Tiger entre ses griffes – Pauline Libersart

Tiger entre ses griffes – Pauline Libersart – Editions Addictives Luv – 24 Septembre 2020 – 356 pages

En ce moment, je suis sur une série de lecture qui m’amène, me pousse à me poser des questions sur tel ou tel thème, sujet et j’adore ça ! Je ne suis plus simple lectrice mais pseudo actrice des idées qui sont véhiculées. Je les absorbe et réfléchis là dessus, essaye de voir comment je me positionne et où ça m’emmène. Bref tout ça pour dire qu’en choisissant ce bouquin je ne m’y attendais pas, même si le résumé peut s’y prêter. 

J’ai donc commencé cette histoire et dès les premières lignes je me suis plongée dans l’ambiance, sombre, froide, flippante (ouais je suis pas une grande courageuse, une route déserte, la nuit, la forêt, il m’en faut pas beaucoup). Je me suis retrouvée catapultée et happée dans le fin fond de l’Arkansas – clairement, cet état ne me donne pas envie… – avec Christy et la frayeur qui en découle. 

Car oui Christie, est une doctorante, qui se retrouve en panne sur la route. Elle décide de chercher de l’aide en se rendant dans un bled paumé mais elle tombe sur des hommes (si on peut les appeler comme), parmi les pires qui puissent exister sur cette Terre. Je ne vous apprends rien, elle essaye de s’en sortir, mais finit pas se faire kidnapper. Finalement, elle sera sous le joug de Tiger, qui va s’autoproclamer comme son maître. Il m’a été très difficile de cerner Tiger, ses pensées, ses actes, il m’a fait tourner en bourrique ne sachant plus sur quel pied danser, et c’était le but. Finalement, au fil des chapitres, je me suis fait une idée sur lui, je l’ai cerné et j’ai su. J’ai également eu des difficultés à comprendre pourquoi Christy agissait comme elle le faisait certaines fois, je n’ai pas réellement senti de la peur à des moments où elle aurait du être tétanisée. C’était pas systématique et uniquement sur le début, mais ça m’a un peu gênée.
Je me suis retrouvée à sombrer dans un monde particulièrement abominable, révoltant avec des propos et des actes tout bonnement écœurant, bien au delà du simple sexisme, machisme, racisme et cie. Christy, et moi par extension, car oui j’ai vécu en même temps qu’elle une bonne partie du livre, étions englobées dans une secte véritablement dangereuse, avec un esprit archi étriqué, une espèce humaine qui n’a plus grand chose d’humain et qui ne mérite pas de respirer une seule goulée d’air. 

Comme je vous disais, j’ai vécu en même temps que Christy, et quand j’avais l’impression d’aspirer une bouffé d’air, une pseudo routine, une fausse impression, un événement se passait pour me rappeler qu’il n’y avait rien de calme dans cet endroit empli de tarés abrutis et ramollis du bulbe.
J’ai énormément apprécié de pouvoir comprendre les étapes, les pensées qui cheminaient dans le cerveau de Christy. Et en fait, on ne peut que comprendre. Comprendre ce qu’elle vit, ce qu’elle a vécu et ce réel statut de victimes. Comprendre aussi en quoi vouloir absolument savoir ce qu’une victime a vécu n’est que de la curiosité mal placée. Avoir la vision d’une victime et la compréhension de celle ci, qui, même si elle était implicite, n’en était pas moins crédible, juste.
Christy a du se raccrocher à quelque chose pour survivre dans ce camp de l’horreur et ce quelque chose a été quelqu’un, un homme, Tiger. Elle a essayé de dealer ou plutôt de repousser des sentiments étranges et inavouables qui s’emparaient d’elle.
Volontairement, je ne parle pas plus pour ne pas spoiler le livre car il vaut vraiment la peine d’être lu, de se plonger dedans, d’être pris dans un tourbillon où des sentiments diamétralement opposés vont se faire face.
La plume de l’auteure est très agréable et addictive au possible.
Pour terminer, je remercie les éditions Addictives Luv pour cette belle découverte.

Tiger: Entre ses griffes – Pauline Libersart

Image Résumé
Editions Addictives, Collection LUV ( Septembre 2019) – Format numérique

Avis de Valou

Je remercie les éditions Addictives pour ce service presse.

J’avais adoré la saga « Nick&Sara » de Pauline Libersart. Je suis donc ravie de retrouver sa plume pour «Tiger, entre ses griffes ».

Avant d’entamer ma chronique à proprement parlé, je tiens à préciser que « Tiger » est une dark romance relativement soft.

Christy est phobique des vols en avion. Elle a pris la route et doit traverser la région au climat rude de l’Arkansas, pour retrouver son fiancé Dylan. Sa voiture tombe en panne en pleine forêt et elle essaye de trouver âme qui vive pour la dépanner. Christy va finir par atteindre une station service. Là voilà plongée au cœur de l’américaine profonde, puritaine, protectionniste et raciste. Elle va faire de mauvaises rencontres et va taper dans l’œil d’un groupe peu recommandable. Christy est métisse, d’origine cosmopolite. Inutile de vous dire, qu’elle intéresse la bande de dégénérés qu’elle va croiser dans cette station service. Elle va réussir à leur échapper et s’enfuit en courant. Mais ces types sont féroces et rusés et la pauvre Christy va se retrouver prisonnière de ce groupuscule, réduite à l’état d’esclave, dans un camp quasi militaire, dirigé par un fanatique sudiste. Pour faire simple, cette milice ne supporte que les blancs, exècre tout ceux qui ne font pas partie de cette catégorie. Les femmes ne sont bonnes qu’à assurer les tâches domestiques et à assouvir leurs besoins primaires…C’est un cauchemar pour Christy, qui va devoir son salut relatif, au numéro 3 de cette organisation, Tiger…

La trame de l’histoire est divisée en deux partie. La première fait état du quotidien âpre et violent dans lequel Christy est plongée. Même si elle bénéficie de la protection de Tiger, elle doit se plier à ses volontés et à une vie de dur labeur.

J’ai aimé l’abnégation dont fait preuve ce personnage. Elle fait front, elle se bat. Les menaces sont nombreuses et plus on avance dans la lecture plus on se dit que heureusement que Tiger est là pour elle. Un fou parmi des fous furieux…

Le récit est mené tambours battants par l’auteure. On lit la trouille au ventre, stressé à chaque chapitre devenant de plus en plus dense. L’ambiance du camp est très bien décrite, on s’imagine sans mal les conditions de vie précaires en son sein. Pauline Libersart écrit avec beaucoup de justesse la folie de ces américains ultras conservateurs, obsédés par la suprématie des blancs. Cela fait froid dans le dos. On se demande, à juste titre, comment Christy va pouvoir se sortir de là et si cela est toutefois possible…

La seconde partie, ne relève plus vraiment de la dark romance. Elle est consacrée à la vie après. Comment se reconstruire alors que l’on a été réduit à l’état d’esclavage? Ces chapitres sont tout aussi intéressants et prenants, mais je ne vous en dirai pas davantage, pour ne rien vous spoiler!

J’ai passé un excellent moment livresque. J’ai aimé la façon dont l’auteure tisse la relation entre Christy et Tiger, entre désir et manipulation. La jeune femme va-t-elle finalement finir par apprécier son bourreau qui présente une carapace si épaisse qu’il est difficile de le cerner. Qui est-il? Christy ne sait absolument pas à quel saint se vouer avec lui. Parce qu’il est déroutant, parce que parfois, dans l’obscurité de la nuit, au fond de leur petit lit, il l’apaise, il la câline, il la calme…Syndrome de Stockholm? Là est toute la question et c’est précisément cette question qui nous tient en haleine tout au long du livre. On se demande aussi: et à sa place comment aurions-nous pu réagir, comment survivre à l’impensable ?

J’ai dévoré en 24 heures cette histoire atypique, rudement bien menée, servie par une plume de qualité. Je vous recommande, bien évidemment, de découvrir cette histoire qui vaut vraiment le coup !

 

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