Un Nouveau Monde, Tome 2 : L’intégration – Tessa Nauvel

Un nouveau monde, tome 2 : L’intégration – Tessa Nauvel – Auto éditions – Juin 2017 – 700 pages

ATTENTION spoil si vous n’avez pas lu le tome 1.

Une fois n’est pas coutume (quoi que), je commence mon avis par la fin du livre. Non mais c’est quoi cette putain de fin ???!!!! WHAT THE FUCKING FUCK ?!? Je jure que l’auteure est une sadique. Je la déteste !!!! Qu’est-ce que je la déteste à cet instant précis. Mes sentiments pour elle ne sont pas sympathiques, loin de là.

Vous ne me connaissez pas encore et habituellement je dis beaucoup de gros mots, là je suis au stade bien avancé avec : putain de bordel de merde de cul de chiotte qui fait chier et qui me casse les couilles de mes ovaires ! Oui, l’auteure me tue, elle m’a fait monter au firmament, m’a tellement fait espérer, puis rêver et vivre pour finir telle une serpillière desséchée sur un sol décrépi dans les méandres de la tristesse et de l’injustice.

C’est juste pas possible de finir un livre comme ça, mais enfin ma santé mentale, déjà pas géniale, va basculer sans retour en arrière possible ! Je respire profondément et j’essaye de reprendre le cours de l’histoire, de mon histoire et de mon ressenti avec ce tome 2. 

Déjà soyons au clair, c’est un véritable coup de cœur !

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J’ai accroché tellement vite. J’aurais préféré que tout le livre soit du point de vue d’Arone. Je comprends évidemment qu’Amélia fasse partie de l’équation, mais j’ai ressenti quelques longueurs et répétitions avec elle. En revanche, quelle fin, wowww !!  Elle m’a coupé le souffle. Et je dois dire que d’un côté je kiffe mon malheur. Oui c’est une frustration énorme mais c’est tellement bon de ressentir une chose de façon aussi puissante. Ça prend aux tripes et, même si ce n’est pas toujours agréable, il n’en reste pas moins que c’est fort appréciable de se mettre dans un tel état pour (seulement ?) un livre.

J’étais tellement impatiente en lisant ce nouvel opus. Impatiente de retrouver Amélia mais aussi et surtout Arone, bah oui, #TeamAriméen

J’ai vraiment apprécié d’avoir dès le début le point de vue d’Arone et ce durant plus de la moitié du livre. J’ai apprécié la façon dont il a été décrit avec ses sentiments à lui. C’était assez jouissifIl a vraiment évolué de par différents aspects, il s’est comme assagi principalement à cause des responsabilités qui lui incombent en tant que Vaxsar.

Les multiples (oui il y en a plusieurs) retrouvailles sont tellement intenses, je suis sûre qu’Arone, du fin fond d’une galaxie lointaine a ressenti les déchaînements chaotiques de mon rythme cardiaque et pas seulement ! J’ai adoré leur combat, leurs tentatives plus ou moins vaines de résistance qui m’ont fait penser à des préliminaires, tant c’était là aussi, intense. 

Sur ce tome, étrangement (ou pas), on est plus du côté d’Arone, contrairement au premier où prédominait ma sympathie pour Amélia, pas à tous les niveaux certes, mais de manière générale. Là je change d’avis, et je deviens team Arone (ok, je l’avoue j’étais déjà conquise avant), comme si avoir son point de vue dès le début légitimait (presque) tout le reste.

Parce que si vous avez aimé le connard qu’était Arone dans le tome 1, bah vous l’aimerez toujours dans le tome 2.

J’ai aimé voir Arone s’ouvrir et donc accepter peu à peu ses sentiments, sa condition, l’inévitable et l’évidence si incisive dans leur relation, l’intensité de leurs sentiments et leurs conséquences pour mon plus grand plaisir. Je me suis bien évidemment sentie désolée pour ce qu’Amélia vivait mais j’ai aussi été prise d’incompréhension sur son état. Ses réactions parfois puériles et ses départs au quart de tour m’ont pas mal agacée.

On découvre également une nouvelle Am, dans un rôle qui prend de l’importance et qui aura un réel impact pour les Natifs et les Ariméens grâce à certaines découvertes. Un petit point négatif avec ses points de vue. Ça va un moment, mais c’est un peu répétitif au niveau de ses pensées, et son manque de confiance.  

Frustration, espoir, attente, soulagement, bonheur m’ont accompagnée une bonne partie de ma lecture.  

104157090_303540077344801_3107627675654526734_nJ’ai été enfin pleinement heureuse. Je voulais juste profiter et rien d’autre. Et pour profiter, on peut dire qu’on profite. J’étais à la limite de l’overdose. L‘intensité électrique, la passion dévorante. Divinement chaud. La perte de contrôle. Autant de ressentis qui ont su s’accorder et me faire apprécier plus encore ma lecture.

Je me suis un peu essoufflée à partir du tiers/quart restant, même si il y a quelques rebondissements qui permettent de prendre le dessus. Rebondissements qui je l’avoue m’ont laissée un peu dans l’incompréhension de certaines situations mais qui ont su se marier avec un bel espoir. 

Il y a également eu deux révélations dont une que j’ai vu venir depuis le premier tome. J’aurais vraiment préféré ne me douter d’aucune des deux pour être dans une totale surprise, à la limite de l’aploplexie.

J’ai trouvé la plume de l’auteure plus agréable, moins de phrases à rallonge ou en tout cas, je ne m’en suis pas rendu compte. A certains moments, l’écriture était poétique, et même enchanteresseEn revanche je déplore quelques coquilles mais j’ai apprécié le fait que l’auteure le signale en début de livre. 

En résumé, je trouve que ce tome 2 prend un virage à 180°. Autant le premier peut être lu par des adolescents, autant celui-ci est tellement chaud qu’on est sur du + 18 ans et quel plaisir ! On passe vraiment à la catégorie supérieure. On retrouve nos deux héros quelques années après, avec leur évolution personnelle, et on va passer par divers états d’âme.

Et cette fin ? Je crois que j’en ai déjà dit pas mal mais je vous assure que mon coeur s’est comprimé dans sa cage thoracique et à la fois il a comme explosé en prenant trop de place. J’étais dans un état. 

 

Sasha Urban, Tome 2 : La Diseuse de Mésaventure – Dima Zales

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Sasha Urban, Tome 2 : La Diseuse de Mésaventure – Dima Zales * Mozaika Publications (avril 2020) * 332 pages

Si le premier tome avait quelques points négatifs qui ont desservi ma lecture, je me suis surprise à me lancer directement dans la suite. Et chose encore plus surprenante, le scepticisme ressenti a été complément balayé dans ce deuxième tome.

J’ai adoré ma lecture ! « Sasha Urban » est vraiment une lecture qui fait du bien et qui plaira aux fans d’Urban Fantasy.

98361763_885223991970339_4520537324823511040_nBien sûr, il y a encore quelques longueurs et des passages peu crédibles mais j’ai trouvé que l’histoire partait moins dans tous les sens et que l’on y rentrait plus en profondeur.

En effet, on plonge un peu plus dans l’univers créé par Dima Zales et je dois avouer que c’est fort intéressant voire même original : on y découvre de nouveaux mondes, de nouvelles créatures et le mystère reste en suspens concernant certains personnages. Cela donne du rythme et nous garde dans l’attente tout au long de la lecture.

Ça m’a donné envie de tourner les pages frénétiquement pour avoir des réponses… !

Le personnage de Sasha est toujours aussi sympathique et plus ça va, plus je m’attache à elle. J’adore son caractère, son intelligence et ses traits d’esprit. Le mystère sur son passé reste entier et j’ai vraiment hâte d’en apprendre plus sur elle !

98368635_2648107665433563_6455196813501661184_nNero, son patron, m’a un peu fait penser à Barron Jerricho de par son comportement : à souffler le chaud et le froid, à rester mystérieux sur lui, ses sentiments et sur ce qu’il est. Son personnage m’intrigue au plus haut point, et son charme sauvage ne me laisse pas insensible, je dois dire.

Concernant les autres personnages, j’adore particulièrement les trois colocataires de SashaFélix, Ariel et son chinchilla, Fluffster ! Ils forment une belle bande soudée et attachante. Et l’auteur leur donne une place entière dans la vie et le récit de Sasha Urban et c’est vraiment appréciable.

Ce deuxième tome est bourré d’action, il ne se passe pas un chapitre où l’héroïne ne risque pas sa vie tant elle a un karma de merde… Mais on accroche malgré tout à l’histoire, à l’univers et aux personnages. On se surprend à en redemander et à être déçu que la fin arrive si vite.

J’ai maintenant hâte de me plonger dans le tome 3 et retrouver tous les personnages.

Note 4,5

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Un Nouveau Monde, Tome 1 : L’unification – Tessa Nauvel

Un nouveau monde, tome 1 : l’unification – Tessa Nauvel – Auto éditions – Mai 2016 – 676 pages

Le livre nous plonge au 22e sièclehumains et aliens, présents depuis plus d’un siècle sur Terre, vont se côtoyer en vue d’un programme d’unification.

De prime abord, le livre ne me parlait pas plus que ça, mais la curiosité étant plus forte je me suis laissée tenter. Après tout, d’autres formes de vie existent peut être.

Les Ariméens ont une vision assez objective de l’humain dans son intégralité. A titre personnel, j’adhère à pas mal de principes, d’idéaux clamés dans ce livre par l’auteure via ces derniers. J’en suis même venue à me demander si finalement je n’étais pas moi-même une native, ou « l’envahisseur », de par la multitude de convergences d’opinions que j’ai retrouvé avec eux.  

Le prologue est trèèès (trop) long. Alors certes on pose les bases de ce monde nouveau mais il n’en demeure que si je m’étais écoutée et que je n’avais pas eu là encore, cette curiosité, j’aurais probablement arrêté. Et par chance, je ne l’ai pas fait ! 

La plume de l’auteure est jolie, recherchée, vivante, agréable mais pas toujours très fluide. La faute à certaines phrases à rallonge. 

Dura100825218_619543418907821_1089563792028729344_nnt ma lecture, j’ai trouvé que certains passages étaient un peu déséquilibrés, soit trop longs soit pas suffisamment exploités, principalement en début de livre, puis quand on découvre le point de vue d’Arone. Néanmoins ils restent peu nombreux donc n’altèrent en rien la continuité de l’histoire.

On se retrouve en immersion totale dans le nouveau mode de vie d’Amélia, une adolescente de 16 ans, terrienne, qui intègre un programme d’unification afin de permettre une réelle cohabitation entre Terriens natifs et Ariméens. Amélia a toujours été attirée par eux, leur différence, leur culture, et pour elle, cela ne pouvait se passer différemment.

C’est une jeune fille très ouverte, curieuse de tout, sans préjugé quelconque, accessible et sympathique. Elle se lie très rapidement d’amitié avec Etena. Néanmoins, elle saura faire preuve d’une certaine force de caractère pour tenir tête à son « bourreau ».

Son « bourreau », Arone, est un Ariméen, né sur Terre, de parents Extra. Il a 19 ans et termine sa dernière année d’études. Il exècre la race humaine, est bourré de préjugés sur les Natifs et prendra un malin plaisir à nous laisser présager qu’il se joue d’Amélia. 

Son comportement est hautement agaçant et le fait que ce qu’il avance pour se justifier ne soit que la vérité, m’a encore plus énervée. 

Chaque lecteur pourra se faire sa propre opinion, la mienne ayant été assez rapide, la réponse se confirmera, ou non, à la fin du livre.

J’ai trouvé certains passages peu utiles, les explications données ne justifiant pas son comportement, mais sa version nous éclaire avec quelques révélations intéressantes, qui permettent ainsi d’en apprendre un peu plus sur lui. On découvre alors un Arone plus humain, plus attachant. C’est à ce moment là que mon avis sur lui a diamétralement changé et mon regard a évolué. J’étais vraiment peinée, et triste pour lui. Il m’a réellement attendrie.

On passe un peu par les montagnes russes dans la relation entre Amélia et Arone.

L’auteure a bien su jouer avec mes nerfs. Quand on ne pense pas que cela puisse être pire, eh bien, ça le devient, et assez rapidement.

J’ai adoré détester Arone, j’ai adoré être en colère contre lui, à vouloir lui envoyer moi aussi des gifles. 

101439899_3108069369232353_7578496207840870400_nConcernant Amelia, j’étais agacée qu’elle ne se rende pas compte des choses et qu’elle manque autant de confiance en elle. Avec Arone, elle apparaît telle une poupée de chiffon, sans volonté, sans self contrôle. Il en fait ce qu’il veut et elle retombe inlassablement dans ses filets, malgré les risques avérés tant physiques que psychologiques. J’avais envie de la secouer et de lui dire stop ! MAIS, j’avais aussi envie qu’elle continue, même si elle devait se brûler les ailes, Arone me donnait envie qu’elle se lance à corps perdu.

J’ai ressenti assez rapidement l‘attraction entre les deux, à chacune de leur rencontre. Une fusion, une évidence, finalement, peu importe les risques. J’avais envie de plus et leur relation est montée crescendo, c’était parfait. Le fait que l’histoire se déroule sur une année ajoute une part non négligeable à la crédibilité de leur relation.

C’est un amour puissant, interdit et littéralement destructeur. Néanmoins, c’est un amour sincère et beau.

Un amour également frustrant car il ne pouvait exister bien que j’en voulais plus encore.

J’ai trouvé agréable de voir une évolution humaine et en parallèle une régression matérielle.

Ce livre appelle à un vrai questionnement sur la façon de vivre des humains, du respect de notre maison, la Terre et entre nous humains, et je trouve que cela apporte une réelle force au roman.

En revanche, j’aurais voulu avoir de plus amples informations sur les caractéristiques des Ariméens. En effet, j’ai trouvé intéressant les différences entre humains et ariméens. Leurs particularités m’intriguent, je suis à la limite de la fascination pour leur espèce.

J’ai également ressenti quelques manques d’informations. Des choses qu’Amélia a pu voir ou vivre, mais qui n’ont pas été retranscrites et qui me paraissaient importantes. Néanmoins, cela n’a gâché en rien ma lecture.

Désormais, je n’ai qu’une hâte, lire le tome 2. En espérant qu’il y aura beaucoup de leur relation et des divers personnages qui ont gravité autour d’eux.

Sasha Urban, Tome 1 : La Fille Qui Voit – Dima Zales

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Sasha Urban, Tome 1 : La Fille qui Voit – Dima Zales * Mozaika Publications (mars 2020) * 398 pages

Je suis tombée tout à fait par hasard sur cette série. Je ne suis pas très friande de ce genre de couverture mais, je dois dire, que le résumé succinct m’a intrigué. De plus, je ne connaissais pas l’auteur, c’était donc l’occasion de me lancer pour découvrir une nouvelle plume.

Si l’univers est très intéressant et nous laisse, à la fin du roman, un petit goût de « j’y reviendrais bien volontiers » , le roman compote quelques défauts qui pourraient ne pas plaire à certains.

97070987_445393549645649_1885738316528091136_nEn effet, j’ai trouvé quelques longueurs qui rendent certains passages redondants et des explications de mots superflues. Comme si l’auteur avait eu besoin de faire des phrases pour augmenter le nombre de pages. Le début du récit paraît un peu lent à se mettre en place, l’auteur tâtonne à nous abreuvant de détails partants dans tous les sens, ce qui dessert cette première partie du roman, d’après moi. Aussi, le manque de crédibilité de certaines scènes m’a fait lever les yeux et soupirer à de nombreuses reprises.

Heureusement, la deuxième partie de roman s’avère beaucoup mieux construite et les nouveaux évènements redonnent un bon rythme à la lecture.

L’univers en soi est vraiment sympathique. On y trouve des vampires, sexy et attirants bien sûr, de la magie, des zombies parfois dignes de Walking Dead et bien d’autres créatures… Entre être « Conscient » et sous « Le Mandat » le contexte s’avère être assez originale pour que l’histoire sorte un peu du lot. 

96596484_2620218554893683_1337232965188452352_nMême si je l’ai trouvé un brin naïve, j’ai beaucoup aimé la personnalité de Sasha, notre personnage principal. Elle est fraiche et dynamique, avec ses failles qui rendent son personnage beaucoup plus crédible. J’ai beaucoup aimé les détails sur le côté illusionniste/mentaliste de Sasha. L’auteur nous dévoile quelques secrets sur ses tours passe-passe, et c’est vraiment intéressant de comprendre comment les illusionnistes arrivent à berner les spectateurs ! Ça me rendra d’autant plus observatrice quand j’en verrai un à la télévision.

Les protagonistes qui gravitent autour d’elle sont tout aussi intéressants et intrigants. On sent une certaine tension avec l’un d’entre eux et on ne peut s’empêcher d’être dans l’attente d’une petite romance (qui se fait attendre dans ce premier tome).

Quelques zones d’ombre nous laissent avec des interrogations et nous donnent envie de continuer cette série. Malgré les quelques défauts présents dans ce premier tome, la plume de l’auteur est fluide et agréable lire. Je lirai sans doute la suite car je suis curieuse de voir ce que l’auteur réserve désormais à Sasha.

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Eve of Man – Giovanna & Tom Fletcher

Eve of Man est une petite pépite de Young Adult. Je ne m’attendais clairement pas à accrocher autant à l’univers et c’est une très belle découverte pour ma part. Un peu déçue de ne pas avoir compris qu’il s’agissait d’une trilogie, car l’attente pour le prochain tome va être un supplice !

Nous plongeons dans un monde pas si éloigné du nôtre, si ce n’est qu’il y a une technologie légèrement plus avancée que et un problème majeur : plus aucune femme n’est née depuis près de cinquante ans.

Jusqu’à ce que l’incroyable se produise et qu’Ève vienne au monde. Ève est alors mise « en cage », protégée dans un immense Dôme qui surplombe la ville et où elle grandit dans l’espoir, peut-être, de procréer avec un Potentiel, l’un des hommes choisis par le gouvernement pour espérer avoir une descendance. A part les « Mères », des vieilles femmes âgées de 60 ans et la directrice du programme, Vivian, Ève ne connaît personne, ne rencontre personne et a pour unique amie Holly, un hologramme quasi-humain pour faire croire à la jeune femme qu’elle n’est pas seule.

Mais alors qui est Bram, et comment parvient-il à entrer en contact avec Ève ?

Je préfère vous laisser la surprise. J’ai adoré le parti pris des deux auteurs. Je pensais tomber sur une romance un peu bateau et banale où l’héroïne tomberait folle amoureuse du résistant qui voudrait la sauver des griffes du méchant gouvernement, alors que pas du tout ! La façon d’introduire le protagoniste masculin est très très ingénieuse et je ne l’avais encore jamais lu en science-fiction. Alors je ne vais pas vous mentir : de nombreux plotwists sont assez prévisibles et je n’ai pas lu ce roman pour sa trame.

Il y a ce petit détail qui change tout : les héros.

Je suis tombée amoureuse de Bram, de sa façon de voir Ève, de voir la vie, de voir l’amour. 

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Je suis tombée amoureuse de ces personnages jeunes, naïfs.

On sent bien qu’il s’agit d’un Young Adult mais j’ai aimé retrouver leurs premiers émois. Je me suis beaucoup attachée à Ève, qui essaye de faire de son mieux alors qu’elle est pieds et poings liés.

La plume des auteurs est vraiment douce, adaptée au roman. Le seul petit défaut que je trouve au texte est peut-être ses moments un peu répétitifs. Nous avons beaucoup d’introspection de la part des protagonistes et certains passages auraient mérité d’être un peu élagués. De plus, les auteurs ne prennent pas forcément le temps de donner des raisons extrêmement scientifiques derrière l’incapacité chronique des femmes à procréer. En tout cas, pas dans ce premier opus.

Néanmoins, c’est une superbe découverte qui me laisse encore de nombreuses questions en tête, car le roman se coupe à un endroit charnière. Je suis très frustrée de ne pas avoir la suite entre les mains haha. Ce roman est bien la preuve que parfois, une jolie plume et des personnages attachants peuvent faire plus qu’une trame originale. 

 

Pour conclure : une très belle découverte young adult science-fiction, efficace, et dont les sentiments romantiques ont tout de suite fonctionné pour moi. Le genre de lecture dont on a besoin en ce moment, je trouve.

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Note 4,5

Je remercie Page Turners pour ce service presse.

Dark Elements, Tome 0,5 : Amour d’Antan – Jennifer L. Armentrout

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Editions J’ai Lu pour Elle (Mai 2020) – Env. 148 pages

J’attendais la sortie de cette série depuis déjà quelques mois, intrigué par le résumé. Il faut dire que je n’ai que très rarement lu de série abordant le thème des Gargouilles, j’étais donc très curieuse de voir comment Jennifer L. Armentrout allait développer le sujet.

Il faut se l’avouer, une Gargouille ce n’est pas tellement sexy et je ne vous le cacherais pas, la façon dont les décrits l’auteure ne fait pas non plus ultra rêvé. Mais j’ai aimé qu’elle ne tombe pas dans le trop « too much » pour rendre leurs apparences moins fantasques aux yeux du lecteurs (mais elle se rattrape avec leurs apparences humaines, ahah.)

Pour en revenir à l’histoire en elle-même, « Amour d’antan » est un petit préquel qui, d’après moi, n’est pas indispensable de lire pour pouvoir se plonger dans le premier tome et en comprendre l’univers. Mais il est tout de même plaisant de pouvoir en apprendre plus sur le rôle des gargouilles et ce qu’ils entreprennent sur terre pour protéger les humains des démons.

Par contre, j’ai un peu moins aimé leur côté « les hommes à la guerre et les femmes à la maison »… Heureusement ce côté légèrement « soumis » est gommé par le personnage féminin, Jasmine, et son tempérament quelque peu rebelle.

Sa relation avec Dez est mignonne mais le pardon est un peu trop simple et facile à mon goût. J’aurais aimé un peu plus de difficulté que de simples conditions pour que Jas pardonne à Dez. Bon forcément en 140 pages, difficile de développer une histoire mais tout de même.. !

On a également la surprise de croiser Layla, le personnage principal de la série. Je ne m’attarderais pas sur elle mais j’ai vraiment hâte de me plonger dans son histoire qui va, je pense, être pleines de complexités et de frustrations.

Bref, si ce tome 0.5 n’est pas indispensable, il a le mérite de nous donner un petit avant-goût de l’univers pour nous faire patienter avant la sortie du tome 1 !

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Feu & Sang : Les Origines du Trône de Fer – George R.R Martin

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Editions Pygmalion, novembre 2018, 500 pages
Je suis amoureuse du Trône de Fer. Voilà, c’est dit. La série, les romans, les personnages, l’auteur, la plume, tout, tout, TOUT me fait vibrer. Je ne m’étalerai pas sur ce que je pense de la série même si on pourrait en débattre dans les commentaires si ça vous tente…
Du coup c’est tout naturellement que je me suis jetée sur l’intégrale “Feu et Sang”, un préquel à l’histoire principale : comment Ageon de la maison Targaryen, qui ne vivait que sur un caillou à la base, a réussi à unir les Sept Royaumes pour devenir le Roi unique.
Daenerys Targaryen, dernière représentante de la maison Targaryen
Des dragons, des nouveaux personnages, de la géopolitique, je croyais tomber dans le meilleur roman de ma vie. Malheureusement, ce sera mitigé pour moi, principalement parce que le roman n’est pas raconté comme le Trône de Fer, mais il s’agit en réalité d’un traité écrit par un Maestre, pour la postérité.
Exit les sentiments, les pensées des personnages, les manœuvres à découvrir au fil du roman. Adieu les envolées lyriques, les amours maudites (parce que OUI, je lisais aussi GOT pour ça…) qui n’ont pas leur place dans un traité historique.
Nous n’avons pas le temps de nous attacher à un personnage qu’un autre prend déjà sa place : car ce roman est tout aussi violent et meurtrier et que la saga. Mon coeur s’est déchiré de lire chaque mort de dragon, plus innovante les unes que les autres.
J’ai adoré suivre le règne d’Aegon Sire-Dragon et de ses soeurs-épouses. D’abord Visenya , maîtrisant Noire Sœur sur son dragon Vhagar, menant les batailles les plus épiques qui soit. Ensuite Rhaneys, l’épouse poète, qui rêve de l’au-delà de la Mer du Crépuscule, et qui chevauche Meraxès, l’un des plus gros dragons existants. Ce n’est pas un spoil que de vous dire que tous les personnages trouvent la mort dans ce roman puisque ça retrace 300 ans d’histoire.
Drogon, Rhaegar, Viserion, les trois derniers dragons
Malgré tout, j’aurais aimé plus d’informations sur ces deux reines, qui m’inspiraient toute la sympathie du monde. J’aurais aimé lire leur amour pour leur frère, pour leurs enfants, pour leur dragon.
Elles mènent de superbes batailles notamment à Dorne, dans les déserts où le souffle du dragon est peu efficace… mais rien de tout cela.
Que des mots, bruts. Des faits, exacts.
Là où G.R.R. Martin reste un dieu à mon sens, c’est dans la stratégie.
Je trouve chacune de ses batailles superbe, chacun de ses personnages bien pensés et réaliste. Je ne lui retire pas ça dans ce roman, pour mon plus grand bonheur.
Je me dois simplement d’alerter celles qui voudraient se lancer dans l’aventure. Pour moi, ce roman est surtout du “fan-service”. Vous ne trouverez aucun ingrédient de fantasy, ni les personnages que vous avez aimé suivre. C’est pour agrémenter le monde, pour donner l’opportunité de découvrir d’autres choses à propos des Sept Royaumes.
Conclusion : une bonne lecture, mais pas pour tout le monde, et pas forcément un “bon roman”. Pour moi un roman doit savoir être bon sans qu’on le rattache forcément à la sage principale, c’est un coup d’épée dans l’eau dans ce cas.
note
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