Les Yeux Bleus – Sébastien Didier

Les Yeux Bleus – Sébastien Didier – 02 juillet 2020 – 459 pages – Hugo Thriller

J’avais adoré à l’époque, Je ne t’oublie pas, le premier thriller psychologique de Sébastien Didier. Il revient cette année avec Les Yeux Bleus qui réussit haut la main à me convaincre alors que je commence à saturer des thrillers qui se ressemblent tous.

Le pitch de départ est simple : Anthony perd du regard son petit garçon l’espace d’une seconde dans leur jardin pavillonnaire. Quand il se rend compte que Maxime n’est plus là, c’est la panique. A-t-il été enlevé ? Est-il blessé quelque part ? Qui en voudrait à sa famille, lui qui est vierge de tout reproches ?

On va alors suivre les déboires d’Anthony avec la police mais pas seulement. L’intrigue est bien plus complexe qu’elle n’y paraît. Des points de vue du passé d’un inspecteur vont s’entremêler avec la trame du présent pour que le lecteur ait une vue plus large de cette histoire, qui prend ses racines des années plus tôt, en réalité. Anthony n’est pas n’importe qui : il est le gendre de Claude Cerutti, un homme puissant, respecté, qui a vécu une tragédie lors de sa jeunesse. Tout semble indiquer que la disparition de son petit-fils est lié à une nuit de l’époque, où un massacre a eu lieu.

Je n’en dis pas plus pour spoiler mais Sébastien Didier est un bon conteur : il arrive habilement à faire avancer l’histoire tout en imbriquant des histoires de famille profondes et puissantes. J’ai adoré les Cerutti, et j’ai un coup de cœur à chaque fois pour ses personnages masculins. Forts, mais avec des faiblesses. Forts, mais capable d’amour, de tendresse, de dévouement. J’ai adoré autant Jacques Belleville (le vieil inspecteur), que Claude Cerutti (un homme puissant mais qui a toujours tout fait pour protéger sa famille), Anthony Delcourt (qui fait ce qu’il peut pour retrouver son fils) mais aussi Jo Bouscat, l’homme de main de Claude Cerutti, un homme fidèle, bourré de valeurs et qui n’hésite pas une seconde à tout faire pour retrouver Maxime.

Petite mention aussi au titre, qui pour une fois a un réel sens. D’habitude les thrillers se contentent de noms génériques qui attirent l’attention. Mais ici, il a vraiment son importance. Et si tout était uniquement lié aux yeux bleus ?

J’aime aussi beaucoup sa capacité à mettre une course contre la morte au cœur de ses romans. Le tic-tac incessant du temps qui passe rythme la lecture, les chapitres s’enchaînent sans qu’on ne voit le temps passer. C’est un réel succès pour moi que ce roman. Je n’ai qu’une hâte : lire son prochain.

Inspectrice Livia Lone, Tomes 1 et 2 : Barry Eisler

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*Je remercie Amazon Publishing pour ce SP*

Avant de débuter mon avis, un petit reproche, il aurait été bien de préciser sur la couverture que c’était le tome 2 d’une série. Je l’ai su en cherchant le résumé pour poster ma lecture en cours sur Instagram et c’est un peu chiant, car il a fallu lire le tome 1 avant celui-ci, mais bon, je ne regrette pas, car ce fut un coup de cœur. Je verrai au fur et à mesure, mais à mon avis cet avis va regrouper les tomes 1 et 2.

Quand j’ai débuté le premier tome de Livia Lone, je m’attendais au thriller, on va dire « classique » avec une enquête policière plus ou moins banal, menée par une enquêtrice tout à fait ordinaire et tout le tintouin.

Grossière mais grossière erreur. Ce n’est pas qu’un simple thriller, ni même une enquête policière. Non-non, non ces 2 tomes de « L’inspectrice Livia Lone«  sont des ovnis, c’est beaucoup plus profond que ça. C’est une aventure dans l’horreur, le tome 1 m’a rendu malade tant ce fut effroyable, répugnant et épouvantable. Rien que d’y penser, j’ai encore envie de vomir, frapper et tuer.

C’était HORRIBLE.

Livia Lone n’est pas qu’une simple enquêtrice, c’est une survivante, une vraie force de la nature, une guerrière, une combattante hors pair, une amazone et qui cache un côté sombre qui m’a fait peur plus d’une fois * je ne vous dis pas le nombre de fois où j’ai eu envie de prier pour son âme. * je suis en admiration devant cette femme, qui après tout ce qu’elle a traversé, a eu la force de se relever et de poursuivre le but qu’elle s’est fixée. Retrouver sa sœur dans le tome 1, et par la suite, celle de retrouver toutes les personnes impliquées dans leur enlèvement dans le tome 2.

Des enquêtes et une intrigue policière qui ne vont pas nous laisser indemnes.

Sérieux, j’ai eu l’impression d’avoir laissé une partie de mon âme dans ces 2 romans. Dans le premier tome, nous ferons des allers-retours entre le passé et le présent pour comprendre qui est notre héroïne. D’ailleurs nous serons plus dans le passé que le présent et à force cela peut être un peu relou, car on aimerait aussi avancer dans le présent.

Cependant, c’est un premier tome qui nous sert de base et le passé de Livia est très important pour la suite de l’histoire. Dans le second tome, on sera uniquement dans le présent et nous ferons la rencontre de Dox, un agent très spécial dont Livia fera la connaissance et qui va l’aider à boucler cette enquête qui lui tien tant à cœur.

Dox est un personnage que vous allez adorer découvrir, très doué dans son job de mercenaire, c’est aussi un beau garçon, intelligent et avec beaucoup d’humour. En plus d’aider Livia dans sa recherche des criminelles de son passé, il fera aussi beaucoup de bien à la jeune femme. À son contact, nous allons découvrir une autre Livia, plus souriante, ouverte et qui va se laisser vivre. Des facettes que j’ai aimées voir sur notre héroïne qui mérite enfin d’avoir la paix.

Avec une écriture, fluide, captivante et addictive Barry Eisler nous plonge avec Brio dans un univers et un thème que j’ai trouvé très dur.

Malheureusement, ces 2 livre ne sont pas fait pour tout le monde, surtout le premier tome. Je dirai même que les âmes sensibles doivent s’en éloigner même si elles risquent de passer à côté de vraies pépites. Car malgré l’horreur et mes envies de meurtres, j’ai adoré ces 2 tomes et j’attends la suite avec impatience. Le travail psychologique effectué sur Livia est juste énorme et je ne vous parle même pas du reste.

Vous n’allez pas en sortir indemne, mais c’est un gros kiff.  

Note 5Coup de Coeur

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Le Signal – Maxime Chattan

Résumé WP(3)
Disponible en poche – Sorti le 24 octobre 2018

Je vais pas vous mentir, j’avais désespérément envie de me jeter dans ce roman. Les commentaires, s’ils n’étaient pas toujours élogieux, étaient au moins encourageants. Effrayant, digne d’un bon Stephen King, ne vous laissera pas indifférents. Et c’est ce que je recherche dans la lecture : ne pas rester indifférente. J’ai sauté sur l’occasion à sa sortie en poche, car le bébé fait quand même 1000 pages…
Et je ne vais pas vous mentir, j’ai été très déçue.
Nous suivons donc l’arrivée d’une famille à Mahingan Falls, dans une grande maison qui fait bien flipper mais qui a l’air mignonne sur le papier. Evidemment, dès les premiers jours, des choses étranges surviennent : leur bébé pleure toute la nuit sans raison, leur fils se fait mordre la cheville alors qu’il est en train de jouer dans les cartons et le papa découvre un mystérieux grenier scellé à l’étage, avec des dizaines de journaux intimes sur un homme cherchant dans le passé de la maison…
Bref, tout ça me donnait l’eau à la bouche et quelques frissons je vous l’accorde ! Le vieux voisin débarque chez eux, leur indiquant que tous les anciens propriétaires de cette maison ont fini par mourir dans des circonstances étranges… J’avais presque envie de cocher mon bingo “clichés des films d’horreur” mais c’était bien tourné, plutôt haletant alors j’étais contente.
Sauf que voilà, de roman sympa avec de bonnes pistes à exploiter, j’ai ensuite eu l’impression de revoir toutes les scènes de mes films d’horreur fétiches (oui je suis une grande fane). Les vieux journaux intimes dans le grenier ? Sinister. La scène dans le champ de maïs ? Dans les hautes herbes. La maison hantée ? Amityville. La morsure dans la chambre ? Paranormal Activity. Et c’est cette surenchère de scènes cultes qui m’ont fait décrocher du roman. Je suis d’accord, on ne peut pas toujours réinventer le genre, mais là c’était too much pour moi.

On repassera sur la romance et les sentiments des héros…
Autre point noir : le roman fait 1000 pages. 1000 ! C’est long, très long surtout pour une trame qui n’est pas très étoffée. Pour ainsi dire, il n’y a pas de plotwist. Je m’attendais à une histoire de ouf, car Maxime Chattam a très bien documenté son roman, que ce soit sur les Etats-Unis ou les sorcières de Salem. Il y a une réflexion très intéressante sur la religion… qui n’est pas poussée.
De nombreuses sous-intrigues qui n’ont rien d’horrifiques viennent agrémenter le roman. Certes, nous apprenons à connaître les personnages… jusqu’à la boucherie finale où l’auteur décide purement et simplement de tuer certains personnages qui n’avaient pas terminé leur arc narratif. Je vais être honnête : j’ai survolé la fin du roman. J’avais espoir que le léger fil de romance entre les deux héros me fasse tenir jusqu’au bout mais elle est à peine exploitée… Je pensais que l’histoire rapprocherait les deux parents, au contraire, ça les a presque brisés.
Tout ça pour conclure que j’étais très déçue. La plume n’est pas au rendez-vous, l’histoire non plus, et si le début est extrêmement prometteur, la fin part en cacahuète. C’est la première fois que je suis déçue d’un Maxime Chattam. Pour les personnes qui ne sont toutefois pas calées en roman d’horreur et qui veulent vivre un léger frisson, ça peut être intéressant pour une première découverte.
J’adule Maxime Chattam alors je lui laisserai une nouvelle chance avec son prochain romanUn(e)secte mais si vous voulez sortir des codes et lire une histoire haletante, préférez Que ta volonté soit faite, plus court, dynamique, et donc le plotwist final vous laissera pantelant.
Enfin voilà, si quelqu’un d’autre l’a lu, je serais ravie d’échanger avec lui ou elle, parce que je crois que je suis passée à côté du roman malheureusement…
NOTE 1,5

Les étoiles de David – Kristina Ohlsson

Me voilà de retour pour une chronique de Kristina Ohlsson. Agréablement surprise par le tome 3 « Les Anges Gardiens » reçut en service presse, je me suis penchée sur le tome 5, « les Etoiles de David » (oui, toujours pas dans le bon ordre). Et punaise ! J’aimerais être vulgaire tellement j’ai été subjuguée par ce roman-là. Alors bien évidemment, il a des défauts, mais j’ai été totalement emportée.

Nous suivons donc à nouveau une enquête d’Alex et Fredrika. Une institutrice est abattue et deux petits enfants ont disparu. Ce que j’aime tout particulièrement c’est l’alternance des points de vue : nous allons suivre de nombreux protagonistes qui nous donneront tous un angle de vue différent sur le roman… et qui ne laissent passer aucun indice à mon grand regret haha !

C’est difficile de parler d’un thriller sans en dévoiler les ficelles, mais l’auteure va réaliser un tour de force extraordinaire en emmêlant différents fils de la trame, enchevêtrant les chapitres pour nous donner la solution qu’à la toute dernière page.

Pour ce qui est de l’enquête en elle-même, ce n’est pas la plus incroyable. Ça reste un policier assez commun, mais le décor de la Suède, juxtaposé aux indices semés au compte-goutte par l’auteur m’a vraiment séduit.

Je suis toujours amoureuse des petites touches de personnalité qu’elle donne aux enquêteurs : même si ce ne sont pas les personnages principaux du roman dans le sens où nous ne connaissons pas grand-chose de leur vie, chaque introspection est toujours bien dosée, juste, et très à propos.

On pourrait croire que le thriller est froid et que les personnages sont peu attachants mais elle m’a presque émue aux larmes sur la fin.

Ce qui est étrange avec Kristina, c’est que je ne la lis pas spécialement pour l’enquête en elle-même, qui reste dans les codes des thrillers normaux, mais pour ses personnages, extrêmement humains, et sa manière de jouer avec nous sur la forme de son roman – certains chapitres n’ont pas de titre de personnage et il faut arriver à deviner de qui elle parle… et à chaque fois, c’est à côté !

Ce livre vous plaira si vous aimez les écritures sobres et assez « froides », les histoires bien documentées, les retournements de situation qui vous font vriller le cerveau… et si vous acceptez d’être mené par le bout du nez par un auteur qui sait exactement comment ne pas ménager son lecteur.

Vous pouvez retrouver le roman sous format ebook ou à petit prix en format poche en cliquant !

A la folie – Cindy Lia

A la Folie de Cindy Lia, publié chez les Plumes du Web, en mai 2017

C’est le premier romantic suspense que je lis et j’ai été subjuguée ! J’aime bien la romance mais j’aime encore plus le thriller et je trouve que l’auteure a réussi un tour de force en combinant les deux presque à la perfection.

Alicia rejoint l’équipe médicale d’un centre hospitalier, où elle va faire la rencontre d’un des patients, Julian, qui a l’air extrêmement violent. Dès le premier jour, elle se fait agresser sur le parking !

Toutefois, à mesure que les chapitres vont défiler, on va se demander ce que cache réellement ce tempérament de feu. Est-ce qu’il est ce qu’il paraît être ? Est-ce qu’il est fou ? Sommes-nous en train de tomber amoureuse d’un homme fondamentalement dangereux ? Doit-on se méfier des apparences ?

C’est ce que j’ai particulièrement aimé dans cette lecture : le suspense. Tout est sujet à nous poser question, j’ai attendu des retournements de situation toutes les deux minutes.

Alors ne vous inquiétez pas, ce n’est pas non plus un réel thriller, la romance a une jolie part dans le texte, à tel point que je me suis beaucoup accrochée à Julian, et au tandem qu’il forme avec Alicia. En plus de vouloir comprendre ce qui se trame dans ce fichu hôpital, j ‘avais aussi envie de les voir ensemble.

Le duo fonctionne très bien.

Pour ce qui est de la plume de l’auteure, je l’ai trouvée fluide, et qui sert bien l’histoire. J’aurais peut-être aimé un peu plus de fantasy à ce niveau-là, ce qui m’a empêché d’avoir un réel coup de cœur, mais c’est juste parce que j’aime les plumes marquées et toute en métaphores.

J’ai trouvé les moments un peu angoissants bien tournés. Les nuits que passe Alicia dans l’hôpital foutent bien les chocottes et je n’aurais pas aimé être à sa place !

Même si les personnages secondaires ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, j’ai beaucoup aimé les autres patients de l’hôpital, l’entourage d’Alicia, et, à l’inverse de certains thrillers qui aiment jouer avec nos nerfs, j’ai eu des réponses à toutes mes questions une fois le mot « fin » posé.

En conclusion, vous aimerez A La Folie si : vous aimez le suspense, les romans d’amour, les apparences et les couples qui ne se forment pas dès les premières pages.

Pour vous plonger dans l’univers en ebook ou en broché, suivez les images !

#Murder, Tome 1 – Gretchen McNeil

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Avis de Jess

Octobre & Novembre étaient placé sous le signe « Horrifique » et « Thriller » chez Page Turners. N’étant pas une très grande fan du genre, je me suis laissée toute de même tenter par ce roman-là.

Intriguée par le résumé, qui est assez dingue, j’avais hâte de recevoir le livre pour m’y plonger. Il faut dire que les détails du résumé ont de quoi nous faire froid dans le dos !

Une histoire qui peut paraître rocambolesque mais alors que les réseaux sociaux, que les Tvréalité et ses « peoples » prennent de l’ampleur, nous ne pouvons que nous poser cette question : « Et si.. ? »

Et si, un jour une star de la TVréalité devenait Président ? Et si une TVréalité voyait le jour au cœur des prisons, mettant en scène les exécutions des détenus pour toujours faire plus de buzz.. Plus d’argent..

C‘est ainsi que l’auteure déroule son histoire et nous livre le récit de #Murder. Elle nous plonge au cœur de cette prison 2.0, suivant Dee, une jeune lycéenne, tout juste arrivée sur cette île. A travers elle, nous découvrons l’envers du décors, la façon dont les détenus doivent sauver leurs vies et comment leurs exécutions sont mises en scène.

Au fil de la lecture, nombres de questions nous passent par la tête, nous tenant en haleine. Les pages se tournent assez rapidement, les chapitres sont rythmés et nous arrivons sans nous rendre compte à la dernière page. Et quand nous pensons que tout est bien qui fini bien.. L’auteure nous laisse en suspens avec sa dernière phrase et nous fait comprendre que, peut-être, le jeu n’est pas encore terminé !

J‘ai trouvé le concept de l’histoire vraiment originale et tellement dingue ! J’ai adoré ma lecture, j’étais à fond dedans malgré certains passages et détails tirés par les cheveux. Je me suis sentie autant spectatrice, avec les « Tweet » et les post sur le forum des internautes, que détenue grâce aux émotions et l’histoire de Dee. Pour moi, un tome se suffisait mais avec cette fin j’ai maintenant hâte de voir ce que l’auteure nous réserve.

Je remercie Page Turners pour ce Service de Presse

Vous pouvez retrouver ce roman sur Amazon en cliquant sur la couverture du format qui vous convient :

#murder broch#mruder nul

Machine de guerre – Paolo Bacigalupi

Machine de Guerre, Paolo Bacigalupi, J’ai Lu Poche, 409 pages, octobre 2019

Quand j’ai pris ce roman, je faisais une overdose de SF. Je n’ai pas attaqué la lecture très optimiste, en pensant que je ne ferais que survoler l’histoire, parce que je n’étais pas dans l’humeur… et punaise, comme je me trompais ! Machine de Guerre est un roman coup de poing, de ceux qu’on lit rarement, et qui ouvrent toutes les écoutilles en nous quand on tombe dessus. J’ai été subjuguée par la plume, la trame, et surtout, la force tranquille de cette fiction : ses personnages. Voilà des semaines que je n’avais pas réussi à plonger dans un roman de science-fiction sans m’ennuyer, et je suis tombée sur un réel page turner. Je l’ai littéralement dévoré, sans concession, dans les transports, à table, pendant les publicités à la télévision… Machine de Guerre est une révélation, et même s’il n’est pas révolutionnaire dans sa construction ou sa thématique, il m’a vraiment transportée.

Il est aussi très difficile à résumer !

Nous suivons donc les aventures de Tool, un homme mi-loup qui a été créé par le général Caroa pour suivre ses ordres. Un genre d’arme invincible, un mélange entre l’homme et des gênes de nombreux animaux différents. Il a été entraîné pour tuer, et pour suivre les ordres. Obéir. Voilà ce qu’il a fait toute sa vie.

Jusqu’à ce que quelque chose cède en lui.

Jusqu’à ce que ses « dieux » l’abandonnent, et qu’il comprenne le réel sens du mot liberté. Tool, l’homme loup trouve alors une nouvelle meute, non pas faite d’obligations mais faite d’amour, de volonté, de réels sentiments avec Mahlia, une jeune femme au caractère bien trempé, Ocho, un homme soldat au courage sans faille, et d’autres enfants soldats qui ont été arrachés à leur vie de pauvreté. Tool comprend alors qu’il n’est fait que pour une chose : se défaire de cette relation de violence qu’il entretient avec Caroa, ce « dieu » qu’il ne veut plus servir.

Le roman commence sur le Général qui réalise que son arme est en train de se retourner contre lui et qui tente de l’abattre, sans succès. Mais il emporte avec lui la majorité de la meute de Tool, qui comprend qu’on ne le laissera jamais tranquille.

Ses dieux qui le guettent du ciel ont fait pleuvoir le feu sur lui, et il ne veut plus jamais revivre ça. Il va alors se mettre en route pour chevaucher le ciel, trouver des faux dieux qui se cachent dans des dirigeables en abattant lâchement des missiles sur lui.

Machine de Guerre est un enchaînement de scènes d’action toutes plus réalistes les unes que les autres et à aucun moment répétitives.

On va suivre ce petit groupe qui va tenter d’aider Tool, cet homme au courage sans borne et au physique repoussant, à mener sa mission à bien. Le tour de force de l’auteur réside dans la création d’un personnage, Jones, aux ordres du général Caroa, qui va essayer de tuer Tool par tous les moyens mais pour qui on a beaucoup d’empathie. La jeune femme suit les ordres parce qu’elle ne peut se permettre d’être rétrogradée. Un autre genre de combat va alors se jouer dans son esprit ; faire ce qui lui semble juste, ou suivre les yeux fermés un homme en qui elle n’a pas confiance.

Sous ses abords de SF ‘hard’, Machine de Guerre traite de sujets vraiment intéressants : la religion, la croyance, l’obéissance, l’amour, l’amitié, la mort.

Le roman se lit d’une traite, en apnée constante, car Tool va juste entamer une course contre la montre pour faire valoir ses idéaux.

Je m’attendais à une trame plutôt convenue, jusqu’à ce qu’un plotwist final vienne tout remettre en question. Quelles étaient les réelles intentions de Tool ? Est-ce qu’il était bon, tout ce temps, est-ce qu’il était libre, tout ce temps ?

Je ne vais pas m’avancer plus afin de ne pas vous spoiler, mais n’hésitez pas une seconde. Ce roman m’a emporté… il est fait pour vous si vous aimez : la science-fiction un peu plus prononcée, les amitiés éternelles, les scènes d’action à couper le souffle.

Merci à J’ai Lu Poche pour ce superbe SP ! ♥

Vous pouvez retrouver à petit prix en poche le roman, ou en ebook en cliquant ci-dessous !

Juste un regard – Harlan Coben

Harlan Coben, Juste un regard, Editions Pocket 2006

C’est la première fois que je me lançais dans un Harlan Coben. J’étais au relay avant de partir en vacances, j’ai cherché rapidement sur Babelio le meilleur titre qu’ils avaient en stock. C’est tombé sur « Juste un regard » et bon sang… j’ai adoré l’expérience !

Je n’étais pas forcément convaincue par le pitch : Grace va faire développer des photographies et, dans le paquet, s’est glissé une photo un peu étrange… Son mari est là, avec des gens qu’elle ne connaît, et la plupart d’entre eux ont une croix sur le visage. Comme s’ils avaient été pris pour cible… Lorsqu’elle veut le confronter, son mari claque la porte, et s’en va.

Pour ne pas revenir.

Grace doit alors faire face à cette disparition mais elle ne restera pas les bras croisés. Son mari lui cache quelque chose, et elle va vouloir découvrir à tout prix quoi.

Ce que j’ai beaucoup aimé, et c’est un léger spoil mais qui pour moi est nécessaire à aborder, c’est le fait que Grace sait des choses qu’elle ne nous livre pas. L’auteur réussit le pari fou de nous embarquer dans une histoire du point de vue de cette femme aux innombrables secrets. Et si c’était elle qui avait plus à perdre dans toute cette histoire ?

J’adore les thrillers psychologiques qui prennent place dans un couple. C’est une manière pour l’auteur de nous immerger dans une romance un peu particulière, mêlant suspense, et remise en question du lecteur à tout instant. Que ferais-je, moi, si mon mari venait à me fuir de cette manière à cause de la photographie ?

De nombreuses questions se posent au fil de la lecture : qui est Grace ? Qui est son mari ? Qui a mis cette photographie dans l’enveloppe ? Sa meilleure amie, la seule à qui elle pensait pouvoir se fier ? La sœur de son mari, qui n’a jamais voulu la rencontrer ? Ou son mentor, un homme riche et puissant, qui a toujours tout fait pour la protéger depuis qu’elle est jeune femme ?

Petit trigger warning pour les personnes qui pourraient être sensibles : le livre évoque un attentat. Chacun sa sensibilité, je sais que beaucoup de lecteurs sont parfois touchés plus que d’autres quand on parle de ces sujets-là. Certains chapitres sont un peu glauques, tirant sur le gore, mais ça reste assez sobre malgré tout. Le roman alterne de nombreux points de vue, qui insufflent un dynamisme bien venu à la lecture.

Ce roman est fait pour vous si vous aimez : les thrillers psychologiques, les livres liés par l’action, les plotwists auxquels on ne s’attend pas et qu’on ne peut pas deviner… et les séries ensuite adaptées de roman !

Car j’ai vu en cherchant les images pour cette chronique qu’une série allait voir le jour sur TF1 ! Ne passez pas à côté de cette découverte avant de voir son adaptation.

Si vous voulez découvrir ce roman, il est disponible en version ebook ou poche… il suffit de cliquer !

Les Anges Gardiens – Kristina Ohlsson

Les Anges Gardiens de Kristina Ohlsson, publié aux Editions J’ai Lu, 539 pages, 2 juillet 2014

Comme d’habitude, je me suis fait avoir par le SP, c’était un troisième tome… mais comme pour la plupart des thrillers, ça n’a pas eu grande incidence : l’auteure a réussi le tour de force de me faire plonger dans son univers alors que je ne connaissais pas du tout les personnages. Je vous conseillerais donc de commencer par le premier tome… ou bien par celui-ci, qui est une tuerie !

Alors, de quoi ça parle… c’est toujours délicat d’expliquer ce genre de trame sans trop en dévoiler. Nous suivons l’histoire d’un capitaine de police, qui vient de perdre sa femme, et qui est appelé à la morgue pour un corps retrouvé dans les bois. Face au bout de femme encore intact, Alex n’a aucun doute. Il s’agit de Rebecca, une jeune femme qui a disparu des années plus tôt, et dont il était en charge de l’enquête. L’une de ses meilleures enquêtrices, Frederika, revient de congé maternité et décide de repasser l’enquête au peigne fin pour voir si quelque chose ne leur a pas échappé. Jusqu’à ce qu’elle tombe sur une preuve qui incrimine son mari… et qu’elle va décider de cacher.

J’ai adoré le récit à plusieurs voix.

En effet, il y a un flashback au début du roman mais nous ne savons pas de qui il vient, ensuite nous avons la trame « normale » avec l’enquête, et chaque chapitre est entrecoupé de passages du « futur », car quelqu’un de la brigade a merdé et a tué un des témoins pendant l’enquête. On cherche alors plus choses en parallèle : à qui appartient le flashback au début ? Qui a tué Rebecca ? Qui a tué le témoin, et quel témoin ? Frederika va-t-elle continuer à protéger son mari ? Est-il coupable ?

L’enquête est incroyablement bien menée.

De nombreux fils s’entremêlent : en effet, Rebecca serait proche d’un magnat de l’immobilier… qui aurait fait partie d’un groupe appréciant la littérature et les… snuff movies ? Mais ces snuff movies étaient-ils mis en scène ou étaient-ils réels ? Une fois le cadavre de Rebecca déterré, c’est un deuxième qui fait son apparition, puis un troisième… et on déterre alors un caveau. Qui est responsable de tous ces morts ? Une seule et unique personne ?

Les personnages de l’auteure sont vraiment très bien développés.

Je me suis prise d’affection pour chacun d’entre eux, avec leurs défauts et leurs qualités. En tant que grande romantique je n’a pu que succomber à l’amour d’Alex pour sa femme défunte.

J’ai trouvé sa plume aiguisée, sa trame époustouflante. Seul petit bémol : une légère déception sur la fin, que j’aurais aimé plus tordue au vu de la trame servie durant tout le roman.

J’ai surtout adoré car à chaque chapitre on change de coupable. « Non, c’est lui ! Non, lui ! » Et pourtant, tout reste absolument cohérent. Je dois même avouer qu’après avoir terminé le roman j’ai encore eu quelques nœuds au cerveau et j’adore les romans qui me challengent.

En bref, une superbe découverte.

Je réitérerai avec cette auteure, qui a vraiment un chouette coup de plume pour le thriller. Je n’ai pas réussi à lâcher le roman !

 

Merci aux Editions J’ai Lu pour ce service presse ! ♥

    

 

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