No Love No Fear, Tome 3 : Yano & play – Angel Arekin

No love no fear #3 Yano & play – Angel Arekin – Editions BMR, novembre 2017, 453 pages

Nancy

Attention spoil si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes.

Je referme ce tome 3 qui clôture l’histoire d’Erine et Yano et je suis retournée. Ce livre a été un concentré d’émotions. Je regrette tant de ne pas l’avoir lu plus tôt !

On retrouve Erine et Yano, à nouveau dans leur vie, avec un obstacle conséquent qui se dresse sur leur route et qui va tout envoyer valser. Et on a peur, qu’est-ce qu’on flippe !

99048901_244486360145412_2451417055946080256_nJ’ai débuté la lecture et je me suis sentie soudainement envieuse au point d’être bouleversée par la beauté, la puissance et la brutalité de leur amour. J’ai été tellement émue que j’ai arrêté la lecture après seulement le prologue et le premier chapitre. C’était trop pour moi, je me suis pris une méga claque dans les dents et je n’arrivais pas à continuer. 

En lisant le résumé je suis partie sur une idée : qu’est-ce que Yano a bien pu faire de si terrible ? Puis pendant la lecture, j’ai pensé à autre chose, et au fil des pages mon idée de départ est revenue… Pour finalement, me planter royalement. Et en y réfléchissant, effectivement, c’était logique mais bon, il faut croire que Yano et Rine me grillent plusieurs centaines de neurones… 

Angel m’a trimbalée de droite à gauche, elle a joué avec moi et mes émotions comme une poupée de chiffon dotée d’un cerveau. Je ne suis pas jalouse, et je trouve que ce défaut est franchement nul, mais elle a réussi à me faire ressentir la jalousie, comme si c’était moi qui la vivais, comme si les ravages dévastaient mon moi intérieur. Putain que ça fait mal. Et pourtant je suis pas du tout jalouse ! Quelle main de maître !

Je suis passée par tellement d’émotions dans ce livre. Cette fameuse jalousie, assez inédite pour moi, la peur, la peine, la tristesse profonde, la détresse, la passion ainsi que mon cœur qui s’est brisé en même temps que le sien et qui a également tachycardé à de nombreuses reprises. C’était poignant, fort, et intense.

J’ai joué, et j’ai espéré en même temps qu’eux. J’ai stressé et, bon sang, j’ai ri également. J’ai été tellement émue !! Mon coeur s’est serré si souvent, mes yeux étaient trop humides, ma gorge était nouée.

God, j’ai l’impression d’avoir vécu ce livre. C’est tellement troublant, tellement bon, tellement addictif !

100102111_698575894291185_7034022250244210688_nPlus la fin approchait, plus j’appréhendais de les quitter. Je ne voulais pas laisser Rine&Yano, je ne voulais pas fermer cette parenthèse. Je sais bien qu’il me suffit d’ouvrir les pages mais, non, mon coeur se comprime à cette idée. Je les aime, réellement, énormément. Avec leurs qualités mais aussi et surtout avec les défauts qui les définissent. Qu’est-ce que c’est beau. Je crois qu’en fait, j’ai tout aimé dans ce livre !

Théo et Fabien ont joué un rôle différent, ils ont évolué et je les ai beaucoup appréciés.  Autant dans le tome 2, je n’avais pas accroché avec notamment l’histoire de Théo, autant dans celui-ci, ça ne m’aurait absolument pas dérangé d’en avoir un peu plus. 

Que dire de l’auteureC’est une véritable chef d’orchestre. Une artiste, une créatrice, un génie. Quel talent ! Sa plume est fluide, addictive, belle, intense. Elle explique tellement bien les choses. La psychologie de ses personnages est poussée à l’extrême et divinement bien. C’est un régal !

Ce livre m’a tenu en haleine quasiment tout le long, je respirais les mots, je nourrissais ma tête, mon cœur et mon âme. C’est véritable coup de cœur !

Is It Love ? Gabriel – Angel Arekin

Is It Love ? Gabriel – Angel Arekin – Editions Hugo New Romance poche (331 pages)

Connaissant le jeu « Is It Love ? Gabriel » , et ayant entendu de bons retours sur ce livre, j’y suis allée les yeux fermés. La lecture a été plutôt sympa, facile à lire.

Le jeu est sur le principe des otome games ; vous incarnez l’héroïne qui va tomber amoureuse au choix en fonction des différents jeux, de son manager, son patron milliardaire, le bad boy gentil, le vampire ou bien d’autres. Vous aurez des choix à faire soit disant décisifs dans votre aventure mais en réalité il n’en rien. Il n’empêche que les saisons restent sympas même si parfois longues.On retrouve donc Gabriel, le manager sexy à souhait et la nouvelle recrue, Ashley, qui bien évidemment tombe sous son charme.

Ashley m’a agacée. Elle démarre au quart de tour, certaines de ses réactions sont puériles et irréfléchies, ce qui a entraîné un peu trop de répétitions à mon goût. Gabriel a réussi à m’énerver avec sa suffisance, bien plus exacerbée ici. Il m’a fait grincer des dents à toujours sourire ou rire, il y en avait un peu trop et parfois sans raison apparente.

En revanche, quand il se dévoile, même si ça reste assez court, c’est attendrissant.

On comprend un peu mieux son comportement. C’est d’ailleurs à ce moment là, qu’on explique également celui d’Ashley.

Leur relation, comme souvent dans les romances je trouve, est rapide mais mieux construite et légitimée par quelques points de vu de Gabriel.
L’histoire tourne principalement autour de ces 2 là, ce qui est dommage quand on sait l’importance de Matt et Lisa dans le jeu.

Matt est le collègue d’Ashley, ils deviennent rapidement amis et dans le jeu, on devine que Matt la considère bien plus qu’une simple amie. Lisa  travaille également dans la même boite qu’Ashley (pas au même service), et est son amie.

Les grandes lignes de l’histoire sont conservées mais l’auteure a pris des libertés qui, ma foi, sont très bien. Entre Gabriel et Ashley c’est chaud bouillant et intense. Leurs joutes verbales ne sont pas les meilleures mais la tension sexuelle entre eux déborde de tous les pores et bon sang, j’ai vraiment eu des bouffées de chaleur en lisant les scènes hot,  merveilleusement bien écrites.

J’apprécie toujours autant la plume de l’auteure, elle est agréable et fluide. Plus accessible que d’autres livres que j’ai lus d’elle mais qui n’enlève en rien la qualité de l’écriture. L’histoire de Gabriel est clairement sublimée par Angel Arekin.

L’absence d’épilogue ne me gêne pas de manière générale et ce fut pareil ici. En prime, nous avons droit à un petit bonus de Claire Zamora, la créatrice des « Is It Love ? » , à la fin du roman. Ce bonus, avec un bond en arrière dans l’enfance de Gabriel, nous permet de mieux cerner le personnage. Bref, en définitive, une lecture agréable, que j’ai bien plus appréciée que la saison 1 du jeu Gabriel, et que je ne regrette pas d’avoir lue.

Le cri du Silence – Angel Arekin

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Editions Black Ink (juin 2019) – Format Numérique

Avis de Valou

Je remercie les éditions Black Ink pour ce service presse.

J’étais tellement pressée et excitée de découvrir la nouvelle collaboration entre Angel Arekin et Black Ink, que j’ai quasiment sauté dessus lorsque je l’ai reçue. Au moment où j’écris ces quelques mots, ma lecture de cet opus est déjà passée depuis 2 semaines, pourtant je pensais encore à cette histoire, à Caern et à Maja.

>Quelle histoire ! Waouh ! Angel nous embarque avec elle direction les Lofoten, ces îles norvégiennes au climat rude et hostile. Cette région est décrite par l’auteure de telle façon qu’on a le sentiment de voyager. On découvre les paysages au travers du regard des personnages principaux. L’ambiance du roman est à l’image du paysage : sombre et parfois, au détour de quelques mots, lumineux.

L’histoire de Caern et Maja est tout bonnement magnifique. Caern est déviant, malgré tout Maja l’aime. Profondément. Leur amour est bouleversant et unique. Incompréhensible pour les autres. Depuis leur adolescence un lien indéfectible s’est tissé entre eux.

L’histoire commence d’ailleurs 2002, alors que Maja avait 15 ans et Caern 17. Un meurtrier sévit sur l’île et met toute la communauté des Lofoten en émoi. Caern est différent, issu d’un milieu familial tourmenté et malveillant, voire violent. Il est le coupable idéal. Seule Maja croit en son innocence. Mais a-t-elle seulement raison d’écouter son cœur, alors que ses proches essayent de l’en dissuader?

10 ans plus tard, Maja revient aux Lofoten, après une longue absence et un besoin de fuir ces îles où tant de drames l’ont marquée. Elle n’a jamais pu oublier Caern, et n’a qu’une hâte : le retrouver.

Ce thriller romantique m’a chamboulée. Je ne vois pas d’autres mots pour décrire ce que j’ai ressenti.  On tremble pour Maja et Caern, on pleure pour le mal qu’il a subi. Les chapitres racontés de son point de vue sont poignants. Quel personnage ! C’est bluffant! Pour Caern, Maja est son tout, sa sauveuse, son amour et sa rédemption. Oui tout ça en même temps ! Il est si magnétique et effrayant à la fois. Plus on avance dans la trame, plus on comprend ce qu’il a vécu.  Maja est aussi un très beau personnage. Elle fait preuve d’une telle force. Elle va défendre bec et ongle celui qu’elle aime par-dessus tout. Quitte à s’opposer à sa famille oppressante et à ses amis. Maja impose son amour pour Caern aux autres, elle l’assume et est prête à tout pour celui-ci.

Au-delà de la romance, le thriller est rudement bien mené. L’ambiance des îles et la cruauté du meurtrier vous rendent complètement addicts à l’histoire. Aucun moyen de lâcher le livre avant la fin. Les troubles des uns et des autres, notamment ceux de Caern sont fouillés, documentés. Encore une fois, cela nous montre que les souffrances subies pendant l’enfance se répercutent à l’âge adulte de manière exponentielle.

Sans conteste, c’est le meilleur livre d’Angel Arekin que j’ai pu lire! ( certes, je n’ai pas encore lu « No love, No fear dont j’entends beaucoup de bien). J’ai aimé le lieu inédit choisi par l’auteure, l’histoire d’amour incroyable qui bouleverse tout sur son passage, le côté thriller rudement bien mené. On cherche tout au long de la lecture qui peut bien être le meurtrier, c’est hyper plaisant. J’avais finalement trouvé de qui il s’agissait avant la moité du livre, mais Angel Arekin m’a fait douter à maintes reprises de mes certitudes quant à son identité. En cela le côté thriller est parfaitement maîtrisé!

A travers ce roman, encore une fois, il est démontré que l’amour est un sentiment tellement puissant, qu’il a le pouvoir d’aider les blessés de l’âme et du cœur, à panser les plaies de leur passé. C’est donc un magistral COUP DE COEUR pour un « CRI DU SILENCE » qui va faire du bruit dans le petit monde de la romance!

 

 » Je suis seul, et ça me convient. Du moins, ça me convenait jusqu’à elle, mais les autres m’importent peu. Je pourrais vivre juste avec elle, dans son monde et dans ses bras. « 

Caern

 

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The Missing Obsession – Angel Arekin

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Black Ink éditions ( février 2019) – format numérique

Avis de Valou

Je remercie Black Ink éditions et NetGalley pour ce service presse.
Télégramme en date du 18 février 2019. STOP. Dark Romance en vue. STOP. Angel Arekin aux commandes. STOP. Black Ink à l’édition. STOP…
Bon, vous vous doutez bien que lorsque j’ai reçu ce télégramme ( oui bon, d’accord je n’en ai pas vraiment reçu un…) , je n’ai pas hésité une seule seconde à me jeter dessus, d’autant que j’attendais la première collaboration entre Black Ink et Angel Arekin avec tellement d’impatience!!
J’apprécie beaucoup la plume d’Angel Arekin, pour qui je suis les sorties livresques avec attention. Ici, l’auteure nous propose une Dark Romance psychologique, dont elle a su faire un genre particulier, si tant est que nous soyons obligés de « catégoriser » les livres dans des cases particulières… 
Je vous propose donc une chronique sur ce roman qui, certes, n’est pas un coup de cœur pour moi, mais que je vous recommande de lire vivement.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’ai aimé que l’auteure utilise le masque d’Anonymous comme symbole de son histoire, en référence au film « V pour Vendetta », qui fait partie de mon « TOP 5 » cinématographique de tous les temps! (« souviens-toi, souviens-toi, du 5 de novembre… », vous vous souvenez de cette « litanie » d’Anonymous?) .
Vous me direz: « on s’en fout de ton Top 5, dis nous ce que tu en as pensé! » … Certes, je m’égare.
Bienvenue donc au cœur d’un huis clos oppressant, mettant en scène deux personnages dont vous allez vous souvenir longtemps: Faustine et Seth. Une vraie partie d échecs est enclenchée,  y aura t-il un vainqueur si chacun avance son Fou sur le plateau? Volontairement, je n’aborderai pas la trame de l’histoire parce qu’elle gâcherait votre plaisir de la découverte. De toutes façons, il ne s’agit pas d’une histoire qui se raconte, mais bien d’une histoire qui se lit. 
Angel Arekin propose une trame en trois temps et dépeint une magnifique histoire d’amour et de dévotion à l’autre. C’est particulièrement poignant et bouleversant. A mon sens, il fait partie de ce genre de romans qui sont inclassables, atypiques  et qui marquent longtemps l’esprit. The Missing Obsession me fait penser, dans une autre mouvance au diptyque de la même auteure « Sans âme/Sans cœur » .
Petit à petit, tout ce que vous pensiez avoir compris de l’histoire et des personnages, vole en éclat au chapitre suivant. Angel Arekin aime étudier les méandres du cerveau humain et ses connexions psychologiques complexes. S’en est totalement prenant,perturbant, inconstant. Bref, on ne sait pas dans quel voyage on s’embarque, tant qu’on a pas découvert la fin de l’histoire. Tel un chef d’orchestre, Angel fait en sorte que sa partition montre crescendo pour offrir un final détonnant, qui vous marquera sans commune mesure.
Je n’ai rien à démontrer quant à la remarquable plume d’Angel. Je pense que nous sommes tous d’accord sur ce point. Je suis certaine que cette première collaboration avec Black Ink, va donner naissance à de nouvelles pépites incessamment sous peu!
Même si je n’ai pas eu un véritable coup de cœur pour ce roman, il est évident qu’il fera partie de mes temps forts livresques de ce début d’année. Sans que je puisse l’expliquer, mon cœur a battu pour cette histoire, mais pas assez fort pour m’envoler vers la contrée des coups de cœurs. Question de ressenti. 
Par ailleurs, il demande de s’y plonger pleinement. Ce n’est pas une lecture légère. Non, et ce n’est pas son but. Attendez-vous à être chamboulés. Véritablement.
Après avoir lu l’épilogue, je me suis surprise à repenser à l’histoire, aux personnages, plus longuement qu’à l’accoutumée pour des romans dits plus « classiques ». D’une certaine manière, ce roman donne à réfléchir sur ce que l’être aimant est capable de supporter de la part de l’être aimé. Il donne à penser à l’impact que peut avoir un trauma vécu et ses répercussions sur le psychisme d’un individu. 
Je m’arrête là, certes cette chronique est un peu différente des autres, mais j’espère qu’elle saura susciter votre curiosité et vous donnera envie de découvrir cette petite bombe livresque!
Il y aura certainement, dans le monde de la Dark, un avant et un après « The Missing Obsession ». 

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Hot Gun – Angel Arekin

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Editions BMR ( octobre 2018 ) – format numérique

Avis de Valou

Je remercie les éditions BMR et NetGalley pour ce service presse.

De mémoire de lectrice et accessoirement de chroniqueuse littéraire, je crois que j’ai toujours aimé les romans écrits par Angel Arekin. Dans l’univers très vaste qu’est celui de la romance, j’ai lu une bonne partie de ses ouvrages, sauf la trilogie « No love, No fear », qui est dans ma PAL bien sûr !

Bref, j’avais eu un coup de cœur pour « Hot Blood » au mois de mai dernier. Lorsque j’ai su que cette histoire aurait un spin-off, j’étais impatiente d’en savoir et surtout  très curieuse, puisque l’auteure nous avait promis une folle histoire, totalement différente  du précédent opus.

Folle histoire, qui dis-je, totalement délirante serait un terme plus approprié je crois ! Chapitres après chapitre, j’avais le sentiment de lire un récit qui pourrait sans peine devenir une série. Hot Gun m’a fait pensé, par certains aspects, à la série Banshee. (Excellente série de 4 saisons, que je vous recommande vivement si vous ne la connaissez pas). Hot Gun et Banshee ont pour point commun, une trame à la fois déjantée et mélancolique, extravagante et désespérée. Les personnages ont chacun leur faille, ils tentent le tout pour le tout dans ce road-trip, à travers le désert américain, auquel j’aurai du mal à attribuer un genre en particulier. A mon sens, il s’agit d’un croisement entre un thriller et un polar, saupoudré d’une pointe de romance. Mais je ne suis pas certaine que cela décrive vraiment l’ensemble. Avant d’aller plus, loin, je vous propose un petit arrêt au stand, pour vous expliquer le contexte.

Hot Gun met donc en avant 4 personnages hauts en couleur. Nous en avions croisés certains dans Hot Blood, notamment Johnny, le petit frère de Siana, qui s’est forgé une telle cuirasse autour du cœur, que personne hormis sa sœur et son neveu ne peuvent l’atteindre. Marley, le dealer à la tête d’un empire, constamment sous coke, nous avais laissé un souvenir déplorable dans le précèdent livre. Cheyenne, dite l’indienne est une jeune femme blessée, esseulée et brisée. Sa vie n’est qu’une succession de galères et de traumatismes. Son seul baume au cœur sont ses échanges de MMS avec Johnny, avec lequel elle a eu une brève liaison dans Hot Blood. Ils ne se parlent pas, mais s’envoient très régulièrement des photos. Le jour où Cheyenne fait parvenir à Johnny un cliché son oncle la gorge tranchée, les affaires vont se corser et ses personnages vont devoir d’unir pour atteindre un but commun ! L’oncle de Cheyenne était en affaire avec Marley, Johnny accourt pour secourir celle à laquelle il ne cesse de penser et la jeune femme se réfugie chez son amie Lilotte, alias la hippie. Ce quatrième personnage ne manque pas de piquant. Elle passe sa vie à étudier les différentes tribus indiennes d’Amérique du Nord et mène une vie en dehors ses sentiers battus. La solitude ne l’effraie pas, bien au contraire. Elle ne vit pas comme une ermite, mais elle a choisi un mode de vie en marge de la société, telle qu’on la conçoit en ce qu’elle a individualiste et matérialiste. Lilotte est à l’opposé de tout cela.

Ce joli petit monde va donc se retrouver forcé et contraint à collaborer ensemble, parce que de la drogue et des diamants ont disparu du restaurant où l’oncle de Cheyenne est mort et celle-ci est la dernière personne à avoir quitté la scène de crime…Marley veut récupérer son bien à n’importe quel prix…et le moins qu’on puisse dire est qu’il ne fait pas dans la dentelle. Mr a la gâchette facile voyez-vous! Ici, pas de chichis. C’est cru, intense, très fort.

Angel Arekin a choisit d’alterner les points de vie de ces 4 personnages pour donner toute la puissance nécessaire à son récit. Et ça marche ! ça fonctionne même parfaitement bien !! L’auteure utilise des références cinématographiques pour illustrer son propos, elle puise son inspiration dans les films comme « Scarface » ou « Le Parrain ».  Son style n’est plus à démonter : l’histoire est menée tambours battants, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Les scènes d’action sont très réalistes. Les moments dits de « romance » sont au RDV, même si à mon sens ce n’est pas le sujet principal. John et Cheyenne vont tenter de s’apprivoiser de nouveau. Mais ceux que j’ai adoré et à qui je décerne une mention spéciale couple d’enfer (oui tiens une nouvelle mention comme ça, pour le fun !), sont Lilotte et Marley. Ces deux là sont totalement atypiques ! Leurs joutes verbales sont absolument jouissives. C’est rudement bien écrit…c’est divin ! Petit à petit on en apprend davantage sur ces personnages. Lilotte n’est pas une sorte d’intello/prude, comme il y parait de prime abord. Marley, quant à lui, il n’est peut être pas si odieux et détestable que cela…Les apparences sont parfois trompeuses…ou pas!

Je ne veux pas vous en dire davantage, à vous de vous faire votre propre opinion, mais à mon sens ce « couple » est très intéressant. D’ ailleurs, la fin du livre est très ouverte ( et MEGA frustrante, merci Angel 😉 ). Peut-être que l’auteure écrira un livre sur les suites des aventures de Lilotte et Marley, parce que je suis certaine qu’il a encore de quoi écrire sur ces 2 là !!

Je clôture cette chronique par une citation de Johnny qui illustre à mon sens, l’univers de Hot Gun :

« Dans la vie, il n’existe que deux chemins : celui où tu te laisses crever et celui où tu te bats, les poings fermés, la rage au ventre, un cri dans la gueule»

John.

A lire



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Hot Blood – Angel Arekin

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édition BMR ( Mai 2018 ) – env 500 pages – format numérique

Avis de Valou

Je remercie NetGalley et les éditions BMR pour ce service presse

Lorsque j’ai lu le synopsis il y a quelques semaines, je n’avais qu’une hâte: découvrir ce nouveau « One Shot » d’Angel Arekin. Je n’ai vraiment pas été déçue, je vous annonce la couleur immédiatement :  c’est un COUP DE CŒUR. 

Cette histoire m’a littéralement prise aux tripes, je l’ai totalement dévorée. Mais ce couple!!! Waouh! Mon dieu, ici il y a tout ce j’aime: un amour impossible et destructeur, des larmes, des cœurs brisés, des personnalités fortes et combatives ainsi que des dialogues savoureux. Ce n’est pas tendre, loin de là. Bref, une romance New Adult comme je les aime, comme je les adore!! J’ai vibré avec Siana et Morgan. 

Angel Arekin alterne les points de vue des 2 personnages principaux, entrecoupés de flash-back, qui nous permettent de comprendre ce qu’il s’est passé. Siana revient dans sa ville natale, 10 ans après l’avoir quittée. Elle souhaite vendre la maison de ses parents, vite. Mais dès qu’elle arrive, Morgan fait tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. Entre eux c’est explosif d’emblée. Electrique et violent. Destructeur et bouleversant. Érotique et sensuel. Ils s’appartiennent l’un à l’autre, ce depuis qu’ils sont ados. Mais ils se sont faits beaucoup de mal. Trop certainement. La frontière entre l’amour et la haine est troublante et ténue.

L’auteure aime nous raconter des histoires d’amour hors norme, déviantes. C’est particulièrement ce que j’adore dans ses romans. Les personnages sont « limites » dans leur décision. Ils flirtent parfois avec la décence. Ils prennent de mauvaises décisions, parfois pour de bonnes raisons. Tout cela combiné, rend ce roman particulièrement jouissif pour le lecteur. C’est tellement addictif et si prenant. Je vous le disais, les tripes sont saisies. 

J’ai pleuré avec Siana, tant elle m’a percutée, vraiment : comment pouvais-je ne pas décerner une mention spéciale à ce personnage? Elle est si têtue, fière, orgueilleuse et à la fois si fragile et touchante. C’est une tornade, on s’attache à elle, même si de prime abord elle apparait comme un aimant à embrouilles. Que dire de cet amour si puissant qu’elle ressent pour Morgan? Leurs sentiments les rendent tantôt indestructibles, tantôt si faibles…

Bref, Hot Blood est une lecture que j’ai adoré, vous savez celle qui vous fait dire à la fin, pendant quelques instants:  » Merde je vais lire quoi maintenant? est-ce que ce sera aussi intense que ce que je viens de lire? » Bien sûr je vous conseille ce roman à 3000%, même si je sais qu’il n’a pas besoin de ma chronique, pour se faire aimer de vous. Vous allez kiffer!

Coup de Coeur

Note 5

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Sans âme, Tome 2 – Angel Arekin

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éditions BMR-Septembre 2017- environ 400 pages

Avis de Valou

La voilà la suite de Sans cœur…Sans âme, ça promet ! Cette fois-ci l’histoire est racontée du point de vue de Ciaràn, ce qui est très intéressant. Enfin, on va pouvoir comprendre comment il raisonne, à quoi il pense et surtout ce qu’il éprouve réellement pour Abigael.

Après les événements du premier tome, Abigael et Ciaràn sont de nouveau ensemble, ils forment toujours ce couple atypique, loin de tout standard idéal qu’on se fait d’une relation « amoureuse »…Abi a réussi à convaincre Ciaràn de partir en Thaïlande avec Quentin et Lili, ses 2 meilleurs amis.

Ciaràn accepte de sortir du manoir où il est sous contrôle, pour honorer le pacte qu’il a passé avec Abi. Il ne se marie pas à la femme à laquelle sa famille l’a promis. Abigael l’aime, sans l’être en retour et elle en a complètement conscience. Ciaràn la possède, lui et lui seul. Ce compromis semble les satisfaire l’un l’autre. En public, il joue de nouveau l’amoureux transi et en privé il reste froid, égoïste et calculateur. Contrairement au premier tome, la jeune femme sait maintenant comment le prendre et arrive presque à anticiper ce qu’il va faire.

Leur relation est toujours aussi ambiguë, ambivalente et tordue. Le côté sociopathe de Ciaràn est exacerbé en Thaïlande, il ne prend plus ses médicaments et son frère Declan n’est plus là pour couvrir ses arrières.

Le choix de l’auteure de faire parler Ciaràn donne une autre dimension à l’histoire. Il n’y a pas un seul instant où il ne pense pas au sang ou à tuer quelqu’un. Il rêve de faire du mal à Abi, de lui serrer très fort le cou, ou de voir au fin fond de ses entrailles, mais Ciaràn arrive à se raisonner.

Est-il fou ? Est-il psychopathe ? Peut-être un peu des deux et sûrement incurable. Abigael est amoureuse mais elle arrive à faire avec la personnalité de Ciaràn, quitte parfois à le pousser dans ses retranchements. Si lui est sociopathe, on peut se demander si la jeune femme n’a pas elle aussi quelques travers psychologiques…Aime-t-elle réellement souffrir au point de partager sa vie avec un homme qui peut du jour au lendemain décider de la tuer et surtout qui n’éprouvera jamais le moindre sentiment amoureux pour elle?

Etre dans la tête de Ciaràn : quel calvaire, son esprit ne se repose pas une seule seconde!! Il est conscient de tout et de toute chose. Il compte parfois de manière autistique par exemple.

A travers cette histoire, l’auteure nous montre le psychisme d’un individu qui ne sait pas aimer parce qu’ il ne l’a jamais été en retour. Et soudain, Abi vient bouleverser cet ordre établi. Certes il ne peut pas changer ce qu’il est, il ne pourra jamais vraiment l’aimer, mais je ne peux pas m’empêcher de penser qu’elle compte pour lui. Je suis sûre qu’il éprouve une certaine affection pour elle, mais s’il ne le nommerait certainement pas ainsi.

Ce tome marque aussi l’affirmation du personnage d’Abigael. Si dans le premier opus elle était relativement soumise à la merci de Ciaràn, cette fois-ci elle se révèle et se démarque. Abi ne se laisse pas faire et pourrait bien vous surprendre. Ciaràn a certainement trouvé la personne qui lui correspond en tout point.

La fin de Sans âme est étonnante, elle m’a scotchée. Y aura-t-il une suite ? Ciaràn n’aurait-il pas trouvé son égal ? J’ai vraiment eu envie que ça continue. 

J’ai beaucoup apprécié cette lecture. La plume d’Angel Arekin est captivante. La psychologique de chaque personnage est décortiquée et analysée. C’est vraiment passionnant de suivre le cheminement intérieur de ce magnifique fou. C’est une lecture dont je me souviendrai longtemps car elle ne ressemble à aucune autre dark romance que j’ai pu lire.

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Sans Coeur, tome 1, Angel Arekin

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Editions BMR-avril 2017- Environ 440 pages

Avis de Valou

Je connaissais déjà la plume d’Angel Arekin, lorsque j’ai découvert « Love Business » cet été. ( Je vous le recommande d’ailleurs chaudement, mais si ça c’est 1 autre histoire…) Angel Arekin continue de nous faire découvrir les membres du clan Mordret.

Accrochez-vous car vous allez découvrir que le jeune Ciaràn n’a rien d’un ange…A mon sens, nous ne sommes pas vraiment en présence d’une romance au sens strict du terme, si on part du postulat, qu’une romance raconte le partage du sentiment amoureux entre 2 êtres et leur parcours pour trouver le bonheur ensemble. Pourtant il s’agit bien d’une histoire d’amour, certes peut conventionnelle. Je la classerai dans la catégorie  » Dark romance psychologique », ici les mots blessent, peut-être même plus que les actes en eux-même…

Abigael « Abi » est une jeune fille de 19 ans, issue d’un milieu social modeste, elle poursuit son cursus scolaire au lycée Frémont. Elle vit dans une famille peut aimante, auprès d’une mère alcoolique et d’un père indifférent. Elle ne trouve de réconfort qu’auprès de son meilleur ami, Quentin, et dans le regard des autres garçons, qu’elle cherche désespérément. Elle a besoin d’attention, de sentir qu’elle compte dans le regard des hommes. Lorsque Ciaràn Mordret débarque au lycée Frémont, avec sa moto rutilante, évidemment Abi n’est pas insensible au charme magnétique et à la beauté évidente du jeune homme. Mais sa gueule d’ange cache une sombre, très sombre personnalité. Il la regarde intensément, elle essaye de résister, mais elle est dans le collimateur de Ciaràn et il en fait une proie, comme une cible à atteindre.

Ciaràn propose un marché à la jeune fille, pour le moins atypique: elle lui appartiendra, corps et âme, elle sera sa possession, sa chose. En échange, il lui promet de « jouer » à l’amoureux transi en public, quand en privé il fera ce qu’il veut d’elle. Hypnotisée et charmée, elle accepte, bien qu’elle se demande dans quoi elle met les pieds. Ciaràn est issu d’une famille très riche et puissante. Lorsque les parents de la jeune fille apprenne sa relation avec le jeune homme, ils se comportent avec leur fille comme des Ténardiers. Ciaràn va venir au secours d’Abigael pour l’éloigner de ses parents malfaisants. Il lui impose de venir vivre avec lui dans son manoir familial. Abi, n’ayant plus personne sur qui compter, se laisse faire.

Jamais plus la vie d’Abigael ne ressemblera à celle qu’elle a connue. Ciaràn l’a fait pénétrée dans un monde qui n’est pas le sien, il l’inscrit dans un lycée huppé pour qu’elle puisse suivre un cursus scolaire digne de ce nom. Mais il l’isole de ses amis, pour qu’Abi lui appartienne totalement. Pervers narcissique le jeune homme? C’est bien plus complexe que cela. Ciaràn se montre manipulateur, menteur, possessif, jaloux. « Tu es à moi » lui dit-il constamment, et c’est le moins qu’on puisse dire. Elle dépendant de lui et c’est ce qu’il recherche. La vie au manoir va réserver bien des déconvenues à Abigael, qui va découvrir de l’intérieur des travers de la famille Mordret. Les apparences sont souvent trompeuses, dit-on: je crois que cela résume parfaitement Ciaràn et les siens.

« Sans coeur » m’a laissée sans voix! Je tiens à souligner l’incroyable travail d’Angel Arekin, car la psychologie de chaque personnage est étudiée en profondeur. Je n’imagine pas le nombre de recherches qu’elle a dû faire pour créer le personnage de Ciaràn et ses troubles psychologiques, si dérangeants. C’est complètement addictif, on se demande jusqu’où il va pousser Abi, qui tombe inexorablement amoureuse de lui.

Mention spéciale aux personnages secondaires, notamment Declan Mordret, le frère de Ciaràn.

L’histoire va bien au delà de simples sentiments amoureux  entre deux jeunes gens. L’auteure aborde la dévotion et le don de soi à l’autre. Comment peut-on  tout accepter par amour, même les pires travers de l’être aimé ? L’amour ne rend-t-il pas aveugle? Aimer à sens unique ne détruit-il pas davantage qu’il renforce?

Je vous conseille vivement cette lecture, elle n’a rien d’une histoire d’amour conventionnelle, accrochez-vous ça vaut le coût! Vraiment!

Je vous parle prochainement de la suite des aventures d’Abi et Ciaràn avec le second opus de ce dyptique  » Sans âme« …

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