Indécent, 2 hommes, 1 femme… – Billie Morgan

Je ressors de cette lecture partagée.

J’ai bien accroché au début mais je me suis rapidement essoufflée des jeux d’Arthur et Ella – qui se connaissent depuis de nombreuses années – de leurs comportements et des réactions d’Ella. Je trouvais ça agaçant. Et puis, le dernier tiers du bouquin m’a redonné du souffle. Je l’ai trouvé, plus intense, plus profond.

J’ai également eu un peu de mal avec Soan, un ancien collègue et crush d’Ella. Je trouvais que les raisons qu’il avançait pour se justifier de certaines choses étaient parfois bancales.

Je n’ai pas réussi à m’attacher à Ella, elle m’agaçait avec ses manières « je cède, mais juste après je culpabilise et n’assume pas ». Ouais allez, une fois pourquoi pas, 2 limites, après c’est stop.
C’était le même schéma qui se répétait trop souvent. Au delà de ça, c est une personne que j’ai eu un peu de mal à comprendre.

En revanche, j’ai vraiment apprécié dans ma lecture que des sujets particuliers soient abordés, le principal étant d’aimer mais d’être libre. Aimer l’autre tellement qu’on accepte des choses (poussées, inhabituelles) pour qu’il.elle soit heureux.se. Et puis assumer tout ça, car ce n’est pas toujours évident.
J’ai également aimé de ne pas savoir comment ça allait de terminer. Je voyais une fin et finalement je me suis plantée (ouais ça m’arrive souvent 😅).

Merci aux éditions Addictives.

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Donovan roi des connards – Lena K. Summers

Donovan roi des connards – Lena K. Summers – Editions Addivtives Luv – 9 Juillet 2020 – 276 pages

Je referme ce livre et reste trèèèès agréablement surprise de cette belle découverte.

Je remercie les éditions Addictives pour ce service presse.

Penny est une jeune entrepreneuse, qui, suite à l’annonce de sa maladie, décide de vivre et de faire une folie. Elle se laisse aller, s’ouvre à un nouveau monde, s’autorise à laisser sortir des envies enfouies profondément en elle. Elle découvre les plaisirs sensuels, charnels et sexuels pour son plus grand plaisir et elle m’emporte avec elle. J’ai trouvé intéressant de voir cette maladie dans un bouquin, on ne la voit pas souvent et elle est assez banalisée alors que c’est un réel mal, caché, sournois. Le livre survole aussi l’acceptation de la maladie et tout ce que cela entraîne avec. J’ai ressenti la passion de Penny pour son métier et j’étais même envieuse de ce qu’elle pouvait ressentir dans son refuge, chapeau.

Donovan, comme le titre l’indique est… un connard lol. Mais pas que. J’ai aimé que les choses avec lui soient claires, sans faux semblant. En revanche, attention, Donovan est un putain de connard mais derrière ça, c’est aussi quelqu’un d’intelligent, qui se donne les moyens d’arriver à ses fins et je trouve que ça a ajouté quelque chose à ce personnage. Je ne suis pas restée sur le simple beau gosse arrogant, il avait de la profondeur. Profondeur accentuée par le fait que Donovan recèle un secret, qu’on ne découvre qu’à la fin et qui le définit aujourd’hui.
Le début nous pose rapidement le contexte et on découvre un mec, un vrai connard qui s’assume pleinement et je pense que c’est surtout ça qui m’a plu.


Avec Penny (et Donovan), j’ai un peu joué aux montagnes russes émotionnelles. L’attirance, le dégoût, la colère, l’envie, la vie. Je prenais part au livre, je lui parlais « non Penny, n’accepte pas ! », pour quelques phrases plus loin lui conseiller « Bon vu comme ça ok, t’as raison, profite, go girl ». Surtout que… ce contrat entre tous les deux a une date de péremption et ça n’a fait qu’amplifier les choses, les intensifier, profiter de chaque heure, chaque jour comme si c’était le dernier.


J’ai beaucoup apprécié de découvrir une nouvelle facette de Donovan et c’est là que je ne comprends pas car d’habitude ce genre de chose me fatigue, toujours les mêmes, rien d’imprévisible, mais pas du tout. L’auteure a su me faire voyager avec eux alors que je ne suis pas la plus facile pour ça, surtout dans ce genre de situations. 
Il n’était pas question de sentiments amoureux et l’auteure a très bien su le montrer. La frontière est très fine et on bascule très souvent de l’autre côté mais pas cette fois. J’ai cru à leur histoire sans sentiments. Les choses sont montés crescendo. Même si je voulais que Penny refuse, je voulais aussi qu’elle accepte.
Étonnamment, l’histoire a été assez rapide mais je ne l’ai pas du tout ressentie comme ça. Les choses se sont faites naturellement et merveilleusement bien. J’ai aimé qu’il y ait de la communication. Ça fait souvent défaut dans les romances, les protagonistes se montent le bourrichon pour rien et ce qui n’était qu’une malencontreuse erreur d’interprétation devient un moment clé de l’histoire avec des conséquences. Là, je n’ai pas du tout ressenti ça car, il y avait de la communication, les choses n’ont jamais été laissées telle quel.
La plume de l’auteure est très agréable et addictive. Petit point négatif ? Le livre est trop court, je l’ai dévoré en même pas une journée. 

Attacus, tome 2 : Lui – Andréane Duziel-Hupé

Attacus, tome 2 : Lui – Andréane Duziel-Hupé – Editions ADA – Septembre 2020 – 288 pages

Je remercie Andréane Duziel-Hupé pour le service presse de ce deuxième tome d’Attacus.

Eh bien voilà, j’ai terminé l’histoire de Sophie et je n’en reviens toujours pas de cette fin

Je suis encore sur le cul. Ce rebondissement était tellement inattendu pour, je ne l’avais absolument pas vu venir et je dois dire qu’il vient réhausser le tout. 

Pourquoi réhausser le tout ? Durant ma lecture, les choses qui me titillaient dans le tome 1 mais pour lesquelles je suis passée au dessus car le reste me convenait, ont pris l’ascendant sur cette histoire. Je pense que Sophie avait les prémices d’un tel caractère et que j’ai passé outre. Désormais, je ne peux plus.

Tout d’abord, je n’ai pas cru au choix de Sophie. Pour moi, ce protagoniste n’avait pas été assez étudié, trop survolé pour tenter quelque chose. 

Je n’ai pas non plus reconnu ce personnage par rapport à ce qu’il était dans le tome 1.

J’ai également trouvé que les choses étaient trop simples, trop faciles, un des personnages était beaucoup trop gentil. Je vais peut être tomber dans le cliché de celle qui veut le bad boy (ce qui n’est pas le cas, ce sont pas eux qui me plaisent le plus) mais il ne m’attirait pas du tout avec ses pseudo niaiseries, je me sentais comme une spectatrice ligotée au pays des Bisounours et bon sang, je veux pas être dans ce pays quand je lis. 

J’ai, à de très nombreuses reprises était dans une incompréhension palpable concernant Sophie, ses choix, ses comportements, ses pensées. Elle m’a agacée, se regardait un peu trop, se laissait faire en faisant genre de ne pas se laisser faire, minauder en quelque sorte (et ça m’horripilais), jouait à être têtue et en était fière (mais pas le têtue sympa, plutôt le têtue gamine qu’on a envie de taper contre le mur).

Autre point qui m’a fait lever les yeux au ciel : elle ne parle que de bouffe, c’est beaucoup trop récurrent. 

Dans cette suite d’histoire, il y a une mini intrigue/histoire et j’ai peu compris le comportement de celui qu’elle devait « sauver ».

Par ailleurs, cette « intrigue » ne m’a pas transportée. Quand elle joue les apprentie détective non plus.

Soyons clairs, je n’aime pas celui qui finit avec elle. J’aurais aimé qu’elle n’en choisisse pas, parce que pour moi, aucun ne lui correspondait suffisamment et peut être aussi parce que ça aurait été dans la suite de ce que j’espérais et imaginais après le tome 1.

Vous allez me dire, mais alors cette lecture n’était pas géniale ? Effectivement je n’ai pas été emportée comme dans le tome 1, mais la fin ! Chapeau ! La fin est géniale, que dire quand seulement quelques pages font presque oublier tout le reste ? Tout simplement bravo à l’auteure 🙂

Attacus, tome 1 : Lequel – Andréane Duziel-Hupé

Attacus, tome 1 : Lequel – Andréane Duziel-Hupé – Editions ADA – Septembre 2020 – 456 pages

Je pense, je ne sais pas si c’est pareil pour vous, qu’il y a parfois des moments plus opportuns pour lire un livre. Il arrive également parfois que le moment ne se prête à la lecture d’aucun livre. 

Je crois que pour moi, c’était un moment quasi parfait pour découvrir l’histoire de Sophie, et j’en profite pour remercier son auteure, Andréane Déziel-Hupé pour ce service presse.

Dans ce roman, j’ai suivi Sophie, une femme âgée de 36 ans, deux enfants au compteur et un ex mari frivole. 

Ce livre est un appel à la liberté, à la confiance en soi, au choix, son propre choix, ses propres choix. 

J’ai été touchée par ce que Sophie a vécu et le déclic qu’elle a eu qui lui permet de recouvrer en quelque sorte une liberté, le droit de vivre, le droit d’être heureuse pour soi avant tout, et ne plus faire passer un autre avant. 

Le déclic de ne pas se laisser abattre, de continuer et de vivre pour soi. La (re)découverte et l’ouverture du monde qui l’entoure, qui nous entoure et en retour, le monde qui s’ouvre à elle.

J’ai énormément apprécié voir cette sorte de libération sexuelle, assumer pleinement ses choix, ses envies de façon plus ou moins décomplexée

J’ai assisté à la (re)naissance de Sophie, à la (re)naissance d’une femme tout court, de toutes celles qui disent stop à cette vie, oui à moi, oui à ma vie.

L’été était déjà bien assez chaud, mais j’ai eu parfois encore plus chaud en lisant les différentes scènes de sexe, et, je crois, avec tous les partenaires, car oui, Sophie s’éclate avec plusieurs hommes (pas en même temps, ne poussons pas le bouchon pour elle :D)

J’ai ressenti plus d’intensité avec certains, j’ai compris en partie, ses questionnements, ses ressentis. Néanmoins, comme vous le savez maintenant, je trouve toujours des choses qui me turlupinent.

Je dirais que c’est principalement dans le fait que les choses sont un peu trop simples, trop faciles, trop rapides. Les prétendants tombent tous sous son charme. Et j’apprécie quand les tâches sont plus compliquées (alors certes, avec l’un des protagonistes c’est pas si simple et ce même personnage m’a assez estomaquée, j’ai eu du mal à le cerner sur la fin). J’avais l’impression d’être sur adopteunmec.com. Néanmoins, cela n’a pas pris le dessus sur mon plaisir.

J’ai été surprise de la facilité avec laquelle Sophie et ses prétendants, parlaient de ses choix de vie amoureuse, ça m’a un peu gênée.

Egalement, il m’est arrivé, à certains moments de ma lecture, de ne pas comprendre certaines pensées de Sophie. Je me suis demandé ce que ça venait faire là car je ne voyais pas le lien avec ce que j’étais entrain de lire.

La plume de l’auteure est très agréable et malgré quelques expressions québécoises qui m’ont fait tilter, j’ai été bercée par l’histoire.

Je ne m’attendais pas du tout à la révélation de la fin, même si j’avais noté ce qu’il se passait quelques jours avant. Elle est telle que vous n’avez envie que d’une chose, connaître sa décision le plus rapidement possible. Et c’est d’ailleurs ce que je vais faire de ce pas. 

Je termine juste sur le fait que je trouve que ce livre donne un coup d’espoir dans la vie.

Scandale – L.J Shen

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Scandale – L.J Shen * Hugo New Romance * 397 pages

LJ Shen est, pour moi, une valeur sûre. Je lis quasiment chacune de ses sorties, je me suis donc lancée plutôt confiante dans son tout nouveau roman « Scandale ».

Je ne sais pas si cela vient de la traduction ou bien si c’est le ton qu’a voulu donner l’auteure mais j’ai trouvé la narration très enfantine. Je n’ai pas du tout retrouvé la plume et l’essence de LJ Shen. J’ai eu l’impression de suivre les pensées d’adolescence et non pas d’adultes.. Ça m’a vraiment perturbé pendant une bonne grosse moitié du livre.

Heureusement, j’ai malgré tout réussi à rentrer dans l’histoire et pris plaisir à la découvrir en suivant Jude et Célian.

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Il faut dire que ces deux là ont vraiment des caractères explosifs qui donnent lieu à des répliques cocasses et loufoques ! Sans parler de la tension sexuelle qui s’installe à chaque fois qu’ils se retrouvent. J’ai adoré les voir prendre les armes et se combattre.. Autant à travers les mots qu’au travers de leur étreintes.

Là où je retrouve L.J Shen, c’est dans le personnage masculin ! Au début, on se demande si on va kiffer Célian. Dans le genre connard, je crois qu’on peut dire qu’il en tient une bonne. Puis au fil des chapitres, il se dévoile et on le découvre sous un nouveau jour, plus profond et plus fragilé sous certains asepects ! J’ai bien aimé son évolution, sans tomber dans la guimauve et la perte de caractère.. Il reste le même mais s’adoucit au contact de Jude.

20200705_153703Certains crieront au scandal, banderoles féministes brandis bien haut.. Parce qu’il n’est pas tendre avec elle. Il est froid, autoritaire et prend même plaisir à la soumettre.. C’est cru & parfois même sauvage. Pour autant, si ça peut en choquer, elle prend plaisir à se soumettre et lui laisser le contrôle durant leurs étreintes. J’ai d’ailleurs aimé ce côté là de Jude. Si elle se laisse volontairement soumettre au lit, elle reste combative face à Célian et son côté autoritaire, trop dans le contrôle.

Je suis vraiment contente d’avoir réussi à accrocher à ce roman car j’adore cette auteure. J’avais peur parce que c’était mal partie… Mais c’était mal connaître L.J Shen qui réussit toujours à sortir son épingle du jeu même dans une histoire telle que « Scandale » où il est question de relation Patron/Employée, un thème moult fois abordé.

Malgré que le récit soit un tantinet prévisible, on se laisse charmer par les joutes verbales et la tension qui crépite entre nos deux protagonistes. L’histoire, si elle n’est pas dès plus originale, elle reste tout de même sympathique et sans prise de tête avec ce qui faut d’émotions pour charmer nombres de lecteurs.

Note 4

Summer secret – Mag Maury

Summer secret – Mag Maury – Editions Addictives / Luv – Juin 2020 – 284 pages

Je remercie vivement Mag Maury et les éditions Addictives/Luv pour ce service presse.

En commençant ma lecture, je dois dire que je n’étais pas du tout emballée par ce qui se présentait. Jusqu’au 15-20% du livre environ j’ai subi, me demandant comment j’allais faire pour continuer. 

Et finalement…  j’ai eu un déclic, et j’ai pris plaisir à poursuivre ma lecture, et ce, jusqu’au bout

Ariel, est une jeune fille de 18 ans qui m’a vraiment barbée au début. Je la trouvais nian nian, nulle, gamine et de nombreux comportements déjà vus dans les romances.

Mais, à un moment, elle s’est démarquée, et là je dois dire qu’elle m’a conquise. J’ai aimé qu’elle se révèle, et voir ce qu’elle était vraiment : plus forte que je ne l’aurais cru, qui ne se laisse pas faire et avec une combativité à toute épreuve.

Mention spéciale pour les parents d’Ariel. Je pense que tout ado, et même tout adulte, rêverait d’avoir des parents comme ça, avec une telle relation. Ils ont une place importante dans l’histoire, même si on ne les voit pas énormément. Ariel est ce qu’elle est grâce à eux et ils vont également tendre la main à Ambros et changer sa vie.

Concernant Ambros (j’ai eu du mal avec son prénom, et je pensais souvent à de la compote, désolée…), c’est un gars de 20 ans, qui en a chié. Il est sombre, déterminé, arrogant… Mais ça, c’est uniquement au début du livre. Car après, il apparaît complètement différent, et je pense que la sincérité est la qualité qui le définit le mieux. J’ajouterais également altruiste. C’est un personnage que j’ai beaucoup apprécié

Ariel et Ambros m’ont touchée. Ils sont tous deux jeunes mais savent faire preuve d’une maturité assez déconcertante. J’ai été agréablement surprise et je dois dire que ça fait du bien de voir ça !  

En lisant le résumé, je m’attendais à un gros jeu du chat et de la souris, mais ce n’en était pas vraiment un. Ce qui n’est pas si dérangeant car la suite du livre se révèle correcte et tout à fait crédible.

Je suis tout de même un peu déçue du prologue ; outre le fait qu’il pose les bases (normal), il m’a de suite donné une idée de la fin. Alors certes c’est souvent la même fin dans ce genre de livres, mais j’ai toujours espoir d’être surprise.     

L’auteure a su malgré tout me faire apprécier la découverte de l’attraction et du désir naissant d’Ariel, et pour ça, chapeau, parce que je ne suis clairement pas une adepte des vierges et des queutards (hello les clichés).

J’ai ressenti la tension et l’intensité entre eux très rapidement. Leur première fois est touchante, émouvante, rêvée. Et dans TOUTES les scènes de rapprochement, mon palpitant battait la mesure.

J’ai également appréhendé la fin de leur histoire avec le deal qu’ils avaient fait, la date de péremption de leur relation, savoir comment ça allait se dérouler. (Et là vous vous dites, mais…pourquoi une fin ? Pourquoi une date… ? Bah… si vous voulez le savoir, il faudra le lire :p)

Je souligne également l’aspect humouristique du bouquin. Je dois avouer que je me suis marrée à quelques reprises ! Alors oui, il y a quelques passages où c’est assez gamin, (trop) gentillet mais il y a aussi des scènes vraiment marrantes.

J’ai été assez écoeurée en découvrant le comportement d’un des protagonistes. Ce qu’il faisait envers et contre tout, ce qui importait le plus à ses yeux… Bref quelqu’un de pourri comme souvent dans les livres et que j’ai détesté.

Je n’ai pas ressenti la rapidité de leur histoire dans le livre et pourtant il ne s’était écoulé que quelques semaines. Donc là aussi, chapeau à l’auteure. 

Allez avec tout ça, il faut bien un petit point négatif, outre le début. Tous les personnages (hormis un) étaient super sympa, un groupe solide mais le fait qu’ils aient tous droit à un happy end m’a dérangée car je suis pas une super grande fan des histoires qui débordent de joie et d’amour. J’aime mieux quand tout n’est pas super gai, que la vie fait l’effet qu’elle doit faire car soyons honnêtes, certes les livres font rêver mais quand il y en a un peu trop, ça manque de crédibilité pour ma part car ça s’éloigne de la réalité.

Je terminerai sur la plume de l’auteure que j’ai trouvé très agréable et fluide, sans parler des émotions qu’elle a su me faire ressentir tout au long du roman. 

En bref, une lecture très sympathique que je conseille.

Mr Alpha – Marion Laurent

*Je remercie les éditions Addictive pour ce Service Presse*

Mr Alpha est un roman qui m’a agréablement étonnée. Le résumé me plaisait beaucoup donc je me suis lancée dedans en m’attendant quand même à pas mal de clichés, car avec ce thème il ne pouvait en être autrement. Bah les gars, je me suis bien plantée et j’ai adoré *vous ne me voyez pas, mais j’ai un gros smille*.

Lola est une fille qui a quitté sa ville natale pour s’éloigner de ses parents et prendre son envol dans la grosse pomme. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu pour elle. Elle vit en collocation, et malgré son diplôme en marketing, elle travaille en tant qu’assistante de direction pour l’imbuvable et non moins sexy et queutard Maxwell Walter. Son patron même pas foutu de se rappeler de son prénom. Malgré son job, Lola a de gros problèmes d’argent et pour l’aider sa colocataire Samantha lui propose de travailler comme hôtesse de téléphone rose.

Ce job, Lola ne l‘apprécie pas du tout, mais n’ayant pas le choix elle se jette à l’eau et fera la connaissance de Mister A. Un homme autoritaire, pressé, possessif et qui va droit au but. Même si il lui rappelle son patron, Mister A va réussir à la déstabiliser comme aucun autre homme. 

C’est une romance pleine de sensualité, captivante et additive. On en fait qu’une bouchée.

J’ai adoré suivre l’évolution de Lola, de la voir prendre confiance en elle et à son sexe-appeal. Depuis sa rencontre avec Mister A, elle est plus libérée et a plus d’assurance. Il faut savoir que si dans sa vie de tous les jours, Lola a beaucoup de caractère et ne se laisse pas à faire. Malheureusement, face à son patron, elle est insignifiante et tellement soumise qu’on a l’impression d’avoir deux personnes en face lol. 

Maxwell tout comme Mister A est quelqu’un de Fier, d’Arrogant et Autoritaire. Alors qu’il avait tout du patron détestable, et du play-boy qui couche à droite et à gauche, le tout avec plusieurs partenaires en parallèle. Voir Maxwell tomber sous le charme de son assistante petit à petit fut plaisant. On découvre un autre homme plus humain, sensible et qui a beaucoup à donner. Il m’a agréablement surprise. 

Entre lui et Mister A, le cœur de Lola va avoir du mal à choisir et nous aussi, je dois dire. 

J’ai vraiment adoré l’intrigue qui change grandement de ce qu’on lit d’habitude. La relation entre Lola et ses « amoureux » a pris le temps de se construire, on est loin du coup de foudre au bout de 2 jours. Chose très appréciable, les clichés ont été utilisés d’une manière intelligente et surprenante par l’auteure. Les conversations du téléphone rose sont chaudes et bourrées de sensualité et très bien écrites, on s’y croirait presque. 

Je découvre la plume de Marion Laurent pour la première et j’aime beaucoup ce roman qu’elle nous a proposé.

A lire

Note : 4.5 sur 5.

Vous pouvez retrouver ce roman sur Amazon, en cliquant sur les liens des formats qui vous intéressent : Format Numérique 

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Comme un battement d’elle – Sylvia Day

Comme un battement d’elle – Sylvia Day – Editions J’ai Lu – Juin 2020 – 248 pages

Je remercie les éditions J’ai Lu pour ce service presse.

Je referme ce livre et reste très sceptique. C’est la première fois que je lis un livre de Sylvia Day bien que j’ai 2 livres d’elle dans ma PAL qui attendent depuis des mois…

L’histoire commence trèèèès vite, beaucoup trop vite.

Lors de la première rencontre, Teagan, la protagoniste principale, décrit Garrett, le nouveau voisin, comme froid. Mais, on ne sait ni comment ni pourquoi, le lendemain tous deux s’avouent leur attraction réciproque. 

Euh.. Ai-je manqué un chapitre ? Ou deux ? Ou cinq ? Non je n’ai rien manqué, c’est simplement comme ça. 

Dans la foulée et sans plus d’explication, Teagan comprend que cet homme est quelqu’un de complexe, de sombre. Je n’ai pas compris d’où ça sortait, j’ai juste dû faire avec et m’en accommoder.

Bref, j’étais dans l’incompréhension la plus totale. Normalement, on apprend, on découvre ce genre de choses après plusieurs rencontres et confidences sur l’oreiller ou non. Là c’était en accéléré. J’ai eu l’impression de lire le milieu d’un livre, de lire une histoire déjà écrite, mais que je n’aurais pas lu, tant les les choses se passaient vite.C’est un peu dommage car j’ai trouvé l’histoire pas trop mal montée mais beaucoup trop rapide, beaucoup trop concentrée. 

J’ai eu du mal à cerner Teagan. Plusieurs fois dans différentes scènes on la voit répéter une action, on se dit qu’il doit y avoir quelque chose en lien avec ça mais en réalité pas du tout. D’un cela n’a rien à voir, de deux, cela n’apporte absolument rien car, derrière, ça n’aide pas mieux à la comprendre.

A côté de ça, je manquais cruellement d’informations la concernant. Pourquoi était-elle dans cet état ? Que lui était-il arrivé ? Je n’ai pas su comprendre son caractère, son comportement

En ce qui concerne Garrett, la magie n’a pas non plus opéré. La faute au trop rapide je pense. J’ai bien compris l’importance que Teagan avait pour lui de par son métier, sa passion. C’est un artiste qui a perdu le goût de peindre. Les écrivains ont le syndrome de la page blanche, lui de la toile blanche. Et sa rencontre avec Teagan va lui redonner envie, elle va devenir sa muse. J’ai bien évidemment été peinée par son histoire mais au delà, rien.

Les scènes de sexe étaient pas trop mal, mais j’ai surtout ressenti du programmé, comme si c’était prévu, comme s’il n’y avait pas ou trop peu de spontanéité, c’est un peu dommage. Je m’abstiens de tout commentaire sur les dialogues lors des scènes hot…

Sur la fin, eh bien comment dire, j’étais un peu entre deux mondes, me demandant si je comprenais bien l’histoire, relisant encore et toujours les passages mais force est de constater que oui j’avais bien compris. Mon cerveau a tourné à plein régime. Je ne me suis absolument pas doutée de ce qu’il en était.

La révélation est bien évidemment énorme mais… ça n’a pas su relever le reste de l’histoire.

J’ai trouvé certaines incohérences bien trop grosses pour me laisser prendre à ce jeu. J’ai essayé de comprendre ce qui s’était passé dans la vie de Teagan, mais j’avoue que j’en suis toujours au même point et je suis pétrie d’incompréhensions.

Alors évidemment, cette fin, m’a fait comprendre beaucoup choses, j ai été très surprise mais à côté de ça, eh bien, je reste perplexe, vraiment. 

Ce livre survole les domaines de la dépression (je pousserais même à trouble psychiatrique), des blessures, des reconstructions, du deuil.   

La plume de l’auteure est agréable et fluide. Les fans de la série Crossfire seront heureux de retrouver leur héros sur quelques lignes.

En soit, ça aurait pu être une histoire beaucoup mieux montée, avec des indices distillés ici et là. J’aurais pu être totalement éblouie à la fin par ce coup de génie qui se révèle ne pas en être un pour ma part de par le manque d’informations, le survol des problèmes, voire même, le bâclage. En revanche, cela aura peut-être fonctionné pour d’autres.

Un Nouveau Monde, Tome 2 : L’intégration – Tessa Nauvel

Un nouveau monde, tome 2 : L’intégration – Tessa Nauvel – Auto éditions – Juin 2017 – 700 pages

ATTENTION spoil si vous n’avez pas lu le tome 1.

Une fois n’est pas coutume (quoi que), je commence mon avis par la fin du livre. Non mais c’est quoi cette putain de fin ???!!!! WHAT THE FUCKING FUCK ?!? Je jure que l’auteure est une sadique. Je la déteste !!!! Qu’est-ce que je la déteste à cet instant précis. Mes sentiments pour elle ne sont pas sympathiques, loin de là.

Vous ne me connaissez pas encore et habituellement je dis beaucoup de gros mots, là je suis au stade bien avancé avec : putain de bordel de merde de cul de chiotte qui fait chier et qui me casse les couilles de mes ovaires ! Oui, l’auteure me tue, elle m’a fait monter au firmament, m’a tellement fait espérer, puis rêver et vivre pour finir telle une serpillière desséchée sur un sol décrépi dans les méandres de la tristesse et de l’injustice.

C’est juste pas possible de finir un livre comme ça, mais enfin ma santé mentale, déjà pas géniale, va basculer sans retour en arrière possible ! Je respire profondément et j’essaye de reprendre le cours de l’histoire, de mon histoire et de mon ressenti avec ce tome 2. 

Déjà soyons au clair, c’est un véritable coup de cœur !

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J’ai accroché tellement vite. J’aurais préféré que tout le livre soit du point de vue d’Arone. Je comprends évidemment qu’Amélia fasse partie de l’équation, mais j’ai ressenti quelques longueurs et répétitions avec elle. En revanche, quelle fin, wowww !!  Elle m’a coupé le souffle. Et je dois dire que d’un côté je kiffe mon malheur. Oui c’est une frustration énorme mais c’est tellement bon de ressentir une chose de façon aussi puissante. Ça prend aux tripes et, même si ce n’est pas toujours agréable, il n’en reste pas moins que c’est fort appréciable de se mettre dans un tel état pour (seulement ?) un livre.

J’étais tellement impatiente en lisant ce nouvel opus. Impatiente de retrouver Amélia mais aussi et surtout Arone, bah oui, #TeamAriméen

J’ai vraiment apprécié d’avoir dès le début le point de vue d’Arone et ce durant plus de la moitié du livre. J’ai apprécié la façon dont il a été décrit avec ses sentiments à lui. C’était assez jouissifIl a vraiment évolué de par différents aspects, il s’est comme assagi principalement à cause des responsabilités qui lui incombent en tant que Vaxsar.

Les multiples (oui il y en a plusieurs) retrouvailles sont tellement intenses, je suis sûre qu’Arone, du fin fond d’une galaxie lointaine a ressenti les déchaînements chaotiques de mon rythme cardiaque et pas seulement ! J’ai adoré leur combat, leurs tentatives plus ou moins vaines de résistance qui m’ont fait penser à des préliminaires, tant c’était là aussi, intense. 

Sur ce tome, étrangement (ou pas), on est plus du côté d’Arone, contrairement au premier où prédominait ma sympathie pour Amélia, pas à tous les niveaux certes, mais de manière générale. Là je change d’avis, et je deviens team Arone (ok, je l’avoue j’étais déjà conquise avant), comme si avoir son point de vue dès le début légitimait (presque) tout le reste.

Parce que si vous avez aimé le connard qu’était Arone dans le tome 1, bah vous l’aimerez toujours dans le tome 2.

J’ai aimé voir Arone s’ouvrir et donc accepter peu à peu ses sentiments, sa condition, l’inévitable et l’évidence si incisive dans leur relation, l’intensité de leurs sentiments et leurs conséquences pour mon plus grand plaisir. Je me suis bien évidemment sentie désolée pour ce qu’Amélia vivait mais j’ai aussi été prise d’incompréhension sur son état. Ses réactions parfois puériles et ses départs au quart de tour m’ont pas mal agacée.

On découvre également une nouvelle Am, dans un rôle qui prend de l’importance et qui aura un réel impact pour les Natifs et les Ariméens grâce à certaines découvertes. Un petit point négatif avec ses points de vue. Ça va un moment, mais c’est un peu répétitif au niveau de ses pensées, et son manque de confiance.  

Frustration, espoir, attente, soulagement, bonheur m’ont accompagnée une bonne partie de ma lecture.  

104157090_303540077344801_3107627675654526734_nJ’ai été enfin pleinement heureuse. Je voulais juste profiter et rien d’autre. Et pour profiter, on peut dire qu’on profite. J’étais à la limite de l’overdose. L‘intensité électrique, la passion dévorante. Divinement chaud. La perte de contrôle. Autant de ressentis qui ont su s’accorder et me faire apprécier plus encore ma lecture.

Je me suis un peu essoufflée à partir du tiers/quart restant, même si il y a quelques rebondissements qui permettent de prendre le dessus. Rebondissements qui je l’avoue m’ont laissée un peu dans l’incompréhension de certaines situations mais qui ont su se marier avec un bel espoir. 

Il y a également eu deux révélations dont une que j’ai vu venir depuis le premier tome. J’aurais vraiment préféré ne me douter d’aucune des deux pour être dans une totale surprise, à la limite de l’aploplexie.

J’ai trouvé la plume de l’auteure plus agréable, moins de phrases à rallonge ou en tout cas, je ne m’en suis pas rendu compte. A certains moments, l’écriture était poétique, et même enchanteresseEn revanche je déplore quelques coquilles mais j’ai apprécié le fait que l’auteure le signale en début de livre. 

En résumé, je trouve que ce tome 2 prend un virage à 180°. Autant le premier peut être lu par des adolescents, autant celui-ci est tellement chaud qu’on est sur du + 18 ans et quel plaisir ! On passe vraiment à la catégorie supérieure. On retrouve nos deux héros quelques années après, avec leur évolution personnelle, et on va passer par divers états d’âme.

Et cette fin ? Je crois que j’en ai déjà dit pas mal mais je vous assure que mon coeur s’est comprimé dans sa cage thoracique et à la fois il a comme explosé en prenant trop de place. J’étais dans un état.