on ne l’atteint jamais.

Je te séduirai en basket… et sans paillettes

Eh bien voilà, je referme ce dernier chapitre de la saga des Hartigans, tout du moins, pour l’instant. En effet, Avery, l’auteure, dans ses remerciements, dit qu’elle écrira à nouveau sur les Hartigans, mais avant, sur les Ice Knigts. Les livres ne sont pas encore sortis en français mais je me laisserai peut-être tenter. 
Dans ce troisième et dernier tome de l’intégrale des Hartigans, j’ai suivi Fallon, l’une des sœurs, infirmière, qui ne fait pas particulièrement attention à elle. Son look, elle s’en fiche, ce n’est pas important et ça ne régit clairement pas sa vie. Son métier est sa passion. Elle bosse comme infirmière à l’hopital et comme si ça ne suffisait pas, elle est également bénévole dans un centre médical. C’est une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui, comme tous les membres de sa famille, adore le hockey sur glace et les Ice Knight, équipe de leur ville. 

Lucy – dont je vous ai parlé et découvert dans le tome deux – est une sorte d’agent artistique et s’occupe des joueurs de cette équipe et notamment de Zack Blackburn. Un gars intenable qui n’en a rien à foutre de rien et qui aime jouer au connard. Accessoirement, il est également l’homme le plus haï de la ville. C’est aussi un mec qui est passionné par son métier, hockeyeur professionnel. Un jour, son protégé, Zach, est malade comme un chien et, Lucy étant absente, elle demande à Fallon de le veiller. Fallon, accepte bien évidemment même si ce n’est pas de gaieté de cœur au départ. 

Progressivement, on découvre un Zach très intéressant, un homme en souffrance avec un mode de fonctionnement bien à lui, proche de l’auto destruction à certains moments. Le « besoin » d’être mal aimé pour booster son attitude de rebelle dans laquelle il se complait. Il est habitué à ce qu’on se serve de lui dans tous les aspects de sa vie et pense que c’est ainsi que va le monde, pas autrement. Mais ça, c’était sans compter sur la présence de Fallon désormais dans sa vie qui va devenir son porte bonheur sur la glace, car j’ai oublié de vous dire mais l’équipe se porte au plus mal. Fallon va lui faire entrevoir la vie différemment et il va progressivement s’ouvrir, à elle, mais pas seulement. 
J’ai bien aimé l’évolution de leur relation, je l’ai trouvée assez crédible et leur alchimie était intense ! A chaque fois j’y ai cru et j’ai pris du plaisir. Parallèlement à ça, l’évolution du personnage de Zach était intéressante et agréable à suivre. Il a su faire oublié qu’il était l’homme le plus haï de sa ville.
J’ai également aimé voir à nouveau les Hartigans, cette famille est vraiment épatante.
Toujours quelques difficultés avec la narration à la troisième du singulier, mais l’histoire se laisse lire, facilement. 

Tiger entre ses griffes – Pauline Libersart

Tiger entre ses griffes – Pauline Libersart – Editions Addictives Luv – 24 Septembre 2020 – 356 pages

En ce moment, je suis sur une série de lecture qui m’amène, me pousse à me poser des questions sur tel ou tel thème, sujet et j’adore ça ! Je ne suis plus simple lectrice mais pseudo actrice des idées qui sont véhiculées. Je les absorbe et réfléchis là dessus, essaye de voir comment je me positionne et où ça m’emmène. Bref tout ça pour dire qu’en choisissant ce bouquin je ne m’y attendais pas, même si le résumé peut s’y prêter. 

J’ai donc commencé cette histoire et dès les premières lignes je me suis plongée dans l’ambiance, sombre, froide, flippante (ouais je suis pas une grande courageuse, une route déserte, la nuit, la forêt, il m’en faut pas beaucoup). Je me suis retrouvée catapultée et happée dans le fin fond de l’Arkansas – clairement, cet état ne me donne pas envie… – avec Christy et la frayeur qui en découle. 

Car oui Christie, est une doctorante, qui se retrouve en panne sur la route. Elle décide de chercher de l’aide en se rendant dans un bled paumé mais elle tombe sur des hommes (si on peut les appeler comme), parmi les pires qui puissent exister sur cette Terre. Je ne vous apprends rien, elle essaye de s’en sortir, mais finit pas se faire kidnapper. Finalement, elle sera sous le joug de Tiger, qui va s’autoproclamer comme son maître. Il m’a été très difficile de cerner Tiger, ses pensées, ses actes, il m’a fait tourner en bourrique ne sachant plus sur quel pied danser, et c’était le but. Finalement, au fil des chapitres, je me suis fait une idée sur lui, je l’ai cerné et j’ai su. J’ai également eu des difficultés à comprendre pourquoi Christy agissait comme elle le faisait certaines fois, je n’ai pas réellement senti de la peur à des moments où elle aurait du être tétanisée. C’était pas systématique et uniquement sur le début, mais ça m’a un peu gênée.
Je me suis retrouvée à sombrer dans un monde particulièrement abominable, révoltant avec des propos et des actes tout bonnement écœurant, bien au delà du simple sexisme, machisme, racisme et cie. Christy, et moi par extension, car oui j’ai vécu en même temps qu’elle une bonne partie du livre, étions englobées dans une secte véritablement dangereuse, avec un esprit archi étriqué, une espèce humaine qui n’a plus grand chose d’humain et qui ne mérite pas de respirer une seule goulée d’air. 

Comme je vous disais, j’ai vécu en même temps que Christy, et quand j’avais l’impression d’aspirer une bouffé d’air, une pseudo routine, une fausse impression, un événement se passait pour me rappeler qu’il n’y avait rien de calme dans cet endroit empli de tarés abrutis et ramollis du bulbe.
J’ai énormément apprécié de pouvoir comprendre les étapes, les pensées qui cheminaient dans le cerveau de Christy. Et en fait, on ne peut que comprendre. Comprendre ce qu’elle vit, ce qu’elle a vécu et ce réel statut de victimes. Comprendre aussi en quoi vouloir absolument savoir ce qu’une victime a vécu n’est que de la curiosité mal placée. Avoir la vision d’une victime et la compréhension de celle ci, qui, même si elle était implicite, n’en était pas moins crédible, juste.
Christy a du se raccrocher à quelque chose pour survivre dans ce camp de l’horreur et ce quelque chose a été quelqu’un, un homme, Tiger. Elle a essayé de dealer ou plutôt de repousser des sentiments étranges et inavouables qui s’emparaient d’elle.
Volontairement, je ne parle pas plus pour ne pas spoiler le livre car il vaut vraiment la peine d’être lu, de se plonger dedans, d’être pris dans un tourbillon où des sentiments diamétralement opposés vont se faire face.
La plume de l’auteure est très agréable et addictive au possible.
Pour terminer, je remercie les éditions Addictives Luv pour cette belle découverte.

Ennemis (et plus si affinités) – Mia Sosa

Ennemis (et plus si affinités) – Mia Sosa – Editions Harlequin – 2 Septembre 2020 – 396 pages

Je remercie les éditions Harlequin pour la découverte de ce livre en service presse. 
Je dois dire que j’ai apprécié ma lecture. C’était frais, jeune, mignon, rigolo et marrant surtout jusqu’à la moitié du livre. Par la suite, c’était toujours sympa mais l’humour a été quelque peu relégué, sans que ça n’enlève rien à l’histoire.

Lina, qui a été lâchement abandonnée devant l’autel par Andrew il y a de cela 3 ans, est une wedding planneuse. Elle ressemble un peu à une porte de prison mais elle est un minimum attachante. C’est avant tout une personne réservée, prudente. Dans la retenue de tout, la maîtrise de ses émotions mais finalement j’ai pu la cerner assez bien. Et la prise de conscience à la toute fin est toute en signification. Je me suis prise d’affection pour Max (le frère du lâcheur AKA Andrew), il m’a attendrie. C’est un gars charmant, un peu con sur les bords, le naïf gentil, qui se laisse trop faire dans plusieurs pans de sa vie. Il doit gérer la complexité de la relation avec son frère, Andrew, et la souffrance qui en découle depuis des années, depuis toujours en réalité.


Les deux vont se découvrir progressivement et respectueusement et ce, sous différents angles. Leur relation est emprunt de sincérité. Je l’ai vraiment appréciée, il y avait une véritable part de réalité entre eux. L’alchimie sexuelle, une fois acceptée a été super intense, c’était chaud. Il n’y avait pas énormément de scènes mais le peu était fort appréciable avec un soupçon là aussi de respect (c’est bête dit comme ça, dans le sexe, mais il n’empêche que ça reste important).


Je n’avais absolument pas vu venir la révélation d’un des protagonistes et j’ai apprécié car j’ai été surprise.
Comme à mon habitude, il est rare que je ne trouve pas quelques défauts. Ce livre ne fait pas exception. Tout d’abord, il y a des mots et des phrases en portugais, et pas systématiquement de traduction. Alors en soit, ce n’est pas gravissime pour la compréhension du bouquin mais j’apprécie de comprendre ce qu’un mot veut dire, français ou pas d’ailleurs. 
J’aurais aimé avoir un peu plus de leur histoire. Ca met longtemps a démarré et j’ai trouvé qu’on ne profitait pas assez d’eux. Malgré tout, je dois dire que tout se passe assez vite, je ne l’ai ressenti qu’à la fin, mais ça reste quand même hyper rapide.
Pour finir, j’ai apprécié avoir les points de vue de Lina et Max. La plume de l’auteure est agréable et le livre se lit facilement.

Four Dead Queens – Astrid Scholte

Four Dead Queens – Astrid Schlote ¤ Editions Casterman (Juin 2020) ¤ 576 pages

J’avais hâte de lire ce roman. Tout me plaisait : La Couverture, Le Résumé, Le Titre.. Malheureusement, je ressors assez déçue.

Si la plume de l’auteure est très agréable à lire, il m’a manqué énormément de profondeur que ce soit au niveau de l’univers que des personnages. Malgré l’originalité de l’histoire avec ses quatre quadrants et ses quatre reines, je n’ai pas été tellement emportée par l’intrigue. 

J’ai trouvé les deux premières parties longues, sans réel intérêts mise à part les explications sur les 4 Royaumes et leurs fonctionnements. Heureusement, les chapitres courts apportent tout de même un certain rythme et on arrive assez rapidement à la troisième partie qui est plus intéressante et rythmée avec les révélations et les quelques rebondissements…. Qui auraient mérité tout de même plus de complexité.

Le réel point fort du récit, c’est que j’ai été surprise dans cette troisième partie. En effet, j’avais quelques théories mais qui sont tombées complétement à plat ! Pour le coup, l’auteure a su garder un certain mystère qui a reboosté sur la fin mon intérêt pour l’histoire !

Concernant les personnages, je ne me suis pas attachée à l’héroine, Keralie et Varin. Je les ai trouvé aussi creux que plats… Leur relation ne m’a pas émue ni même emportée d’ailleurs.. Je regrette également les nombreuses répétitions de phrases, notamment sur les Eonistes et leurs manquent d’émotions qui apportent une certaine lourdeur au récit..

Par contre, j’ai aimé l’alternance des points de vues. J’ai particulièrement apprécié d’être dans les pensées des reines. Et surtout la diversité de ces 4 personnages : dans la couleur de peau, les caractères mais également dans les relations amoureuses.. C’était limite beaucoup plus intéressant que l’intrigue principale.

De ce fait, je regrette qu’il n’y ait pas eu plus d’intrigues et de complots autour d’elles.. Plus de scènarios à la “Game of Throne” comme il est souligné dans la phrase d’accroche du livre.

J’attendais peut-être trop de ce livre au vue des nombreux coup de coeur sur la toile.. Je suis passée à côté malgré quelques points qui ont su rattrapé le récit.. Mais pas suffisamment pour réellement m’emporter.

Note : 2.5 sur 5.

Vous pouvez retrouver ce roman sur Amazon en cliquant sur le lien du format qui vous intéresse : Format Broché / Format Numérique