Interview d’Amalia Anastasio – Boxap 13-07

Aujourd’hui c’est un post un peu particulier. ♥ Après avoir lu Boxap 13-07, écrit par Amalia Anastasio chez Scrineo Editions, j’ai eu envie de lui poser quelques questions… surtout en découvrant qu’Amalia n’était qu’un nom de plume, cachant un couple d’auteurs ! 

Je suis donc partie à la découverte de ce tandem qui a écrit avec passion leur premier roman de science-fiction… car non seulement écrire un quatre mains, c’est une prouesse, mais quand on est en couple, c’est la porte ouverte à toutes les disputes !

Surtout que Boxap est un monde totalement inventé de science-fiction, avec beaucoup de néologismes et de nouvelles technologies, ce qui n’a pas dû être simple à inventer, contrairement à une histoire qui se serait déroulée dans notre monde contemporain…

Ils ont été adorables et ont accepté de répondre à mes questions, que je vous livre ici…

Comment avez-vous trouvé autant d’inspiration à propos du vocabulaire utilisé ? Les mots sont peu communs et très bien trouvés !

Céline : Je suis traductrice technique depuis de nombreuses années et j’ai traduit bon nombre de logiciels et d’ouvrages sur les logiciels. C’est donc un domaine que je connais. C’est peut-être ça qui m’a permis d’inventer facilement de nouveaux mots et de rédiger un glossaire. Nous nous sommes aussi beaucoup inspiré de ce qui existe déjà dans la technosphère et avons joué avec.

Alain : J’adore les néologismes et j’en invente dans ma vie de tous les jours (mais tous les jours, n’est-ce pas!). De fait, pour moi, transformer « S.D.F. » en « esdef » me paraît logique. J’avoue avoir adoré ceux de Céline, comme par exemple MugXXL et d’autres dont elle a le secret.

 

Comment s’est déroulée l’écriture du quatre mains ? N’est-ce pas compliqué d’écrire avec quelqu’un d’aussi proche de vous ? Vous êtes vous disputé pour certaines choses ? 

Céline : Disputés, non, même si parfois l’ambiance était un peu tendue, parce que chacun défendait sa version et ne voulait pas lâcher le morceau… 😉 En fait, on n’habite pas ensemble, et le plus gros du travail s’est fait à distance. Hormis toutes les conversations que nous avons eues en amont, bien sûr, et on peut dire que nous en avons longuement parlé ! Ensuite, Alain écrivait la trame, m’envoyait par mail sa production du jour, je la lisais, je faisais mes commentaires, on en discutait, puis j’écrivais tout ce qui manquait dans ce premier texte. Et ainsi de suite, chaque jour jusqu’à la fin. Ensuite, nous l’avons lu et relu maintes fois et à chaque fois, le texte a changé.

Alain : Oui, parfois l’ambiance était tendue et il faut savoir lâcher prise, se dire que même si l’on pense avoir raison, il se peut qu’on se trompe. C’est dur, pour moi, mais j’ai bien avancé dans ma vie grâce à Céline et à notre bouquin. Je pense que ce livre est vraiment un mélange de nous deux et que nous ne pourrons (peut-être) pas écrire dans ce même style chacun de notre côté. Et j’aime penser ça.

 

Si c’était à refaire, que changeriez-vous ?

Céline : Rien ! Je trouve qu’on a trouvé la bonne façon de procéder. J’ai un très bon souvenir de cette période. Un peu comme si on était parti en voyage sur un autre continent, où il y a tout à découvrir.

Alain : Pareil. Nous sommes partis visiter un monde que nous inventions au fur et à mesure de notre promenade. Et chaque fois, l’un de nous attirait l’attention de l’autre sur la nouvelle merveille qu’il venait de découvrir. Magique, non ?

 

Quelle serait votre plus belle réussite avec ce roman ? 

 

Céline : Pour moi, le fait d’être éditée est déjà énorme ! Et je suis très heureuse d’avoir les retours des lecteurs, pour l’instant plutôt positifs et ça fait chaud au cœur. J’aimerais qu’un maximum de gens de toutes catégories et de tous âges le lisent parce que je pense que son message est universel, ça concerne tous les humains.

Alain : Cela va paraître prétentieux, voire orgueilleux, mais la plus belle chose qui pourrait m’arriver c’est de croiser quelqu’un dans le métro, ou dans un lieu public, qui soit en train de lire Boxap 13-07 et qui semble heureux de sa lecture. Si en plus Céline est à côté de moi, je crois que ça serait là la plus belle réussite.

Bon, et s’il est adapté au cinéma, bien sûr, je ne pleurerais pas, n’est-ce pas ?

 

Comment avez-vous trouvé votre fin ? Était-elle présente dès le début de l’écriture ?

 

Céline : Non, elle n’était pas présente dès le début. Nous nous sommes arrêtés là parce qu’il fallait bien s’arrêter… si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais bien écrit 300 pages de plus ! Il y a tellement de choses à raconter. Mais qui sait, si Boxap 13-07 a un ééééénorme succès, il y aura peut-être une suite

Alain : Tout à fait en accord avec Céline ! On a encore bien des choses à dire !

Voilà pour cette petite interview. ♥ J’ai été ravie d’échanger autour d’un livre, encore plus une science-fiction française, ça change des auteurs américains. Je vous conseille de découvrir les parutions de Scrinéo qui sont toujours bien écrites, avec des pitch très novateurs et qui essayent de casser les conventions.

Bonne lecture à tout le monde 🙂

Machine de guerre – Paolo Bacigalupi

Machine de Guerre, Paolo Bacigalupi, J’ai Lu Poche, 409 pages, octobre 2019

Quand j’ai pris ce roman, je faisais une overdose de SF. Je n’ai pas attaqué la lecture très optimiste, en pensant que je ne ferais que survoler l’histoire, parce que je n’étais pas dans l’humeur… et punaise, comme je me trompais ! Machine de Guerre est un roman coup de poing, de ceux qu’on lit rarement, et qui ouvrent toutes les écoutilles en nous quand on tombe dessus. J’ai été subjuguée par la plume, la trame, et surtout, la force tranquille de cette fiction : ses personnages. Voilà des semaines que je n’avais pas réussi à plonger dans un roman de science-fiction sans m’ennuyer, et je suis tombée sur un réel page turner. Je l’ai littéralement dévoré, sans concession, dans les transports, à table, pendant les publicités à la télévision… Machine de Guerre est une révélation, et même s’il n’est pas révolutionnaire dans sa construction ou sa thématique, il m’a vraiment transportée.

Il est aussi très difficile à résumer !

Nous suivons donc les aventures de Tool, un homme mi-loup qui a été créé par le général Caroa pour suivre ses ordres. Un genre d’arme invincible, un mélange entre l’homme et des gênes de nombreux animaux différents. Il a été entraîné pour tuer, et pour suivre les ordres. Obéir. Voilà ce qu’il a fait toute sa vie.

Jusqu’à ce que quelque chose cède en lui.

Jusqu’à ce que ses « dieux » l’abandonnent, et qu’il comprenne le réel sens du mot liberté. Tool, l’homme loup trouve alors une nouvelle meute, non pas faite d’obligations mais faite d’amour, de volonté, de réels sentiments avec Mahlia, une jeune femme au caractère bien trempé, Ocho, un homme soldat au courage sans faille, et d’autres enfants soldats qui ont été arrachés à leur vie de pauvreté. Tool comprend alors qu’il n’est fait que pour une chose : se défaire de cette relation de violence qu’il entretient avec Caroa, ce « dieu » qu’il ne veut plus servir.

Le roman commence sur le Général qui réalise que son arme est en train de se retourner contre lui et qui tente de l’abattre, sans succès. Mais il emporte avec lui la majorité de la meute de Tool, qui comprend qu’on ne le laissera jamais tranquille.

Ses dieux qui le guettent du ciel ont fait pleuvoir le feu sur lui, et il ne veut plus jamais revivre ça. Il va alors se mettre en route pour chevaucher le ciel, trouver des faux dieux qui se cachent dans des dirigeables en abattant lâchement des missiles sur lui.

Machine de Guerre est un enchaînement de scènes d’action toutes plus réalistes les unes que les autres et à aucun moment répétitives.

On va suivre ce petit groupe qui va tenter d’aider Tool, cet homme au courage sans borne et au physique repoussant, à mener sa mission à bien. Le tour de force de l’auteur réside dans la création d’un personnage, Jones, aux ordres du général Caroa, qui va essayer de tuer Tool par tous les moyens mais pour qui on a beaucoup d’empathie. La jeune femme suit les ordres parce qu’elle ne peut se permettre d’être rétrogradée. Un autre genre de combat va alors se jouer dans son esprit ; faire ce qui lui semble juste, ou suivre les yeux fermés un homme en qui elle n’a pas confiance.

Sous ses abords de SF ‘hard’, Machine de Guerre traite de sujets vraiment intéressants : la religion, la croyance, l’obéissance, l’amour, l’amitié, la mort.

Le roman se lit d’une traite, en apnée constante, car Tool va juste entamer une course contre la montre pour faire valoir ses idéaux.

Je m’attendais à une trame plutôt convenue, jusqu’à ce qu’un plotwist final vienne tout remettre en question. Quelles étaient les réelles intentions de Tool ? Est-ce qu’il était bon, tout ce temps, est-ce qu’il était libre, tout ce temps ?

Je ne vais pas m’avancer plus afin de ne pas vous spoiler, mais n’hésitez pas une seconde. Ce roman m’a emporté… il est fait pour vous si vous aimez : la science-fiction un peu plus prononcée, les amitiés éternelles, les scènes d’action à couper le souffle.

Merci à J’ai Lu Poche pour ce superbe SP ! ♥

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Danses aériennes – Nancy Kress

Danses aériennes, Nancy Kress, Septembre 2017, J’ai Lu Poche

Le résumé est un court passage d’une des nouvelles. Ça ne dit pas grand-chose sur le contenu du recueil en lui-même… mais même après l’avoir terminé, je dois avouer que je ne saurais pas comment le résumer non plus.

Ce qui m’a vraiment marquée à la lecture, c’est d’abord la qualité de la plume de Nancy Kress. Belle, fluide, vraiment parfaite pour de la Science-Fiction. Je n’ai rien à redire à ce niveau-là : le vocabulaire est top, les formules percutantes, les titres des nouvelles sont vraiment bien choisis et pique notre curiosité…

Mais alors est-ce que j’ai aimé ma lecture ?

De prime abord, oui. J’ai passé un très bon moment au fil de ces nouvelles disparates. Ça va parler de sport, d’étoiles, d’amitié, de philosophie aussi. Un point vraiment agréable est justement cette capacité à écrire sur de nombreux sujets pour éviter la redondance, parfois le piège des recueils.

Le seul petit bémol et qui m’a un peu coupée dans ma lecture, mais ça c’est propre à mon passé avec les nouvelles… j’ai beaucoup de mal quand il n’y a pas de chute. Les fins ouvertes ne me posent pas de problème mais j’aime quand on me donne du grain à moudre, à réfléchir, que je m’arrête une seconde sur la dernière page et que je ne puisse pas enchaîner directement sur la suite.

Voilà mon souci : je n’ai pas été soufflée. Certaines nouvelles m’ont plus emportées que d’autres (petite mention pour « Le bien commun »), d’autres m’ont laissée de marbre, mais aucune ne m’a vraiment transportée dans une danse aérienne. Je les ai aussi peut-être trouvées un peu trop contemplatives.

Après ça reste de la très bonne science-fiction, de bonne qualité, bien écrite, bien documentée, et ça suit un peu les traces de ce qu’on peut lire actuellement dans le domaine.

Vous aimez la science-fiction et les nouvelles ? Ce recueil est donc fait pour vous !

Merci à J’ai Lu Poche pour ce SP de qualité ♥

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Boxap 13-07 – Amalia Anastasio

Editions Scrineo, Septembre 2019, 368 pages, Format Numérique et Broché

Le roman commence sur Aïleen et son emploi « virtuel ». Je ne veux pas trop en dire sur la trame ni sur l’univers en soi, car c’est toujours ce qui est très intéressant dans un roman : la découverte du milieu dans lequel l’auteur veut nous plonger. Néanmoins, je dois souligner le bel imaginaire de l’auteure. Il y a un glossaire en fin de roman pour comprendre tous ces « mots-valises » qu’elle a inventés, mais sérieusement, je n’en ai pas eu besoin une seconde.

Un peu à la manière du novlangue dans 1984, tous les néologismes se comprennent très bien et surtout, sont divinement bien trouvés.

Je pense que la force du roman réside dans cet effort d’invention, qui nous plonge au plus prêt de cette société dont l’auteure veut nous parler.

La plume est légère, ciselée, avec de nombreux dialogues pour aérer… et justement, je trouve le roman extrêmement aérien. Moi qui pensais tomber dans une dystopie très sombre et immorale… On reste sur un roman au ton léger, qui plaira à ceux qui ne sont pas de grands férus de dystopies morbides. C’est moins mon genre, mais j’ai malgré tout apprécié ce roman, qui, je pense, s’adresse plus aux néophytes du genre ou à ceux qui aiment vraiment le young adult.

J’ai trouvé que ça manquait légèrement de tension et peut-être d’action…

 pour néanmoins nous plonger dans une critique de notre société qui n’est pas lourde à analyse ni digérer. Je trouve le timing de sortie du roman très bon : on est sur la fin de l’été, les plages nous manquent déjà mais nous n’avons pas encore envie de nous heurter aux romans sombres de l’hiver… Une découverte SF à dévorer en automne, donc.

Je n’ai pas forcément accroché au personnage principal, que je trouve un peu trop « lisse » mais c’est un choix qui se défend : nous pouvons aisément nous mettre à sa place. En réalité, elle n’a pas pour vocation à être une voix forte avec un caractère bien trempé – ou en tout cas c’est mon analyse. Un peu comme Aïleen utilise un avatar pour vivre, nous vivons au travers du personnage… et j’ai beaucoup aimé ce sentiment de mise en abîme créé par le roman.

En conclusion, un bon moment passé en compagnie de tous ces avatars 😉

Un grand merci aux éditions Scrineo pour ce service presse de qualité. ♥

Vous pouvez retrouver ce roman sous format kindle ou à petit prix en format poche en cliquant sur l’une des images ci-dessous :

Six mois, trois jours — Charlie Jane Anders

Dans ce recueil de nouvelles, il y en a cinq. Cinq totalement différentes.

Je n’ai mis que le résumé de celle qui m’a le plus marquée et surtout c’est celle qui parle le plus d’amour.

Je ne sais pas trop comment chroniquer le recueil de Charlie Jane Anders. Je sais juste une chose : elle écrit très bien et elle est barrée. Ce recueil, en plus d’avoir une superbe couverture, est vraiment à la destination de fans de science-fiction et de tous ses sous-genres. Je ne suis pas certaine d’avoir compris la moralité que voulait nous faire passer l’auteure à chacune de ses nouvelles, mais ce côté un peu « curieux » et un peu « incompréhensible » m’a aussi fait plaisir. C’est comme un roman d’Alain Damasio : on sort de là sans vraiment avoir tout compris mais en ayant apprécié le chemin malgré tout.

Ce n’est pas un immense coup de cœur mais une belle découverte.

Je suis très curieuse de lire les autres romans de cette auteure, qui a vraiment une très jolie plume et des personnages bien construits.

L’auteure passe des infinités de possible, aux aliens, aux conséquences d’un désastre climatique… j’aime la facilité avec laquelle elle navigue dans les sous-genres de la science-fiction. De plus, les nouvelles sont assez courtes et se lisent relativement rapidement.

Donc voilà : un univers très SF intéressant, une écriture fluide, mais une impression parfois d’être perdue ou de ne pas saisir le message sous-jacent.

Vous pouvez retrouver ce recueil au format poche et au format numérique en cliquant ici :

Generation One — Pittacus Lore

Generation One, Pittacus Lore, J’ai lu Poche, 370 pages, format numérique et broché

Generation One de Pittacus Lore est un spin-off de la série Numéro Quatre. Evidemment, je n’avais pas lu cette série avant de me lancer dedans, mais ça ne m’a pas dérangé plus que ça… J’aime être prise au dépourvu par mes lectures.

Nous plongeons donc dans une histoire somme toute banale mais qui fonctionne bien : de jeunes adolescents se mettent à développer des pouvoirs magiques, des « Dons » qui ne sont pas bien vus par tout le monde. Le gouvernement, conscient de la dangerosité mais aussi du pouvoir hors du commun que représentent ces jeunes, met en place une Académie pour qu’ils apprennent à utiliser ces pouvoirs… et pour en faire des armes, ensuite, bien sûr.

Nous suivons donc les aventures d’un petit groupe d’ados, qui ne sont pas amis au début mais qui ne vont pas tarder à le devenir, bien sûr…

Ils sont six, six adolescents tous différents, et aux Dons particuliers.

Ce que j’aime tout particulièrement dans ce genre de romans, c’est découvrir les dons des personnages… donc je ne spoilerai pas ici, je vous laisserai découvrir tout ça en lisant le roman. Car c’est un putain de bon roman ! J’ai eu un peu de mal à me mettre dedans au début : il faut arriver à s’attacher à six personnages différents, avec chacun un chapitre, qui sont aussi déboussolés que nous… mais une fois que la trame se met en place, bon sang, j’ai dévoré le livre ! Il n’y a rien de très original dans ce livre, mais ça fonctionne bien, c’est comme ça. Les personnages sont fouillés et intéressants, tous ont le potentiel pour vous toucher. Bien sûr, une « Fondation » ennemie va se mettre en branle. Il faut bien des antagonistes n’est-ce pas ? Mais malgré moi, je me suis attachée à ces méchants « présumés »… tant et si bien qu’on ne sait plus qui est vraiment le méchant, en fin de compte.

Il y a une légère touche d’amour, aussi, car deux jeunes garçons tombent amoureux de l’une d’entre elles. J’ai aimé cette romance naissante, même si elle n’était pas assez développée à mon goût : mais il faut en garder sous le pied pour le prochain roman, que j’attends avec hâte ! En effet, on nous laisse sur un beau cliffhanger… En gros, on lit un roman à la X-Men, et ça fait du bien ! Suspense, action, science-fiction, young adult… un cocktail explosif pour me plaire.

Generation One est un roman qui se lit vite et bien, rondement mené et avec des personnages très attachants.

Merci beaucoup aux Editions J’ai Lu Poche de m’avoir permis de découvrir cet univers, car je n’étais pas du tout familière avec celui de Numéro Quatre !

 

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Mers mortes — Aurélie Wellenstein

Mers mortes, Aurélie Wellenstein, Editions Scrineo, format numérique et broché, mars 2019

Je vais être honnête, c’est d’abord la cover qui m’a fait aimer ce livre. Elle est tellement belle ! Ensuite est venu le résumé, et je suis tombée en amour pour le pitch du roman. J’aime quand c’est engagé, quand l’auteur défend une cause qui lui tient à cœur… et puis il y a eu le nom de l’auteure pour achever de me convaincre. J’ai plongé dans les Mers mortes d’Aurélie Wellenstein avec plaisir, et j’ai savouré chacun de ses mots.

Vous allez plonger dans un univers très particulier et… peu commun ! Un monde où les hommes ont épuisé les mers, ont tué les animaux, et se sont eux-mêmes condamnés. Nous suivons l’histoire d’Oural, un jeune homme ayant développé des dons mystiques suite à l’effondrement de la société. Lui seul est capable de repousser les attaques incessantes des fantômes de poissons, venus hanter les humains pour les horreurs qu’ils leur ont fait subir.

Je ne veux pas trop en dire pour ne pas vous spoiler. L’ambiance de ce roman est assez poisseuse, sombre et glauque et c’est là une de ses plus grandes forces.

Nous avons l’impression d’être dans ces mers mortes, enfermés dans le courant des vagues qui refuse de nous lâcher.

Un autre point fort de ce roman sont les personnages. Je les trouve vraiment attachants, hauts en couleurs, enfin, surtout les deux personnages principaux : Oural et Bengale. Deux autres protagonistes féminins ont aussi un intérêt, ajoutant un peu de douceur à la tonalité du récit. Certes les personnages secondaires sont clairement en retrait mais j’ai beaucoup aimé les joutes verbales entre les deux protagonistes principaux. Pour une fois, qu’il s’agisse de deux hommes (d’habitude on est plutôt sur un duo de sexe opposé) m’a fait apprécier la découverte.

J’ai beaucoup apprécié les scènes d’actions de ce roman ! Alors qu’il s’agit d’habitude de moments complexes à mettre en place, l’autrice a un vocabulaire très imagé qui nous permet de bien percevoir les pouvoirs de l’exorciste qu’est Oural.

Alors quels sont les défauts de ce roman, me demanderez-vous ? J’ai trouvé qu’il y avait parfois des moments légèrement trop rapides, avec des prises de conscience un peu trop… brutales. J’aurais aimé un peu plus de subtilité dans la plume et les émotions. Mais c’est vraiment pour chipoter, car j’ai été entraînée sur le flot des mers avec une facilité déconcertante.

Merci Scrineo pour ce service presse qui m’a ravi les papilles. ♥

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Battle Royale — Koushun Takami

Battle Royale, Le Livre de Poche, 05 mars 2008, format numérique et poche

 

Battle Royale a déjà défrayé de nombreuses fois la chronique et pourtant, pourtant je me dois encore de vous parler de ce roman coup de cœur, coup de poing, qui a su m’emporter loin. Et pourtant, ce n’était pas gagné…

J’ai toujours eu du mal avec la plume asiatique. Ça a doit avoir un rapport avec la sonorité des mots  ou l’accentuation des phrases, en tout cas j’ai rarement été transportée — même si ça m’est arrivé bien sûr. J’ai aussi très peur des noms asiatiques dans les romans, que, à mon grand regret, je confonds souvent… (mais rassurez-vous c’est pareil pour les noms russes, certainement parce que je ne suis pas habituée à entendre ce genre de patronymes). Bref, rien ne me prédestinait à aimer ce roman, surtout que j’étais déjà tombée amoureuse de Hunger Games, et soyons honnêtes deux minutes, le pitch se ressemble énormément.

Mais voilà.

Ce livre m’a donné un coup de poing dans le bide. Alors oui, je ne vais pas vous mentir, il faut s’accrocher quant aux noms des personnages. Si vous êtes déjà perdus dans Game of Thrones, ce n’est peut-être pas la peine de tenter l’aventure dans Battle Royale… il faudra souvent faire des allers retours au sommaire pour vérifier qui est qui, car certains noms se ressemblent énormément.

Mais quelle plume ! Quels personnages ! Chacun d’entre eux a une personnalité propre, une façon de voir le monde très bien retranscrite dans la plume de l’auteur au combien ciselée et épurée. A chaque chapitre son point de vue, et j’ai justement aimé plus que tout la psychologie des personnages, et la métaphore plus globale que l’on peut voir dans le roman : la vie est injuste, et on se bat avec les armes à disposition.

J’ai pleuré et ri face à ce livre. J’ai été profondément touchée et émue par ces enfants — car oui, ils n’ont même pas quinze ans — qui doivent se battre à mort pour un idéal qu’ils ne comprennent pas. Trahirez-vous vos amis pour survivre ? Comment un couple d’adolescent se comporte-t-il face à de telles atrocités ? Le suspense est à son comble, car on se demande qui survivra jusqu’au bout — et s’il y aura un survivant, tout simplement.

Attention peut-être aux âmes sensibles !

Certaines scènes de ce livre sont d’une violence assez inouïe, que ce soit en termes de gore ou de psychologie. Rassurez-vous toutefois, je suis plutôt du genre trouillarde et ça s’est très bien passé…

Battle Royale mêle habilement suspense, science-fiction, amitié, romance et psychologie, dans un cocktail explosif qui m’a ravie de A à Z. Attention, il s’agit pourtant d’un pavé… qui vous laissera peut-être insensible, ou qui saura vous emporter si vous acceptez de vous laisser guider et de plonger tête la première dans ce capharnaüm d’émotions.

 

 

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Iron Gold — Pierce Brown

Iron Gold, partie 1 & 2, Pierce Brown, Hachette Romans, septembre & octobre 2018, Format numérique et broché

La mise en bouche de la dernière fois sur les premiers tomes de la saga Red Rising de Pierce Brown trouve donc une conclusion ici même, avec ma critique sur le tome 4 et 5. Pourquoi faire une critique de deux tomes d’un coup ? Parce que pour une raison étonnante, il s’agit d’un unique tome scindé en deux pour les besoins de l’édition. J’ai donc lu les deux à la suite et je ne le considèrerai que comme un tome unique.

Je ne vais pas trop en dire sur la trame en elle-même au risque de spoiler pour celles qui voudraient se lancer dans les premiers tomes… (d’ailleurs, n’hésitez pas ! C’est une tuerie !) Simplement il est intéressant de savoir que vous n’êtes absolument pas obligés de lire cette suite.

Red Rising trouve une fin, et une belle fin au tome 3.

Et mon inquiétude était la suivante en attaquant cet « Iron Gold », donc : est-ce que ce n’était pas mieux de se contenter de la trilogie initiale ?

La réponse est mitigée, je dois l’avouer. Pierce Brown n’a pas perdu en talent. Ses personnages sont toujours impitoyables, le scénario extrêmement bien ficelé, et bien sûr, les retournements de situation nombreux.

J’ai toutefois trouvé que l’intrigue s’est légèrement essoufflée. Il y avait comme un sentiment de redondance, enfin, surtout sur les deux cents premières pages.

Les quatre cents suivantes, par contre… c’est comme une explosion.

Pierce Brown avait besoin d’un moment pour tout mettre en place, avant de vous prendre par la main et de vous faire voir un nouveau monde sous sa plume.

On retrouve Darrow, bien sûr. Darrow qui vous brisera le cœur, comme il ne l’a encore jamais fait.

Vous étiez ravis de savoir certains personnages encore en vie à la fin du troisième tome ? Ah ah ah, j’espère que vous avez attaché votre ceinture, parce qu’ils ne survivent pas à ce tome-ci. Et le pire dans tout ça ? C’est qu’il est clair que ce n’était qu’un préquel à la suite. L’auteur avait besoin de poser les fondations d’une suite forte et déterminante.

Alors oui, Iron Gold est plus lent, plus « langoureux ». Il prend le temps de mâcher ses mots, de vous faire découvrir un triptyque de personnages qui seront amenés à se haïr, à se détruire, à se tuer, même.

Mais quand je connais la férocité de l’auteur… cette lenteur est presque douloureuse.

Alors même s’il ne s’agit pas d’un coup de cœur comme les premiers tomes, il s’agit tout de même d’un bouquin que j’ai absolument dévoré. D’ailleurs, j’ai été assez déçue de ne pas plus voir un personnage féminin auparavant très charismatique… Je me demande ce que la romance va devenir dans ce nouveau cycle, elle qui était si présente dans la trilogie initiale…

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