Les Inséparables – Julie Cohen

Ce texte est un petit bijou brut, une plongée dans l’amour pur et tout ce qu’il a de plus beau.

Les Inséparables, J’ai Lu, 448 pages, sortie le 21 octobre, Julie Cohen

J’ai plongé dans ce roman sans aucune attente. Ou peut-être celle de lire un thriller flirtant avec le contemporain. Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps pour ma part… j’ai a-do-ré. Je ne m’attendais pas du tout à tomber en amour pour ce texte. Je l’ai dévoré en quelques heures… mais je vais vous en parler plus en détails.

Le roman s’ouvre sur un couple de grands-parents, adorables, qui s’aiment encore, malgré les années, les rides, les souvenirs. Sauf que voilà : Robbie a Alzheimer. Lentement, le passé s’étiole, ne reste que l’hébètement. On suit pendant quelques pages le quotidien de ce couple… qui en réalité n’a rien de banal. Ils apprennent finalement le décès d’un de leur ancien ami, un certain « Christopher » et le début du roman se termine sur cette seule certitude : ils ne sont plus que deux à connaître leur secret.

Tout le roman ensuite n’est qu’un retour en arrière chronologique.

Il est divisé en quatre parties : la première est le présent, la deuxième dix ans plus tôt, puis vingt ans plus tôt, puis trente ans plus tôt.

Chaque partie nous en apprend un peu plus sur ce couple, profondément amoureux, profondément passionné. Sur ce que l’amour nous pousse à faire. Sur les raisons de leur séparation, des années auparavant, les raisons de leur rencontre, de leurs disputes, et surtout, quel secret ils ont caché toute leur vie.

La plume est belle, magnifique, elle m’a emportée aux portes des larmes. J’étais dans la gare en train de lire et j’ai dû faire des pauses pour ne pas me laisser aller à l’émotion.

Ce texte est un petit bijou brut, une plongée dans l’amour pur et tout ce qu’il a de plus beau.

Je suis tombée amoureuse de Robbie, de son amour pour Emily, de tous les sacrifices qu’ils ont fait l’un pour l’autre. Ce roman est touchant, percutant, flamboyant.

Pourquoi ne pas lui mettre un coup de cœur ? Un tout petit bémol pour les quelques longueurs en milieu de roman. Il aurait pu être légèrement plus dynamique. Mais ça n’entache pas tout ce qu’il m’a fait ressentir. C’était un réel voyage. Je remercie chaudement J’ai Lu pour ce Service Presse qui m’a fait découvrir ce roman époustouflant.

Amy Byler envoie tout valser – Kelly Harms

Amy Byler envoie tout valser – Kelly Harms – Editions J’ai Lu – 26 Août 2020 – 382 pages

Le paradigme de la maternité est universel. Mais il est également, je pense, assez consensuel. Nous sommes en 2020 et encore aujourd’hui, la parole des mères a du mal à s’élever de par les pressions familiale, sociale et sociétale. On part du principe que « t’as voulu un gamin, occupe t’en, t’as rien à faire de la journée, tu restes à la maison, alors c’est pas compliqué et ferme ta gueule ». Et puis c’est dans la nature, les femmes s’occupent des enfants depuis la nuit des temps, point. Ok, ok, c’est peut être violent mais c’est néanmoins la réalité et ce que pensent beaucoup. Il est difficile pour beaucoup de femmes, et plus particulièrement de mères, de dire, d’oser dire ce qu’elles pensent vraiment, ce qu’elles ressentent réellement. Non ! Le jour où son enfant nait n’est pas forcément le plus beau jour car un accouchement c’est extrêmement compliqué, extrêmement dur, mais n’oublions surtout pas de sourire sur les photos parce que tant que le bébé va bien alors, tout va bien. Et la mère dans tout ça, on en parle ? Non, elle a juste servi à porter un enfant pendant 9 mois, avoir un corps qui a possiblement fait tout et n’importe quoi, puis à expulser de son corps, cet être assez grand, voire gros, mais surtout, tais toi, c’est ton enfant, c’est le plus jour de ta vie, tu n’as point droit à la parole. Je ne parle même pas de la culpabilité. Il n’est pourtant pas si anormal d’en avoir ras la casquette. De ne pas toujours avoir envie de faire passer les envies de ses enfants, de ne pas toujours penser à eux et je vais même aller plus loin, de ne pas les aimer de manière inconditionnelle dès leur naissance. Oui oui, messieurs, dames, ce sont des choses qui arrivent bel et bien et ça ne sert à rien de culpabiliser au possible la maman avec ça parce que soit elle ne le dira pas, ayant trop honte, soit elle n’aura ABSOLUMENT pas besoin d’entendre des remontrances.


Bref, voilà un petit avant propos. Et pourquoi ça ? Parce que certains livres amènent à une réflexion. J’ai déjà approfondi plusieurs sujets grâce à des bouquins, cela mais il me paraissait important de faire une petite entrée à la matière avant de vous parler de l’histoire en elle même, voilà qui est fait. 

Ce livre met en avant une maman célibataire, une épouse seule, mais avant tout une femme qui s’est perdue en chemin et qui va essayer de se retrouver voire même de se trouver, Amy. Le début est plein d’émotions, de (tristes) réalités et de justesse. On ressent la réelle souffrance d’une femme et d’une mère qui se fait lâchement abandonner par son mari, John, voilà 3 ans de cela, la laissant avec Cory, sa fille et Joe, son fils (notez que j’utilise « sa » et « son » et non pas « leur » comme pronom). On ressent, découvre, partage la pression qu’une femme, qu’une épouse, qu’une mère peut avoir sur les épaules. On anticipe sa libération, l’acceptation et le lâcher prise
Plusieurs passages dans ce texte sont très prenants, tendent vers le désespoir réel d’une mère à bout, la goutte d’eau qui a fait que tout a commencé à partir en vrille. C’est raconté avec une telle justesse qu’on éprouve sa détresse, ce à quoi elle a du faire face. J’ai été bien évidemment très touchée. Faire face quand on n’a pas le choix, vraiment pas du tout le choix, ou tout du moins, un choix radical ou un seul autre. Le parallèle parfois fait avec John n’est, pour moi, pas légitime. Il est parti et Amy n’a pas eu le choix, du moins, les choix qui se présentaient à elle étaient tous plus durs les uns que les autres. Mais parce que c’est une femme, elle a assumé ce que bon nombre d’hommes ne feraient pas forcément (attention, je ne dis pas TOUS les hommes, mais bon nombre). Je pense que l’auteure, Kelly Harms, a connu de près ou de loin ce qu’est le célibat avec enfant pour en parler comme ça ou alors je me plante totalement et elle est vraiment super douée.
Chaque début de chapitre commence avec une lettre de Cory, dans son journal d’été, une ado de 14 ans très mature pour son âge.

En ce qui concerne le livre en lui-même, le début est quand très long. Il faut attendre plus de 40% du bouquin pour découvrir ce qu’est cette histoire de « mamancipation ». Il y a pas mal de longueurs, l’histoire est assez « molle », le rythme plutôt plat. Bien que les sujets soient traités correctement, j’avoue m’être un peu ennuyée et avoir vu le temps passer, malgré une plume agréable.
En revanche j’ai apprécié que John puisse s’exprimer et nous laisser entrevoir les raisons de son abandon. Alors certes, chacun ou chacune peut décider de pardonner mais c’est le chemin vers l’explication et la compréhension qui m’a plu, car il ne s’est pas juste barré pour le plaisir. J’aurais néanmoins apprécié que ce soit un peu plus détaillé et approfondi. 

T’aimer à l’infini – Jill Mansell

T’aimer à l’infini – Jill Mansell – J’ai Lu Sélection – Juillet 2020 – 448 pages

Je dois être dans une bonne période côté lecture car je lis des livres qui me plaisent, beaucoup. 


Je referme « T’aimer à l’infini » de Jill Mansell et j’en profite par la même occasion pour remercier les éditions « J’ai Lu » pour ce service presse et cette très belle découverte. Quand je prenais mon bouquin et que je me disais, « allez Nan’, on se pose pour lire 5 minutes ». Les 5 minutes se transformaient en 30 min, puis en une heure.


Dans cette nouvelle histoire, j’ai suivi Ellie, une jeune femme – nouvellement veuve qui tente de continuer de vivre – ainsi que toutes les personnes qui gravitent autour d’elle. Une fois n’est pas coutume j’ai vraiment apprécié d’avoir les histoires de ses amis, j’y ai pris plaisir et ce, pour absolument tous les personnages, fait rare et qui mérite d’être souligné. Les histoires étaient toutes différentes mais chacune très agréables et je suis partie à chaque fois. 


J’ai vraiment apprécié d’avoir la vie d’Ellie avant l’accident de son mari, Jamie. La vie d’Ellie pendant l’accident, puis bien évidemment celle d’après. Avoir ses informations là, m’a permis de réellement bien la cerner, de connaître ce qu’elle était, ce qu’elle est devenue, ce à quoi elle aspirait et pour moi c’était important. Sur les lectures que j’ai eu où le deuil était présent, il me manquait ces moments là. J’ai trouvé que pour une fois, c’était complet. Ni trop ni pas assez, parfaitement dosé.


Je suis passée par diverses émotions, à commencer par la détresse, la profonde tristesse, le désarroi, le désespoir, ne plus savoir à quoi se raccrocher, ne plus savoir que faire. L’humour avec Rou, sa nouvelle voisine complètement déjantée mais attachante, vraiment. Todd, le meilleur ami de son défunt mari, Tony son beau père, toujours présent, Zach, son nouveau patron qui craque secrètement pour elle et je n’oublie bien évidemment pas Elmo le fidèle chien (à force vous commencez à savoir que je kiffe un peu beaucoup les animaux…).

Je ne les cite pas tous mais chacun avait un rôle important dans l’histoire et n’était pas là juste pour ajouter des péripéties. Bref tout ça pour dire que tout s’est fait naturellement, l’histoire se tisse autour d’Ellie à la perfection. Les protagonistes s’y greffent simplement et trouvent leur place dans la foulée. 
J’ai trouvé cette histoire très belle, la reconstruction d’une vie après la mort. Ellie est très touchante, notamment quand elle discute avec Jamie. Il y a des happy ends et là aussi, une fois n’est pas coutume, aucun ne m’a dérangée, ça ne faisait pas trop, c’était vraiment dans l’esprit du livre

Allez on ne change pas les habitudes, j’ai quand même relevé quelques points négatifs.J’ai quelques fois tilté sur des mots un peu bizarre, peu communément utilisés dans le langage courant. Les « Je t’aime » bien trop rapidement sortis.


La plume de l’auteure est agréable, malgré les mots bizarres, envoûtante. L’utilisation de la 3e personne du singulier ne m’a absolument pas gênée, j’avais l’impression d’être la spectatrice qui suivait la vie de plusieurs personnes tout simplement et tout naturellement.

Comme un battement d’elle – Sylvia Day

Comme un battement d’elle – Sylvia Day – Editions J’ai Lu – Juin 2020 – 248 pages

Je remercie les éditions J’ai Lu pour ce service presse.

Je referme ce livre et reste très sceptique. C’est la première fois que je lis un livre de Sylvia Day bien que j’ai 2 livres d’elle dans ma PAL qui attendent depuis des mois…

L’histoire commence trèèèès vite, beaucoup trop vite.

Lors de la première rencontre, Teagan, la protagoniste principale, décrit Garrett, le nouveau voisin, comme froid. Mais, on ne sait ni comment ni pourquoi, le lendemain tous deux s’avouent leur attraction réciproque. 

Euh.. Ai-je manqué un chapitre ? Ou deux ? Ou cinq ? Non je n’ai rien manqué, c’est simplement comme ça. 

Dans la foulée et sans plus d’explication, Teagan comprend que cet homme est quelqu’un de complexe, de sombre. Je n’ai pas compris d’où ça sortait, j’ai juste dû faire avec et m’en accommoder.

Bref, j’étais dans l’incompréhension la plus totale. Normalement, on apprend, on découvre ce genre de choses après plusieurs rencontres et confidences sur l’oreiller ou non. Là c’était en accéléré. J’ai eu l’impression de lire le milieu d’un livre, de lire une histoire déjà écrite, mais que je n’aurais pas lu, tant les les choses se passaient vite.C’est un peu dommage car j’ai trouvé l’histoire pas trop mal montée mais beaucoup trop rapide, beaucoup trop concentrée. 

J’ai eu du mal à cerner Teagan. Plusieurs fois dans différentes scènes on la voit répéter une action, on se dit qu’il doit y avoir quelque chose en lien avec ça mais en réalité pas du tout. D’un cela n’a rien à voir, de deux, cela n’apporte absolument rien car, derrière, ça n’aide pas mieux à la comprendre.

A côté de ça, je manquais cruellement d’informations la concernant. Pourquoi était-elle dans cet état ? Que lui était-il arrivé ? Je n’ai pas su comprendre son caractère, son comportement

En ce qui concerne Garrett, la magie n’a pas non plus opéré. La faute au trop rapide je pense. J’ai bien compris l’importance que Teagan avait pour lui de par son métier, sa passion. C’est un artiste qui a perdu le goût de peindre. Les écrivains ont le syndrome de la page blanche, lui de la toile blanche. Et sa rencontre avec Teagan va lui redonner envie, elle va devenir sa muse. J’ai bien évidemment été peinée par son histoire mais au delà, rien.

Les scènes de sexe étaient pas trop mal, mais j’ai surtout ressenti du programmé, comme si c’était prévu, comme s’il n’y avait pas ou trop peu de spontanéité, c’est un peu dommage. Je m’abstiens de tout commentaire sur les dialogues lors des scènes hot…

Sur la fin, eh bien comment dire, j’étais un peu entre deux mondes, me demandant si je comprenais bien l’histoire, relisant encore et toujours les passages mais force est de constater que oui j’avais bien compris. Mon cerveau a tourné à plein régime. Je ne me suis absolument pas doutée de ce qu’il en était.

La révélation est bien évidemment énorme mais… ça n’a pas su relever le reste de l’histoire.

J’ai trouvé certaines incohérences bien trop grosses pour me laisser prendre à ce jeu. J’ai essayé de comprendre ce qui s’était passé dans la vie de Teagan, mais j’avoue que j’en suis toujours au même point et je suis pétrie d’incompréhensions.

Alors évidemment, cette fin, m’a fait comprendre beaucoup choses, j ai été très surprise mais à côté de ça, eh bien, je reste perplexe, vraiment. 

Ce livre survole les domaines de la dépression (je pousserais même à trouble psychiatrique), des blessures, des reconstructions, du deuil.   

La plume de l’auteure est agréable et fluide. Les fans de la série Crossfire seront heureux de retrouver leur héros sur quelques lignes.

En soit, ça aurait pu être une histoire beaucoup mieux montée, avec des indices distillés ici et là. J’aurais pu être totalement éblouie à la fin par ce coup de génie qui se révèle ne pas en être un pour ma part de par le manque d’informations, le survol des problèmes, voire même, le bâclage. En revanche, cela aura peut-être fonctionné pour d’autres.

Covenant, Tome 5 : Sentinelle – Jennifer L. Armentrout

Jennifer L. Armentrout est vraiment l’une des reines du young adult mêlé à la dose fantastique. J’avais qu’une hâte après le tome 4 lire ce tome 5 tout en étant triste, car c’était synonyme de fin pour cette incroyable série qu’est COVENANT.

Ce tome fut magnifique, j’ai adoré du début à la fin complètement prise par l’histoire et par les émotions qui en découlent. Quand j’ai débuté cette série après Lux, je savais qu’elle avait un gros potentiel, mais je ne m’attendais pas qu’elle égale mon amour de Lux. Il faut dire que même si j’étais embarqué par l’histoire et par les différentes intrigues qui en résultent, ce fut moins le cas sur les personnages principaux.

Aiden me laissait de marbre, il lui manquait le petit truc pour me rendre accro. Alex , bien que je suis fan des héroïnes à fort caractère et tout, était plutôt exaspérante et manquait cruellement de maturité. Le seul qui avait trouvé grâce à mes yeux était l’affreux Seth (oui oui, j’adore les méchants, vous le savez bien ^^), même si j’ai bien aimé l’entourage d’Alex à l’exception de quelques personnes. 

Et puis j’ai lu le tome 4,5 et la tout à changé et ce tome 5 a juste confirmé le fait que j’aime notre couple principale autant que les autres personnages. Leur évolution a été spectaculaire tout comme cette série.

L’intrigue de Covenant m’a agréablement surprise depuis le début et chaque tome a été meilleur que le précédent et Sentinelle n’en fait pas exception. 

La bonne nouvelle, c’est que nous savons enfin qui est le Dieu derrière toute cette machination et ce qui le motive. La mauvaise, c’est que le combattre est toute une autre paire de manche. La bataille est même perdue d’avance, mais Alex et ses alliés n’ont pas dit leur dernier mot, quitte à laisse entrer un autre combattant ayant une réputation faisant aussi peur que notre mauvais Dieu pour gagner la guerre. 

Un tome époustouflant ! Entre les références sur la mythologie gréco-romaine, les créatures fantastiques, les personnages principaux et secondaires nous avons droit à un mélange tout bonnement exquis. Si vous n’avez toujours pas lu cette série, il est vraiment temps de vous y mettre. 

 

Les Greycourt, Tome 1 : Ma sorcière adorée – Elizabeth Hoyt

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Les Greycourt, Tome 1 : Ma sorcière adorée – Elizabeth Hoyt
~ Éditions J’ai Lu (mai 2019) ~ Env. 384 pages ~
~ Format Poche ~ Format Numérique ~

Avis de Jess

~ Je remercie les éditions J’ai Lu pour Elle pour ce Service de presse ~

J‘ai mis du temps pour me lancer dans cette romance historique mais une fois fait, j’ai bien apprécié ma lecture. Je me rends compte, une fois de plus, que ça fait toujours un bien fou de lire ce genre de romance !

N‘ayant jamais lu « Les fantômes de Maiden Lane » , je découvre avec ce premier tome l’auteure.

J‘ai  beaucoup aimé cette lecture. Elizabeth Hoyt nous offre une lecture forte grâce à Freya, personnage féminin principal, et ses idées avant-gardistes sur la place de la femme dans la société.

L‘idée original c’est que dans l’univers de l’auteure, il existe une société secrète dirigée par les femmes pour les femmes : Les Femmes Sages.  De génération en génération, elles ont pour missions de protéger celles dans le besoin.

Freya est donc missionnée pour espionner un Lord qui souhaite rétablir la chasse aux sorcières. Chasse aux sorcières qui pourrait menacer l’existence des Femmes Sages car elles sont, bien malgré elles, considérées comme des sorcières.

Il faut souligner que c’est un premier tome qui vient expliquer les événements dramatiques, qui a eu lieu une dizaine d’années avant, dans deux riches familles car la série s’intitule « Les Greycourt » et Freya n’en est pas une. Elle place donc dans « Ma sorcière adorée » les éléments et le fil rouge qui feront sûrement le fond de la série !

Série que je suivrai assurément car j’ai aimé la plume de l’auteure, l’histoire et les personnages qu’elle a créé : une femme forte et indépendante et un homme solitaire et sombre.. La relation entre-eux est plaisante à suivre : entre joutes verbales, tension et moments sensuels, on ne s’ennuie pas une seule seconde. J’ai aimé lire l’évolution de leurs sentiments, le tâtonnement qui se fait pour établir une relation dans le respect des convictions de chacun.

Je regrette seulement qu’on n’en sache pas plus sur les Femmes Sages mais je ne doute pas qu’Elizabeth Hoyt nous réserve quelques surprises pour la suite.

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Gâteau d’amour – Sophie Jomain

« Un écrit dévoué… d’une pure beauté ! »

Résumé - Gâteau d’amour – Sophie Jomain
Gâteau d’amour – Sophie Jomain
Editions J’ai Lu ~ Juin 2019 ~ Env. 352 pages
Format numérique / Format poche


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-Je remercie les éditions J’ai Lu pour la lecture de ce titre en service de presse-

J’étais impatiente de découvrir cette histoire et j’en suis pleinement contente ! En fermant ce livre, mon ressenti est à court de mot tant l’ensemble m’a bouleversée. Sophie Jomain, nous livre là avec ‘Gâteau d’amour’ un écrit dévoué… d’une pure beauté !

 

L’histoire débute par un aperçu en arrière dans le temps. Annabelle âgée de dix-neuf ans est contrainte de régler tous leurs problèmes à elle et sa famille. Rien d’autre de toute façon n’est envisageable qu’hormis la vie de Charles, son petit frère. Et ce même si cela signifie devoir briser le cœur de son grand amour Antoine et le sien par la même occasion pour pouvoir accepter l’offre de Cédric. Offre qu’elle ne peut refuser étant donné l’urgence de la situation…

Puis nous voilà projeté quelques années plus tard où Annabelle a à présent quarante ans. Elle s’est enlisée dans une relation à prendre très peu de décisions dans sa vie… Sa situation, ses choix passés ne lui ont jamais permis d’être libre de décider quoique ce soit. Mais ce temps est révolu. Il n’est pas possible de changer le passé mais rien ne l’empêchera aujourd’hui de donner un nouveau souffle à sa vie… même si ses plaies sont bien trop visibles pour être délaissées.

 

Des personnages qui mènent chacun leur combat, avec des vies qui se croisent…

Confrontée et piétinée dans de la perversion narcissique par son mari. Annabelle est une femme usée et brisée aussi bien physiquement que psychologiquement.

Antoine s’il ne manque de rien en vivant selon son bon plaisir, au gré de ses envies, de ses caprices, il reste malheureusement seul. Il n’a personne de qui prendre soin ni pour combler son vide affectif. Il a eu le cœur brisé à vingt ans et jamais il n’a tenté de recoller les morceaux, préférant conserver ses sentiments dans une boite fermée à double tour…

Un véritable bras de fer va se jouer entre les deux hommes. Cédric se sait tout-puissant par rapport au frère d’Annabelle. Il va jouer sur cette corde sensible sur elle pour asseoir son pouvoir… Cédric n’est pas un personnage au profil lambda, mais un connard. Pas le connard arrogant qui fera fondre votre cœur mais la pourriture par excellence que l’on rêverait de détruire tant les dégâts qu’ils occasionnent sont irréversibles, ravageurs et destructeurs dans l’âme.

Sophie Jomain nous entraîne dans un écrit très complexe au niveau des choix de vie à faire pour ne pas avoir de regrets ni de remords sur ce que cela implique et les sacrifices encourus, qu’il est difficile de faire face aux coups durs de la vie tout en gardant la tête haute. Parfois nos envies sont à mettre au second plan au détriment d’un être qui nous est cher. Une vérité est certaine cependant c’est que tôt ou tard les gens qui usent et abusent des autres finissent par être utilisés à leur tour. Et le retour de bâton peut être terrible…

L’auteure affine méticuleusement les traits de personnalité de ses personnages pour nous permettre de comprendre leur fonctionnement et leur réflexion en y détaillant les tenants et aboutissants pour décrypter leur langage.

Entre Antoine et Annabelle les rapports ont été rompus mais la plaie reste béante. Antoine ne pourra pas rester la regarder sans agir. Il lui donnera la force dont elle a besoin pour affronter celui qui a fait d’elle ce qu’elle est devenue. Tétanisée, il sera son soutien pour l’encourager à ne pas faiblir. En douceur et avec prévenance et bienveillance, il va fissurer sa coquille pour réparer autant que possible les dommages collatéraux pour l’aider dans sa quête de reconstruction de soi. Lui aussi ne sera pas épargné dans tout ce chamboulement car il va devoir guérir l’amertume qui le consume où elle reste l’unique responsable. Ne dit-on pas que les blessures peuvent être réparées par la personne qui les a commises ?

La présence d’Albertine dans cette histoire adoucie le côté dramatique du récit et apporte une touche de compassion et de générosité plus qu’appréciable ! Elle sera la bonne étoile d’Annabelle…

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