Attacus, tome 2 : Lui – Andréane Duziel-Hupé

Attacus, tome 2 : Lui – Andréane Duziel-Hupé – Editions ADA – Septembre 2020 – 288 pages

Je remercie Andréane Duziel-Hupé pour le service presse de ce deuxième tome d’Attacus.

Eh bien voilà, j’ai terminé l’histoire de Sophie et je n’en reviens toujours pas de cette fin

Je suis encore sur le cul. Ce rebondissement était tellement inattendu pour, je ne l’avais absolument pas vu venir et je dois dire qu’il vient réhausser le tout. 

Pourquoi réhausser le tout ? Durant ma lecture, les choses qui me titillaient dans le tome 1 mais pour lesquelles je suis passée au dessus car le reste me convenait, ont pris l’ascendant sur cette histoire. Je pense que Sophie avait les prémices d’un tel caractère et que j’ai passé outre. Désormais, je ne peux plus.

Tout d’abord, je n’ai pas cru au choix de Sophie. Pour moi, ce protagoniste n’avait pas été assez étudié, trop survolé pour tenter quelque chose. 

Je n’ai pas non plus reconnu ce personnage par rapport à ce qu’il était dans le tome 1.

J’ai également trouvé que les choses étaient trop simples, trop faciles, un des personnages était beaucoup trop gentil. Je vais peut être tomber dans le cliché de celle qui veut le bad boy (ce qui n’est pas le cas, ce sont pas eux qui me plaisent le plus) mais il ne m’attirait pas du tout avec ses pseudo niaiseries, je me sentais comme une spectatrice ligotée au pays des Bisounours et bon sang, je veux pas être dans ce pays quand je lis. 

J’ai, à de très nombreuses reprises était dans une incompréhension palpable concernant Sophie, ses choix, ses comportements, ses pensées. Elle m’a agacée, se regardait un peu trop, se laissait faire en faisant genre de ne pas se laisser faire, minauder en quelque sorte (et ça m’horripilais), jouait à être têtue et en était fière (mais pas le têtue sympa, plutôt le têtue gamine qu’on a envie de taper contre le mur).

Autre point qui m’a fait lever les yeux au ciel : elle ne parle que de bouffe, c’est beaucoup trop récurrent. 

Dans cette suite d’histoire, il y a une mini intrigue/histoire et j’ai peu compris le comportement de celui qu’elle devait « sauver ».

Par ailleurs, cette « intrigue » ne m’a pas transportée. Quand elle joue les apprentie détective non plus.

Soyons clairs, je n’aime pas celui qui finit avec elle. J’aurais aimé qu’elle n’en choisisse pas, parce que pour moi, aucun ne lui correspondait suffisamment et peut être aussi parce que ça aurait été dans la suite de ce que j’espérais et imaginais après le tome 1.

Vous allez me dire, mais alors cette lecture n’était pas géniale ? Effectivement je n’ai pas été emportée comme dans le tome 1, mais la fin ! Chapeau ! La fin est géniale, que dire quand seulement quelques pages font presque oublier tout le reste ? Tout simplement bravo à l’auteure 🙂

Attacus, tome 1 : Lequel – Andréane Duziel-Hupé

Attacus, tome 1 : Lequel – Andréane Duziel-Hupé – Editions ADA – Septembre 2020 – 456 pages

Je pense, je ne sais pas si c’est pareil pour vous, qu’il y a parfois des moments plus opportuns pour lire un livre. Il arrive également parfois que le moment ne se prête à la lecture d’aucun livre. 

Je crois que pour moi, c’était un moment quasi parfait pour découvrir l’histoire de Sophie, et j’en profite pour remercier son auteure, Andréane Déziel-Hupé pour ce service presse.

Dans ce roman, j’ai suivi Sophie, une femme âgée de 36 ans, deux enfants au compteur et un ex mari frivole. 

Ce livre est un appel à la liberté, à la confiance en soi, au choix, son propre choix, ses propres choix. 

J’ai été touchée par ce que Sophie a vécu et le déclic qu’elle a eu qui lui permet de recouvrer en quelque sorte une liberté, le droit de vivre, le droit d’être heureuse pour soi avant tout, et ne plus faire passer un autre avant. 

Le déclic de ne pas se laisser abattre, de continuer et de vivre pour soi. La (re)découverte et l’ouverture du monde qui l’entoure, qui nous entoure et en retour, le monde qui s’ouvre à elle.

J’ai énormément apprécié voir cette sorte de libération sexuelle, assumer pleinement ses choix, ses envies de façon plus ou moins décomplexée

J’ai assisté à la (re)naissance de Sophie, à la (re)naissance d’une femme tout court, de toutes celles qui disent stop à cette vie, oui à moi, oui à ma vie.

L’été était déjà bien assez chaud, mais j’ai eu parfois encore plus chaud en lisant les différentes scènes de sexe, et, je crois, avec tous les partenaires, car oui, Sophie s’éclate avec plusieurs hommes (pas en même temps, ne poussons pas le bouchon pour elle :D)

J’ai ressenti plus d’intensité avec certains, j’ai compris en partie, ses questionnements, ses ressentis. Néanmoins, comme vous le savez maintenant, je trouve toujours des choses qui me turlupinent.

Je dirais que c’est principalement dans le fait que les choses sont un peu trop simples, trop faciles, trop rapides. Les prétendants tombent tous sous son charme. Et j’apprécie quand les tâches sont plus compliquées (alors certes, avec l’un des protagonistes c’est pas si simple et ce même personnage m’a assez estomaquée, j’ai eu du mal à le cerner sur la fin). J’avais l’impression d’être sur adopteunmec.com. Néanmoins, cela n’a pas pris le dessus sur mon plaisir.

J’ai été surprise de la facilité avec laquelle Sophie et ses prétendants, parlaient de ses choix de vie amoureuse, ça m’a un peu gênée.

Egalement, il m’est arrivé, à certains moments de ma lecture, de ne pas comprendre certaines pensées de Sophie. Je me suis demandé ce que ça venait faire là car je ne voyais pas le lien avec ce que j’étais entrain de lire.

La plume de l’auteure est très agréable et malgré quelques expressions québécoises qui m’ont fait tilter, j’ai été bercée par l’histoire.

Je ne m’attendais pas du tout à la révélation de la fin, même si j’avais noté ce qu’il se passait quelques jours avant. Elle est telle que vous n’avez envie que d’une chose, connaître sa décision le plus rapidement possible. Et c’est d’ailleurs ce que je vais faire de ce pas. 

Je termine juste sur le fait que je trouve que ce livre donne un coup d’espoir dans la vie.