Le crâne de Malpasset – Nicolas-Raphaël Fouque

Le crane de Malpasset – Nicolas-Raphaël Fouque – Editions d’Avalon – Mars 2020 – 209 pages

Je tiens à remercier chaleureusement Nicolas-Raphaël Fouque ainsi que les éditions d’Avallon pour m’avoir permis de découvrir cette histoire.

 

Service presse un peu particulier car le « Crâne de Malpasset » est un préquel à « Une vieille affaire« . J’ai donc forcément retrouvé certains personnages déjà rencontrés dans la suite. Sachez par avance, que je vais comparer régulièrement les deux récits…

L’histoire est une multitude de ramifications sur un événement. Il n’en demeure pas moins que j’ai trouvé l’histoire de départ plus compliquée, moins simple que pour « Une vieille affaire ». 

J’ai également eu plus de mal à bien suivre le fil de l’histoire avec les nombreux retours en arrière qui concernaient les histoires de plusieurs protagonistes.

J’aurais apprécié avoir plus de dialogues, il y en avait peu. De par cette absence, j’ai ressenti un manque d’informations. Certes volontaire mais quelque peu frustrant et agaçant d’avoir les données au compte goutte, et souvent plus de questionnements que de réponses ayant pour effet de me retrouver prise dans un méli-mélo et créer des noeuds au cerveau

Néanmoins, très rapidement il y a eu de l’intrigue et cela a continué une bonne partie du livre. J’ai commencé à faire des suppositions sur qui était qui et pour quelle raison il faisait ça et… je me suis plantée lol. J’ai eu le choc d’une découverte que je ne peux clairement pas en dire plus, sinon je spoile l’histoire.

Je suis restée bien moins en mode WTF sur la fin que pour ”Une vieille affaire”.

Sur cette histoire, j’ai trouvé que ça tenait plus d’une fiction que la suite, que c’était moins osé, moins fourbe, moins pourri (même si on a encore trop de magouilles de la sphère des plus aisés).  

De manière générale, je dois dire que j’ai ressenti moins d’émotions pour ce récit. C’était raconté de manière factuelle, les choses étaient simplement relatées. 

Néanmoins, j’ai été touchée à deux reprises. La première, par la détresse d’un personnage  face à des accusations infondées mais sciemment dévoilées, qui auront pour conséquence de laisser le doute chez les gens. Et la seconde par le suspense et la petite peur qui commençait à tirailler mes entrailles.

Comme pour ”Une vieille affaire”, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de personnages, si bien que là aussi, la compréhension a été compliquée.

Il faut savoir, du moins, j’ai trouvé, que le récit ne tournait pas autour de Camille. Malgré tout, j’ai pu comprendre un peu mieux son comportement dans le livre suivant.

La plume de l’auteur est agréable et recherchée de par le champ lexical propre à l’histoire.

Bref, une histoire et une intrigue agréables qui m’ont un peu moins transportée qu’une vieille affaire.

Plume – Lilie Caron Borgogno

Plume – Lilie Caron Borgogne – Les Editions d’Avallon – Avril 2020 – 242 pages

Je sors de ma lecture assez partagée. J’ai beaucoup aimé Plume pendant les 90 voire 95%, du livre ; cependant je reste sur un goût d’inachevé, une fin trop brutale

Dans ce bouquin, on retrouve Noah, un homme de 34 ans, un peu particulier car sa vie n’est régie que par une culpabilité écrasante. Il va faire la rencontre de Gemma, 22 ans, qui progressivement, et pendant plusieurs semaines/mois, va transformer sa vie sans qu’il ne s’en rende compte.

104906667_887289801746279_3527854586810953170_nL’histoire commence au présent mais plus des trois quarts du livre se déroule 18 mois auparavant lors de la rencontre. On va alors découvrir leur histoire et les raisons qui ont fait qu’ils ont été séparés.

J’ai totalement accroché au personnage de Noah qui m’a énormément touchée. Il était un peu agaçant avec son ignorance et sa maladresse. Néanmoins, il ne se posait pas 1000 et une questions, ne ressassait pas ses doutes à tout bout de champs.

J’ai aimé voir sa transformation, sa renaissance au travers et grâce à Gemma. Son évolution était axée sur plusieurs aspects de sa vie (personnelle, professionnelle et sociale), et j’ai trouvé que c’était bien mené.

J’ai apprécié ressentir sa solitude au début, qui nous pose un peu le contexte sur l’histoire de sa vie. Solitude qui, par la présence de Gemma, va progressivement disparaître pour à nouveau revenir à cause de certains choix et certaines obligations.

J’ai également apprécié que les rôles soient inversés, de voir que pour une fois, c’est l’homme qui cherche une relation et non la femme. Le récit arrive à nous faire ressentir ce que peut parfois être la vie en terme de frustration mais également le gâchis auquel on peut se retrouver confronté.

Concernant Gemma, je suis un peu plus réservée. Sa passion pour la danse veut que ce soit une jeune femme courageuse, déterminée. Elle l’est par certains côtés. Noah va également l’aider là-dessus mais ce n’est pas ce que j’ai ressenti d’elle. J’ai avant tout ressenti une certaine joie de vivre, assez étonnant quand on voit leurs premiers jours. Parfois une insouciance, une envie de croquer la vie à pleine dents, de découvrir des bonheurs simples.

On sent vraiment qu‘il se passe quelque chose entre eux, sans savoir ce que c’est réellement. Ils ne sont pas indifférents à l’autre mais je n’ai pas ressenti d’amour. Plutôt de la tendresse et de la considération.

104310703_867644870412752_2388130121990537525_nLe livre est uniquement du point de vue de Noah, ce qui complique les choses pour avoir le ressenti de Gemma, j’aurais bien aimé avoir quelques détails de sa part, mais en soit, cela n’est pas dérangeant.

Enfin, là où se trouve le gros point négatif de ma lecture, c’est la fin. Pour moi, elle est moyennement probable alors que jusque-là, j’avais trouvé l’histoire d’une justesse bien écrite. Mais ce n’est pas tout, je ne m’attendais absolument pas à une fin aussi rapide, bien trop rapide, à la limite de la fin violente tant je n’y étais pas préparée.

Même si en soit la symbolique est jolie, j’aurais voulu plus. Et c’est ce qui me fait ressentir un goût d’inachevé.

“Plume” est une romance mais pas que. C’est une histoire sur la vie, sur la reconstruction, l’entraide mutuelle, l’évolution, les doutes et les joies. Je n’ai pas ressenti de passion dévorante mais l’histoire coulait toute seule.

Le récit est écrit comme une succession de faits, principalement quand on retrouve Noah seul. J’ai trouvé que ça pouvait apporter un contexte de lassitude, de répétition en total accord avec son état d’esprit à lui, nous permettant de mieux le cerner. En réalité, c’est tout au long du livre que c’est ainsi relaté, de manière factuelle, précise, sur ses gestes. Ça ne m’a globalement pas trop gêné, ça donnait un rythme particulier mais pas désagréable. 

J’ai eu quelques difficultés de compréhension au niveau des dialogues pour savoir qui parlait. De même, il y avait de petits soucis avec la présence de tirets quand ce n’était pas une parole. Néanmoins, la plume de l’auteure demeure agréable

En résumé, “Plume” fût un roman très sympathique dans lequel je n’ai pas vu le temps passer, même si je reste un peu déçue de la fin.