Les étoiles de David – Kristina Ohlsson

Me voilà de retour pour une chronique de Kristina Ohlsson. Agréablement surprise par le tome 3 « Les Anges Gardiens » reçut en service presse, je me suis penchée sur le tome 5, « les Etoiles de David » (oui, toujours pas dans le bon ordre). Et punaise ! J’aimerais être vulgaire tellement j’ai été subjuguée par ce roman-là. Alors bien évidemment, il a des défauts, mais j’ai été totalement emportée.

Nous suivons donc à nouveau une enquête d’Alex et Fredrika. Une institutrice est abattue et deux petits enfants ont disparu. Ce que j’aime tout particulièrement c’est l’alternance des points de vue : nous allons suivre de nombreux protagonistes qui nous donneront tous un angle de vue différent sur le roman… et qui ne laissent passer aucun indice à mon grand regret haha !

C’est difficile de parler d’un thriller sans en dévoiler les ficelles, mais l’auteure va réaliser un tour de force extraordinaire en emmêlant différents fils de la trame, enchevêtrant les chapitres pour nous donner la solution qu’à la toute dernière page.

Pour ce qui est de l’enquête en elle-même, ce n’est pas la plus incroyable. Ça reste un policier assez commun, mais le décor de la Suède, juxtaposé aux indices semés au compte-goutte par l’auteur m’a vraiment séduit.

Je suis toujours amoureuse des petites touches de personnalité qu’elle donne aux enquêteurs : même si ce ne sont pas les personnages principaux du roman dans le sens où nous ne connaissons pas grand-chose de leur vie, chaque introspection est toujours bien dosée, juste, et très à propos.

On pourrait croire que le thriller est froid et que les personnages sont peu attachants mais elle m’a presque émue aux larmes sur la fin.

Ce qui est étrange avec Kristina, c’est que je ne la lis pas spécialement pour l’enquête en elle-même, qui reste dans les codes des thrillers normaux, mais pour ses personnages, extrêmement humains, et sa manière de jouer avec nous sur la forme de son roman – certains chapitres n’ont pas de titre de personnage et il faut arriver à deviner de qui elle parle… et à chaque fois, c’est à côté !

Ce livre vous plaira si vous aimez les écritures sobres et assez « froides », les histoires bien documentées, les retournements de situation qui vous font vriller le cerveau… et si vous acceptez d’être mené par le bout du nez par un auteur qui sait exactement comment ne pas ménager son lecteur.

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Machine de guerre – Paolo Bacigalupi

Machine de Guerre, Paolo Bacigalupi, J’ai Lu Poche, 409 pages, octobre 2019

Quand j’ai pris ce roman, je faisais une overdose de SF. Je n’ai pas attaqué la lecture très optimiste, en pensant que je ne ferais que survoler l’histoire, parce que je n’étais pas dans l’humeur… et punaise, comme je me trompais ! Machine de Guerre est un roman coup de poing, de ceux qu’on lit rarement, et qui ouvrent toutes les écoutilles en nous quand on tombe dessus. J’ai été subjuguée par la plume, la trame, et surtout, la force tranquille de cette fiction : ses personnages. Voilà des semaines que je n’avais pas réussi à plonger dans un roman de science-fiction sans m’ennuyer, et je suis tombée sur un réel page turner. Je l’ai littéralement dévoré, sans concession, dans les transports, à table, pendant les publicités à la télévision… Machine de Guerre est une révélation, et même s’il n’est pas révolutionnaire dans sa construction ou sa thématique, il m’a vraiment transportée.

Il est aussi très difficile à résumer !

Nous suivons donc les aventures de Tool, un homme mi-loup qui a été créé par le général Caroa pour suivre ses ordres. Un genre d’arme invincible, un mélange entre l’homme et des gênes de nombreux animaux différents. Il a été entraîné pour tuer, et pour suivre les ordres. Obéir. Voilà ce qu’il a fait toute sa vie.

Jusqu’à ce que quelque chose cède en lui.

Jusqu’à ce que ses « dieux » l’abandonnent, et qu’il comprenne le réel sens du mot liberté. Tool, l’homme loup trouve alors une nouvelle meute, non pas faite d’obligations mais faite d’amour, de volonté, de réels sentiments avec Mahlia, une jeune femme au caractère bien trempé, Ocho, un homme soldat au courage sans faille, et d’autres enfants soldats qui ont été arrachés à leur vie de pauvreté. Tool comprend alors qu’il n’est fait que pour une chose : se défaire de cette relation de violence qu’il entretient avec Caroa, ce « dieu » qu’il ne veut plus servir.

Le roman commence sur le Général qui réalise que son arme est en train de se retourner contre lui et qui tente de l’abattre, sans succès. Mais il emporte avec lui la majorité de la meute de Tool, qui comprend qu’on ne le laissera jamais tranquille.

Ses dieux qui le guettent du ciel ont fait pleuvoir le feu sur lui, et il ne veut plus jamais revivre ça. Il va alors se mettre en route pour chevaucher le ciel, trouver des faux dieux qui se cachent dans des dirigeables en abattant lâchement des missiles sur lui.

Machine de Guerre est un enchaînement de scènes d’action toutes plus réalistes les unes que les autres et à aucun moment répétitives.

On va suivre ce petit groupe qui va tenter d’aider Tool, cet homme au courage sans borne et au physique repoussant, à mener sa mission à bien. Le tour de force de l’auteur réside dans la création d’un personnage, Jones, aux ordres du général Caroa, qui va essayer de tuer Tool par tous les moyens mais pour qui on a beaucoup d’empathie. La jeune femme suit les ordres parce qu’elle ne peut se permettre d’être rétrogradée. Un autre genre de combat va alors se jouer dans son esprit ; faire ce qui lui semble juste, ou suivre les yeux fermés un homme en qui elle n’a pas confiance.

Sous ses abords de SF ‘hard’, Machine de Guerre traite de sujets vraiment intéressants : la religion, la croyance, l’obéissance, l’amour, l’amitié, la mort.

Le roman se lit d’une traite, en apnée constante, car Tool va juste entamer une course contre la montre pour faire valoir ses idéaux.

Je m’attendais à une trame plutôt convenue, jusqu’à ce qu’un plotwist final vienne tout remettre en question. Quelles étaient les réelles intentions de Tool ? Est-ce qu’il était bon, tout ce temps, est-ce qu’il était libre, tout ce temps ?

Je ne vais pas m’avancer plus afin de ne pas vous spoiler, mais n’hésitez pas une seconde. Ce roman m’a emporté… il est fait pour vous si vous aimez : la science-fiction un peu plus prononcée, les amitiés éternelles, les scènes d’action à couper le souffle.

Merci à J’ai Lu Poche pour ce superbe SP ! ♥

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Juste un regard – Harlan Coben

Harlan Coben, Juste un regard, Editions Pocket 2006

C’est la première fois que je me lançais dans un Harlan Coben. J’étais au relay avant de partir en vacances, j’ai cherché rapidement sur Babelio le meilleur titre qu’ils avaient en stock. C’est tombé sur « Juste un regard » et bon sang… j’ai adoré l’expérience !

Je n’étais pas forcément convaincue par le pitch : Grace va faire développer des photographies et, dans le paquet, s’est glissé une photo un peu étrange… Son mari est là, avec des gens qu’elle ne connaît, et la plupart d’entre eux ont une croix sur le visage. Comme s’ils avaient été pris pour cible… Lorsqu’elle veut le confronter, son mari claque la porte, et s’en va.

Pour ne pas revenir.

Grace doit alors faire face à cette disparition mais elle ne restera pas les bras croisés. Son mari lui cache quelque chose, et elle va vouloir découvrir à tout prix quoi.

Ce que j’ai beaucoup aimé, et c’est un léger spoil mais qui pour moi est nécessaire à aborder, c’est le fait que Grace sait des choses qu’elle ne nous livre pas. L’auteur réussit le pari fou de nous embarquer dans une histoire du point de vue de cette femme aux innombrables secrets. Et si c’était elle qui avait plus à perdre dans toute cette histoire ?

J’adore les thrillers psychologiques qui prennent place dans un couple. C’est une manière pour l’auteur de nous immerger dans une romance un peu particulière, mêlant suspense, et remise en question du lecteur à tout instant. Que ferais-je, moi, si mon mari venait à me fuir de cette manière à cause de la photographie ?

De nombreuses questions se posent au fil de la lecture : qui est Grace ? Qui est son mari ? Qui a mis cette photographie dans l’enveloppe ? Sa meilleure amie, la seule à qui elle pensait pouvoir se fier ? La sœur de son mari, qui n’a jamais voulu la rencontrer ? Ou son mentor, un homme riche et puissant, qui a toujours tout fait pour la protéger depuis qu’elle est jeune femme ?

Petit trigger warning pour les personnes qui pourraient être sensibles : le livre évoque un attentat. Chacun sa sensibilité, je sais que beaucoup de lecteurs sont parfois touchés plus que d’autres quand on parle de ces sujets-là. Certains chapitres sont un peu glauques, tirant sur le gore, mais ça reste assez sobre malgré tout. Le roman alterne de nombreux points de vue, qui insufflent un dynamisme bien venu à la lecture.

Ce roman est fait pour vous si vous aimez : les thrillers psychologiques, les livres liés par l’action, les plotwists auxquels on ne s’attend pas et qu’on ne peut pas deviner… et les séries ensuite adaptées de roman !

Car j’ai vu en cherchant les images pour cette chronique qu’une série allait voir le jour sur TF1 ! Ne passez pas à côté de cette découverte avant de voir son adaptation.

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Mon amie Adele – Sarah Pinborough

Edition Préludes Noirs, septembre 2017, 448 pages, Format Numérique, Broché et Poche

Mon amie Adele de Sarah Pinborough est un roman… extrêmement étrange. Et j’ai adoré ! Je ne sais même pas trop comment le chroniquer de peur de vous dévoiler des informations sensibles, ah ah. En tout cas, le plotwist final est digne d’un bon mal de crâne mais aussi d’un moment d’arrêt en mode « oh putaaain, elle n’a pas osé ! ». Je tiens tout de même à prévenir, et ce sera un genre de spoil, mais c’est le genre de choses que je préfère savoir avant de me lancer dans un roman :

Il y a une petite touche de fantastique.

Moi qui déteste ça d’habitude, là je me suis laissée porter et je ne regrette pas du tout mon achat, mais je sais que parfois, ça peut déstabiliser

J’ai adoré ce livre aussi parce qu’il y a des histoires d’amour ! Nous embarquons aux côtés d’un trio bien curieux, que je vais essayer de vous décrire sans trop en dire… Nous suivons donc l’histoire de Louise, une assistante de cabinet médical, mère célibataire depuis peu, qui se laisse aller après avoir quitté son mari infidèle… Dans un bar, elle va faire la connaissance de David, qu’elle va embrasser… pour se rendre compte le lendemain qu’il s’agit de son nouveau patron, et qu’il est marié !

En parallèle, Adèle, la femme de David, va tout faire pour devenir amie avec elle… dans le dos de son mari. A mesure que Louise apprend à connaître Adèle, elle découvre une femme apparemment battue, ou en tout cas retenue par son mari qui contrôle le moindre de ses faits et gestes. Pas d’argent, pas de téléphone, et David étant psychiatre, il lui prescrit des médicaments à gogo… Louise commence à se demander si elle n’est pas tombée amoureuse d’un psychopathe. Pourquoi reste-t-il avec Adèle s’ils n’ont plus envie d’être ensemble ? Pourquoi ne le quitte-t-elle pas, avec ses allures de femme parfaite, elle retrouvera forcément quelqu’un…

Nous plongeons alors dans un jeu du chat et de la souris, sans savoir qui est réellement le chat.

La plume est fluide et je dois avouer qu’il ne se passe pas grand-chose au cours du roman. C’est assez contemplatif, mais cela dépeint si bien la réalité de certains couples que j’ai adoré… « Mon amie Adele » est assez long, par contre, et je dois avouer que j’ai parfois eu envie de le laisser poser un peu. Pourtant, quelque chose me titillait :

Comment l’auteure va-t-elle finir cette histoire ?

Nous découvrons de plus en plus de choses étranges au sujet de ce couple… Adele qui est en fait une héritière richissime à cause d’un incendie ayant tué ses parents dont David l’aurait sortie in extremis…. Pas d’amis, pas de connaissances, personne pour attester de leur passé… Louise est curieuse, Louise fouine, et Louise va se retrouver coincée entre deux grands manipulateurs.

Et cette fin ! Bon dieu, quelle fin !

J’ai rarement été aussi renversée par la fin d’un thriller psychologique. Tout s’éclaire enfin lorsque l’auteure explique son plan diabolique au cours du dernier chapitre. Une fin coup de poing, qui n’est certainement pas une happy end mais pas une bad end non plus.

Un compromis doux-amer que j’ai adoré et qui restera pour moi une des fins les plus ambitieuses que j’ai lues.

Alors pas un coup de cœur à cause des petites longueurs durant le roman, mais rien que pour cette fin, les fans du genre devraient se plonger dans ce titre ! Je lirai les autres romans de cette auteure avec beaucoup de curiosité.

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Sans mon ombre – Edmonde Permingeat

Editions l’Archipel, 440 pages, 17 avril 2019, Format Kindle & Broché

Difficile pour moi de faire une chronique sur ce roman puisque je n’ai malheureusement pas réussi à aller jusqu’au bout… Je vais néanmoins essayer de faire une chronique la plus constructive possible car ce roman pourrait plaire aux fans de thriller.

Nous suivons donc l’histoire d’Alice, qui a toujours été jalouse de tout ce que sa sœur a : une belle maison, un beau mariage, de beaux enfants. Alice peine à trouver un sens à sa vie. Lors d’une balade, Alice va tuer sa soeur, et décider de prendre sa place. Après tout, elles se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Malheureusement, à mesure que les jours s’égrènent, elle va découvrir une facette de son nouveau mari extrêmement perturbante…

Et si la petite vie parfaite de Célia n’avait été qu’un mensonge, au fond ?

Si j’ai adoré le pitch au premier abord, j’ai malheureusement relevé certaines incohérences et certaines scènes manquent de crédibilité. C’est certainement ce qui m’a fait décrocher rapidement. Des problèmes de ponctuation m’ont aussi freinée dans ma lecture…. Je dois avouer que le personnage d’Alice m’a laissée totalement de marbre, sa jalousie semblant incompréhensible pour moi. J’aime les personnages profonds et bien développés, et j’ai eu l’impression d’être flouée sur ce point-là…

Peut-être ai-je trop enchaîné

J’ai toutefois survolé les dernières pages et je dois avouer que la fin a de quoi satisfaire les inconditionnels du genre.

Même si le plotwist est assez peu original la manière dont il est amené pourra satisfaire les lecteurs. Je ne noterai pas ce roman,

mais je tiens malgré tout à remercier les éditions l’Archipel qui m’ont toujours confié des romans de qualité et qui essayent d’explorer d’autres domaines que les sentiers battus. En effet, le thème de la gémellité est parfois difficile à traiter.

Je vous souhaite de bonnes lectures à venir ♥

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Une autre histoire — Sarah J. Naughton

Une autre histoire, Sarah J. Naughton, Pocket Editions, Format numérique et poche, 8 mars 2018

Une autre histoire est un roman publié aux Editions Sonatine : une de mes maisons préférées. Alors évidemment, je me suis jetée sur le roman quand je l’ai vu ! J’en ressors avec un ami mitigé… car si je n’ai pas trop accroché au début, bon sang, la fin est spectaculaire !

On fait donc la connaissance de Mags, une jeune avocate qui vient de voir son frère mourir. Tombé du quatrième étage… enfin, « tombé« . La petite amie de son frère lui jure qu’il a sauté, dépressif. Un suicide. Mais pas de lettre… pas de psychothérapeute… rien qui n’indique qu’Abe soit dépressif, en réalité. Et surtout, Mags n’a jamais entendu parler de cette fameuse petite amie…

Si Mags connaît si peu son frère, c’est parce qu’ils ont partagé une enfance difficile, aux mains d’un père violent et abusif. Obligée de replonger dans son passé, la jeune femme va faire tout ce qui est en son pouvoir pour découvrir ce qu’il s’est réellement produit, ce soir là… et si Abe n’aurait pas été poussé, par exemple.

Evidemment, le roman porte très bien son titre. L’auteure nous mène par le bout du nez, même si certaines pistes sont assez évidentes dès le début. Il suffit d’être attentif. Et à la fin, nous faisons face à une autre histoire, qui m’a entraînée. Mags est tellement badass. J’ai adoré suivre le côté « avocate », car oui, il y a bien un procès à la fin, mais pas celui auquel on pourrait s’attendre !

Le style n’a rien d’incroyable mais il fait le travail. C’est efficace, tranchant et… j’avoue, j’ai même versé une petite larme. Nous faisons face à des flashbacks d’un personnage pour nous décrire son enfance et je dois avouer que les sévices qu’il subit m’ont vraiment touchée. J’étais dans le RER à ce moment-là, j’avais l’air maligne…

On suit aussi Mags qui essaye de repousser un homme, Daniel, qui lui fait des avances. J’ai aimé aussi cette touche de romance, ça apporte un peu de légèreté au roman bien que leur romance soit assez sombre quand même – Mags est plutôt torturée comme fille.

Enfin voilà : un roman bien dosé, qui m’a happée et m’a plu.

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Nous les menteurs — E. Lockhart

Nous les menteurs, E. Lockhart, Editions Gallimard, format numérique et poche, avril 2018

Nous les menteurs est un coup de cœur.  Je le dis d’entrée. J’ai lu la première ligne et je n’ai pas pu décrocher de ce roman aux milles et une couleurs. J’ai lu dans le métro et en l’attendant, dans la rue, avant que les cours ne commencent, à la pause… Heureusement que le roman n’est pas trop long, sinon je n’aurais plus eu de vie !

Mais alors, de quoi ça parle ? J’ai peur de trop en dire, et le résumé évanescent est très évocateur. Des familles riches qui se donnent rendez-vous chaque année sur une île privée. Des enfants amis, un groupe de quatre : les Menteurs. Aux secrets bien cachés, aux mensonges intrahissables. Et pourtant, il y en a eu, des trahisons. L’été dernier, quelque chose s’est produit et les quatre n’arrivent plus à se regarder dans les yeux.

De l’amour. Des amitiés. Une plongée dans la psychologie de personnages plus attachants les uns que les autres. L’amour jeune, véritable, fou. Une plume, certes particulière, mais qui a su me charmer dès les premiers mots. C’est un livre de poème, c’est une longue litanie poétique, de jolis mots pétillants qui nous permettent de nous plonger dans une source profonde d’incompréhension.

Que. S’est. Il. Passé. L’Eté. Dernier.

L’amour triomphe-t-il toujours ?

Nous les menteurs est une petite pépite, une explosion de sensations dans laquelle il faut plonger sans réfléchir. Mêlant habilement Young Adult et Thriller, E. Lockhart nous dévoile les pans d’un mystère poignant, d’une famille dont on rêverait de faire partie… mais que sommes-nous prêts à faire pour l’obtenir ?

Certains pourront critiquer le fait que le roman soit court. D’autres trouveront le plotwist un peu « gros ». Moi j’ai succombé aux charmes de cette écriture fluide, et surtout, à cette histoire d’amour qui m’a fait rêver sur les berges d’une île paradisiaque. Âmes sensibles, s’abstenir : la vie n’est pas toujours belle, les relations finissent parfois dans les flammes, et c’est ce que « Nous les menteurs » va vous prouver.

Après tout, qui n’a jamais menti à l’amour de sa vie ?

 

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Le couple d’à côté — Shari Lapena

Le couple d’à côté, Shari Lapena, Pocket Editions, Version numérique & poche, 21 septembre 2017

Plus personne ne tarit d’éloges sur Shari Lapena. Je n’avais qu’une hâte, me plonger dans cette histoire haletante… alors certes, le résumé m’a laissée un peu de marbre au début. Mais dès que j’ai parcouru la première page, j’ai compris que ce texte saurait m’emmener où il le voulait…

Nous faisons la rencontre d’un couple venant tout juste d’avoir un bébé. Anne et Marco ont du mal à trouver leurs marques avec cette nouvelle parentalité qui leur est tombée dessus sans prévenir. L’amour n’est plus vraiment au rendez-vous, et Anne est très réticente à l’idée d’aller dîner chez ses voisins, encore engluée dans un baby blues qui ne la quitte plus. Marco la convainc toutefois de la suivre, de venir passer une soirée « comme avant ».

J’ai trouvé les sentiments des personnages extrêmement bien retranscrits.

J’ai adoré découvrir ce couple dont l’amour s’est étiolé au fil des semaines, et surtout, l’auteure a su me happer dès la première seconde. Qui a fait le coup ? La voisine, qui semble draguer Marco durant le dîner ? Anna, qui, saoule, ne se rappelle pas de la soirée ? Cora, leur enfant, est-elle seulement toujours en vie ?

De nombreux rebondissements bien trouvés viennent dynamiser le texte.

Des mensonges, des trahisons, des personnages qui appairassent, d’autres qui restent en retrait, en filigrane. J’ai aimé les flics qui ne lâchaient rien, et qui pour une fois avaient une part importante de l’intrigue sans éclipser les autres personnages. La plume de l’auteure est belle, douce, fluide, et je me suis laissée porter par les pages sans voir le temps passer.

Mais alors pourquoi avoir mis une note aussi basse ?

J’ai trouvé la fin légèrement décevante. Le dernier tiers traîne en longueur, les pensées sont ressassées, il y a énormément de nouveaux indices mais l’histoire semble piétiner un peu. Franchement, le lire en poche sur la plage est un petit plaisir que je conseille à tout le monde. Ne vous attendez pas à avoir un coup de cœur, mais certains plotwists sont bien pensés, les personnages sont attachants, et bon sang, on a quand même envie de savoir la fin…

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Sous ses yeux — Ross Armstrong

Sous ses yeux, Ross Armstrong, Editions Pocket, août 2017, format broché et numérique

Je suis tombée par hasard sur Sous ses yeux de Ross Armstrong dans une petite librairie parisienne. Publié en Pocket, avec un résumé assez alléchant, je me suis jetée dessus en espérant tomber sur une petite pépite… et malheureusement, je suis tombée de haut !

On suit donc l’histoire d’une jeune femme qui s’ennuie dans sa vie de couple et dans son emploi. Armée d’une paire de jumelles, elle épie le comportement de ses voisins, un hobby qui n’a que peu d’intérêt… jusqu’à ce que l’une de ses voisines soit retrouvée morte.

Lily se met donc en chasse, à la recherche du coupable.

La plume de l’auteur est… très très très particulière. J’ai été enchantée de tomber sur un nouveau style au début mais je me suis vite lassée. Tout est une question de non-dits, de réalité ou de rêves… On ne sait jamais vraiment si ce qui se produit est réel ou non, si la protagoniste est saine d’esprit ou non.

Les « plotwists » sont visibles à mille kilomètres à l’avance. D’ailleurs, j’en avais deviné deux dès les 50 premières pages, ce qui est plutôt désagréable quand on parle d’enquête… car oui, le coupable est évident.

J’ai souvent passé des passages car je voulais vraiment connaître la fin mais je n’accrochais pas à la plume, pas à l’intrigue… et pas plus à la personnage principale, que j’avais envie de frapper tous les quatre matins. Elle se comporte de manière hyper curieuse, a des réactions que je trouve illogiques… enfin bref, je n’ai pas accroché.

Pourquoi avoir mis la moyenne malgré tout ? Parce que la plume de l’auteur instaure un suspense qui fonctionne malgré tout. Le côté thriller est bien présent, on a qu’une envie, dévorer les pages. Alors voilà : je suis restée sur le bas-côté pour ce roman là, mais peut-être que vous, il saura vous séduire…

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