Un Nouveau Monde, Tome 2 : L’intégration – Tessa Nauvel

Un nouveau monde, tome 2 : L’intégration – Tessa Nauvel – Auto éditions – Juin 2017 – 700 pages

ATTENTION spoil si vous n’avez pas lu le tome 1.

Une fois n’est pas coutume (quoi que), je commence mon avis par la fin du livre. Non mais c’est quoi cette putain de fin ???!!!! WHAT THE FUCKING FUCK ?!? Je jure que l’auteure est une sadique. Je la déteste !!!! Qu’est-ce que je la déteste à cet instant précis. Mes sentiments pour elle ne sont pas sympathiques, loin de là.

Vous ne me connaissez pas encore et habituellement je dis beaucoup de gros mots, là je suis au stade bien avancé avec : putain de bordel de merde de cul de chiotte qui fait chier et qui me casse les couilles de mes ovaires ! Oui, l’auteure me tue, elle m’a fait monter au firmament, m’a tellement fait espérer, puis rêver et vivre pour finir telle une serpillière desséchée sur un sol décrépi dans les méandres de la tristesse et de l’injustice.

C’est juste pas possible de finir un livre comme ça, mais enfin ma santé mentale, déjà pas géniale, va basculer sans retour en arrière possible ! Je respire profondément et j’essaye de reprendre le cours de l’histoire, de mon histoire et de mon ressenti avec ce tome 2. 

Déjà soyons au clair, c’est un véritable coup de cœur !

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J’ai accroché tellement vite. J’aurais préféré que tout le livre soit du point de vue d’Arone. Je comprends évidemment qu’Amélia fasse partie de l’équation, mais j’ai ressenti quelques longueurs et répétitions avec elle. En revanche, quelle fin, wowww !!  Elle m’a coupé le souffle. Et je dois dire que d’un côté je kiffe mon malheur. Oui c’est une frustration énorme mais c’est tellement bon de ressentir une chose de façon aussi puissante. Ça prend aux tripes et, même si ce n’est pas toujours agréable, il n’en reste pas moins que c’est fort appréciable de se mettre dans un tel état pour (seulement ?) un livre.

J’étais tellement impatiente en lisant ce nouvel opus. Impatiente de retrouver Amélia mais aussi et surtout Arone, bah oui, #TeamAriméen

J’ai vraiment apprécié d’avoir dès le début le point de vue d’Arone et ce durant plus de la moitié du livre. J’ai apprécié la façon dont il a été décrit avec ses sentiments à lui. C’était assez jouissifIl a vraiment évolué de par différents aspects, il s’est comme assagi principalement à cause des responsabilités qui lui incombent en tant que Vaxsar.

Les multiples (oui il y en a plusieurs) retrouvailles sont tellement intenses, je suis sûre qu’Arone, du fin fond d’une galaxie lointaine a ressenti les déchaînements chaotiques de mon rythme cardiaque et pas seulement ! J’ai adoré leur combat, leurs tentatives plus ou moins vaines de résistance qui m’ont fait penser à des préliminaires, tant c’était là aussi, intense. 

Sur ce tome, étrangement (ou pas), on est plus du côté d’Arone, contrairement au premier où prédominait ma sympathie pour Amélia, pas à tous les niveaux certes, mais de manière générale. Là je change d’avis, et je deviens team Arone (ok, je l’avoue j’étais déjà conquise avant), comme si avoir son point de vue dès le début légitimait (presque) tout le reste.

Parce que si vous avez aimé le connard qu’était Arone dans le tome 1, bah vous l’aimerez toujours dans le tome 2.

J’ai aimé voir Arone s’ouvrir et donc accepter peu à peu ses sentiments, sa condition, l’inévitable et l’évidence si incisive dans leur relation, l’intensité de leurs sentiments et leurs conséquences pour mon plus grand plaisir. Je me suis bien évidemment sentie désolée pour ce qu’Amélia vivait mais j’ai aussi été prise d’incompréhension sur son état. Ses réactions parfois puériles et ses départs au quart de tour m’ont pas mal agacée.

On découvre également une nouvelle Am, dans un rôle qui prend de l’importance et qui aura un réel impact pour les Natifs et les Ariméens grâce à certaines découvertes. Un petit point négatif avec ses points de vue. Ça va un moment, mais c’est un peu répétitif au niveau de ses pensées, et son manque de confiance.  

Frustration, espoir, attente, soulagement, bonheur m’ont accompagnée une bonne partie de ma lecture.  

104157090_303540077344801_3107627675654526734_nJ’ai été enfin pleinement heureuse. Je voulais juste profiter et rien d’autre. Et pour profiter, on peut dire qu’on profite. J’étais à la limite de l’overdose. L‘intensité électrique, la passion dévorante. Divinement chaud. La perte de contrôle. Autant de ressentis qui ont su s’accorder et me faire apprécier plus encore ma lecture.

Je me suis un peu essoufflée à partir du tiers/quart restant, même si il y a quelques rebondissements qui permettent de prendre le dessus. Rebondissements qui je l’avoue m’ont laissée un peu dans l’incompréhension de certaines situations mais qui ont su se marier avec un bel espoir. 

Il y a également eu deux révélations dont une que j’ai vu venir depuis le premier tome. J’aurais vraiment préféré ne me douter d’aucune des deux pour être dans une totale surprise, à la limite de l’aploplexie.

J’ai trouvé la plume de l’auteure plus agréable, moins de phrases à rallonge ou en tout cas, je ne m’en suis pas rendu compte. A certains moments, l’écriture était poétique, et même enchanteresseEn revanche je déplore quelques coquilles mais j’ai apprécié le fait que l’auteure le signale en début de livre. 

En résumé, je trouve que ce tome 2 prend un virage à 180°. Autant le premier peut être lu par des adolescents, autant celui-ci est tellement chaud qu’on est sur du + 18 ans et quel plaisir ! On passe vraiment à la catégorie supérieure. On retrouve nos deux héros quelques années après, avec leur évolution personnelle, et on va passer par divers états d’âme.

Et cette fin ? Je crois que j’en ai déjà dit pas mal mais je vous assure que mon coeur s’est comprimé dans sa cage thoracique et à la fois il a comme explosé en prenant trop de place. J’étais dans un état. 

 

Un Nouveau Monde, Tome 1 : L’unification – Tessa Nauvel

Un nouveau monde, tome 1 : l’unification – Tessa Nauvel – Auto éditions – Mai 2016 – 676 pages

Le livre nous plonge au 22e sièclehumains et aliens, présents depuis plus d’un siècle sur Terre, vont se côtoyer en vue d’un programme d’unification.

De prime abord, le livre ne me parlait pas plus que ça, mais la curiosité étant plus forte je me suis laissée tenter. Après tout, d’autres formes de vie existent peut être.

Les Ariméens ont une vision assez objective de l’humain dans son intégralité. A titre personnel, j’adhère à pas mal de principes, d’idéaux clamés dans ce livre par l’auteure via ces derniers. J’en suis même venue à me demander si finalement je n’étais pas moi-même une native, ou « l’envahisseur », de par la multitude de convergences d’opinions que j’ai retrouvé avec eux.  

Le prologue est trèèès (trop) long. Alors certes on pose les bases de ce monde nouveau mais il n’en demeure que si je m’étais écoutée et que je n’avais pas eu là encore, cette curiosité, j’aurais probablement arrêté. Et par chance, je ne l’ai pas fait ! 

La plume de l’auteure est jolie, recherchée, vivante, agréable mais pas toujours très fluide. La faute à certaines phrases à rallonge. 

Dura100825218_619543418907821_1089563792028729344_nnt ma lecture, j’ai trouvé que certains passages étaient un peu déséquilibrés, soit trop longs soit pas suffisamment exploités, principalement en début de livre, puis quand on découvre le point de vue d’Arone. Néanmoins ils restent peu nombreux donc n’altèrent en rien la continuité de l’histoire.

On se retrouve en immersion totale dans le nouveau mode de vie d’Amélia, une adolescente de 16 ans, terrienne, qui intègre un programme d’unification afin de permettre une réelle cohabitation entre Terriens natifs et Ariméens. Amélia a toujours été attirée par eux, leur différence, leur culture, et pour elle, cela ne pouvait se passer différemment.

C’est une jeune fille très ouverte, curieuse de tout, sans préjugé quelconque, accessible et sympathique. Elle se lie très rapidement d’amitié avec Etena. Néanmoins, elle saura faire preuve d’une certaine force de caractère pour tenir tête à son « bourreau ».

Son « bourreau », Arone, est un Ariméen, né sur Terre, de parents Extra. Il a 19 ans et termine sa dernière année d’études. Il exècre la race humaine, est bourré de préjugés sur les Natifs et prendra un malin plaisir à nous laisser présager qu’il se joue d’Amélia. 

Son comportement est hautement agaçant et le fait que ce qu’il avance pour se justifier ne soit que la vérité, m’a encore plus énervée. 

Chaque lecteur pourra se faire sa propre opinion, la mienne ayant été assez rapide, la réponse se confirmera, ou non, à la fin du livre.

J’ai trouvé certains passages peu utiles, les explications données ne justifiant pas son comportement, mais sa version nous éclaire avec quelques révélations intéressantes, qui permettent ainsi d’en apprendre un peu plus sur lui. On découvre alors un Arone plus humain, plus attachant. C’est à ce moment là que mon avis sur lui a diamétralement changé et mon regard a évolué. J’étais vraiment peinée, et triste pour lui. Il m’a réellement attendrie.

On passe un peu par les montagnes russes dans la relation entre Amélia et Arone.

L’auteure a bien su jouer avec mes nerfs. Quand on ne pense pas que cela puisse être pire, eh bien, ça le devient, et assez rapidement.

J’ai adoré détester Arone, j’ai adoré être en colère contre lui, à vouloir lui envoyer moi aussi des gifles. 

101439899_3108069369232353_7578496207840870400_nConcernant Amelia, j’étais agacée qu’elle ne se rende pas compte des choses et qu’elle manque autant de confiance en elle. Avec Arone, elle apparaît telle une poupée de chiffon, sans volonté, sans self contrôle. Il en fait ce qu’il veut et elle retombe inlassablement dans ses filets, malgré les risques avérés tant physiques que psychologiques. J’avais envie de la secouer et de lui dire stop ! MAIS, j’avais aussi envie qu’elle continue, même si elle devait se brûler les ailes, Arone me donnait envie qu’elle se lance à corps perdu.

J’ai ressenti assez rapidement l‘attraction entre les deux, à chacune de leur rencontre. Une fusion, une évidence, finalement, peu importe les risques. J’avais envie de plus et leur relation est montée crescendo, c’était parfait. Le fait que l’histoire se déroule sur une année ajoute une part non négligeable à la crédibilité de leur relation.

C’est un amour puissant, interdit et littéralement destructeur. Néanmoins, c’est un amour sincère et beau.

Un amour également frustrant car il ne pouvait exister bien que j’en voulais plus encore.

J’ai trouvé agréable de voir une évolution humaine et en parallèle une régression matérielle.

Ce livre appelle à un vrai questionnement sur la façon de vivre des humains, du respect de notre maison, la Terre et entre nous humains, et je trouve que cela apporte une réelle force au roman.

En revanche, j’aurais voulu avoir de plus amples informations sur les caractéristiques des Ariméens. En effet, j’ai trouvé intéressant les différences entre humains et ariméens. Leurs particularités m’intriguent, je suis à la limite de la fascination pour leur espèce.

J’ai également ressenti quelques manques d’informations. Des choses qu’Amélia a pu voir ou vivre, mais qui n’ont pas été retranscrites et qui me paraissaient importantes. Néanmoins, cela n’a gâché en rien ma lecture.

Désormais, je n’ai qu’une hâte, lire le tome 2. En espérant qu’il y aura beaucoup de leur relation et des divers personnages qui ont gravité autour d’eux.