Juste 10 jours – Léana Soal

Juste 10 jours – Léana Soal – Editions Addictives Luv – 10 Septembre 2020 – 332 pages

C’est le deuxième livre que je lis de cette auteure. Son tout premier, « Fight and Hope » paru aux même éditions est sur mon podium depuis plusieurs mois désormais. C’est donc avec plaisir que j’attendais de retrouver sa plume et une nouvelle histoire et j’en profite pour remercier les éditions Addictives Luv pour ce service presse.

J’ai rencontré Gemma, une maman d’une trentaine d’années. Elle a une fille de 6 ans, Nina et vit en couple avec le papa Marc. Gemma est une maman, comme on pourrait dire, déjantée mais qui s’assume. Elle est cool parfois un peu trop mais il n’y a pas de conséquence à sa coolitude. Elle possède de bonnes qualités et un sens aiguisé des choses importantes de la vie. Ce comportement n’est pas arrivé là par hasard, il y a bien évidemment une raison et je vous laisserai la découvrir.

Jo, le gars qu’elle rencontre et qui va devoir la supporter dix jours pour… (héhé je vous dis pas pourquoi), et vice versa, est une sorte de gars muselé depuis une décennie et demi. La raison ? Tout simplement parce qu’il assume la responsabilité qui lui est tombé dessus il y a quinze ans et qui progressivement l’a diamétralement changé. Il parait assez froid au début et très carré. Il est marié à une femme qui veut tout gérer au millimètre et  ensemble, ils ont eu deux enfants, Lukas et Agathe. J’ai trouvé original le concept de la rencontre et des dix jours. Je préfère vous taire la raison car je ne l’ai pas compris tout de suite, il m’a fallu la confirmation dans un autre chapitre et j’ai trouvé ça sympa de ne pas le savoir. C’est d’ailleurs la première fois que je vois ça dans un bouquin. La cohabitation forcée entre eux est délicate au début, rapidement il y a un attrait, un lien que je n’ai pas su expliquer et qui ne m’a pas trop emporté. J’ai eu du mal à vivre l’attraction de ses deux là, j’ai trouvé que c’était assez facile, trop même, il n’y a pas eu de petite étincelle.  

Gemma se retrouve propulsée dans un monde qui n’est pas le sien mais elle saura faire face aux choses magnifiquement. Alors certes elle ne se bride pas, mais elle n’en a aucune raison. Par exemple, il n’y a aucun sous métier et aucune raison d’avoir honte de son travail, d’autant plus quand on trouve son bonheur dedans. Il en va de même pour son rapport à l’éducation, et les messages véhiculés sont, d’après moi, importants. Elle va d’ailleurs aider Jo et ses enfants à retrouver une certaine joie de vivre et leur faire comprendre, les recentrer sur les priorités d’une famille. Elle prend une place importante en quelques jours et apporte à Jo quelque chose qu’il a perdu en route et que ses enfants n’ont jamais connu. 

Mais cet « échange » n’est pas unilatéral car Jo va également apporter à Gemma ce que personne ne lui a jamais octroyé.

Bien évidemment, ils vont tous deux avoir leur vie bouleversée par cette rencontre. Je terminerai sur la plume de Léana qui est toujours agréable. 

Ibiza, cocktails, plage… et si possible un mec ! – Laure Allard d’Adeski

Ibiza, cocktails, plage… et si possible un mec ! Laure Allard d’Adesky – Editions Harlequin – 16 Septembre 2020 – 139 pages

Mmmh, je ne sais pas trop quoi penser de ce livre. Certes, c’est une romance mais une romance peu approfondie, tout en surface et très rapide pour tous les protagonistes. Le livre est très court, 139 pages, ceci explique peut être cela et j’en profite pour remercier les éditions Harlequin pour ce service presse.

C’est la première fois, qu’en point de vue, j’ai une grand-mère, car oui, dans ce livre, nous suivons les aventures de Lola mais également de sa grand-mère Mamouche. Alors certes, c’est très original d’avoir mis l’accent là dessus, mais personnellement je n’ai pas trop accroché à Mamouche, personnage haut en couleur. Je l’ai trouvée assez fermée sur certains sujets, ça m’a un peu refroidie. Mamouche part en croisière accompagnée de son amie Danielle, et là, eh bien je ne m’attendais pas du tout à l’histoire de Danielle et son mystérieux amoureux. Et ma surprise était plutôt en mode « WTF » que « wowwwww ». 

Concernant Lola – la petite fille de Mamouche qui habite chez elle le temps de ses vacances pour garder ses animaux – il m’a été un peu difficile de la cerner. Sa vie durant les 15 jours de vacances est centrée sur les garçons, et sa vie à elle (somme toute logique me direz vous. Certes.), que je n’ai pas trouvé très engageante, palpitante, je me suis un peu ennuyée. Je n’ai pas compris les raisons de son mensonge dans lequel elle s’embourbe pour s’en sortir comme une fleur. Ensuite, d’un point de vue de la romance, eh bien, je trouve que la relation de Lola et l’homme qu’elle a rencontré (je tais volontairement son nom), est assez plate.

Rapidement en fait, j’ai eu l’impression de vivre une certaine routine et ce, en à peine quelques jours. 
Bref il y a de la romance avec quasi tous les protagonistes mais ça ne m’a pas embarquée. 
Malgré cela, je pense avoir compris ce que l’auteure voulait mettre en avant, à savoir profiter de la vie, ne rien lâcher, vivre mais malheureusement, la magie n’a pas opéré sur moi. Néanmoins sa plume était agréable et facile à lire.

Our love will never die – Eva De Kerlan

Our love will never die – Eva De Kerlan – Editions Harlequin – 16 Septembre 2020 – 215 pages

Je trouve que le résumé de ce bouquin ne rend absolument pas justice à cette belle histoire. 
Si vous avez déjà vu le film « The Vow » AKA « Je te promets » avec Rachel McAdams et Channing Tatum, qui m’ont chamboulée soit dit en passant, vous aimerez ce roman. 

Ileyna est une jeune femme, qui croque la vie, et brûle la chandelle par les 2 bouts. Je n’ai pas grand chose à dire sur elle en soit. Niels, est un jeune garçon à qui la vie n’a pas fait de cadeau. Il a perdu  une partie de lui même dans un accident de voiture. Ce dernier accumule deux boulots pour s’en sortie et l’un de ses job est barman.
J’ai beaucoup aimé la relation entre Ileyna et Niels, construite très progressivement, pas besoin d’aller trop vite, le cheminement de leur histoire était quasi parfait. J’ai aimé les prémices de leur histoire, le caractère explosif d’Ileyna, Niels qui est juste complètement amoureux et d’une patience à toute épreuve. La lente et agréable découverte des protagonistes, de leur histoire de vie, mais surtout celle de Niels.


Je ne m’attendais pas du tout au rebondissement à la fin du premier chapitre mais je dois dire que c’est ce qui m’a donné envie de continuer

On ressent la souffrance, le désarroi de Niels. Il est tout bonnement désemparé. Un trou béant dans la cage thoracique comme si sa vie s’était arrêtée, encore, et je dois dire que j’ai bel et bien souffert avec lui, j’ai baigné dans sa tristesse et dans son profond désespoir. Et enfin je suis passée par la résignation (si on peut dire ça) de Niels. Et cette fin, whaaaaaaaaaat ?!? Elle est à la fois triste et magnifique. Chacun peut choisir d’y croire ou non, je me suis fait mon avis et je trouve que ça colle parfaitement bien.  

J’ai trouvé très agréable que le livre soit très majoritairement du pdv de Niels. Ajouté à ça, que nous avons également le point de vue d’autres protagonistes gravitant autour de lui et leur vision arrive à point nommé dans l’histoire pour la compréhension et l’évolution du récit. Ils apportent un réel plus.

Ce n’est pas mon premier livre d’Eva, le premier remonte à un an et demi et à l’époque je ne faisais pas trop attention au style. J’ai trouvé sa plume très agréable et à la limite de l’addiction
Bref une très belle lecture

Confinée avec mon ex – Cyrielle Lenge

Confinée avec mon ex – Cyrielle Lenge – Editions Harlequin – 9 Septembre 2020 – 129 pages

Je reconnais qu’il doit être difficile d’écrire sur le confinement avec cet évènement en fond. Ce n’est pas la chose la plus passionnante qui soit. D’un point de vue personnel, j’ai très bien vécu cette période donc je ne suis peut-être pas la mieux placée pour comprendre la majorité des personnes. 

Merci aux éditions Harlequin pour ce service presse.

J’ai donc atterri dans l’appartement de Thomas, qui se retrouve coincé, confiné, avec Juliette son exLui doit travailler de chez lui, elle est au chômage forcéThomas est un gars somme toute sympa, pas grand chose de plus à dire sur lui. Juliette m’a un peu fait penser à une princesse, avec des principes existentiels pas toujours compréhensibles pour ma part et des façons de penser un peu particulières.
L’histoire est assez creuse et plate sur une bonne partie de la lecture. Ca parle de cuisine principalement, leurs journées ne tournent qu’autour de ça et du travail de Thomas, donc pas très passionnant

Leur premier rapprochement ne m’a pas émoustillée, c’était assez simple, trop simple et le juste après, décevant.
Alors certes, ils se connaissent d’il y a plusieurs années mais je n’ai pas aperçu d’étincelle entre eux. L’entraide et le soutien qu’ils s’apportent sont intéressants, et probablement que d’autres lecteurs y trouveront leur compte, mais ça ne m’a pas embarqué.

Intégrale les Hartigans – Avery Flynn : On s’aimera les yeux fermés… et le coeur grand ouvert – Tu craqueras pour moi… et mes poignées d’amour – Je te séduirai en basket… et sans paillettes

Intégrale les Hartigans – Avery Flynn : On s’aimera les yeux fermés… et le coeur grand ouvert – Tu craqueras pour moi… et mes poignées d’amour – Je te séduirai en basket… et sans paillettes – Editions Harlequin -2 Septembre 2020 – 890 pages

Je remercie chaleureusement les éditions Harlequin pour la découverte du clan Hartigans et les trois histoires.

Un avis un peu différent des autres car, dans celui-ci, je vais vous parler de trois livres, trois histoires, indépendantes, dans le sens où vous pouvez en lire une et pas les autres, mais une saga avant tout.

On s’aimera les yeux fermés… et le coeur grand ouvert

J’ai commencé cette histoire, la première, après avoir lu le tome deux. En soit ce n’est pas hyper dérangeant et vu comme j’ai aimé Frankie et Lucy (tome deux), je ne regrette pas.

Je m’attendais à apprécier au moins autant que ma lecture mais ce ne fut pas le cas. 

Gina Luca est une femme d’une trentaine d’années, organisatrice de mariage, avec un corps agréable mais sur son visage ça coince. Elle a un nez disproportionné qui lui a valu énormément de moqueries durant sa jeunesse. Ces moqueries ont fait de sa vie un enfer, les gens ont profité de ça pour se moquer d’elle et bien évidemment elle a perdu toute confiance en elle et confiance en les autres. Elle a du se forger un caractère et ériger des barrières afin de ne plus laisser personne entrer dans sa vie et donc lui faire du mal. Parallèlement à ses barrières, les deux frères de Gina, Paul et Rocco se sont juré de la protéger face aux méchancetés des gens. Mais ce n’est pas tout. Lucy vient d’une famille « mafieuse ». Le grand père (duquel elle a hérité son gros nez) était un mafieux, tout comme ses frères. Lors d’un mariage qu’elle organise, elle va faire la rencontre de Ford Hartigan, un policier – le mouton noir de sa famille, car il est le seul a ne pas s’être engagé dans les pompiers – qu’elle doit embrasser sur le même principe que les KissCam. Quelques jours plus tard, elle devra supporter la présence de Ford chez elle car, lors des travaux, elle découvre un cadavre. Ford lui est en mission pour découvrir des indices sur les frères de Gina, même si dans sa tête tout n’est pas aussi clair.

J’étais ravie de retrouver les Hartigans, l’esprit de famille, la complicité, l’entraide, le sens même de famille résonne dans chacune des pièces de leur maison familiale et pour chaque membre de cette famille.
Autant dans le tome suivant j’ai vraiment ressenti la puissance du body positive, autant dans celui là, j’ai trouvé que cet esprit était moins imprégné. Les choses me paraissait plus survolées, moins poussées (sans enlever de crédibilité à ce que Gina a subi) et c’est peut être ce qui m’a fait un peu moins aimé. Gina m’a quand même peinée mais différemment de Lucy. Concernant Ford, c’est un gars extrêmement droit mais il ne m’a pas du tout fait rêver comme son frère ainé Frankie.
J’ai trouvé qu’il y avait un schéma assez similaire au tome deux (ou vice versa) ainsi que les parallèles et je dois dire que ça m’a un peu embêtée car pas vraiment de nouveautés. La narration à la troisième personne m’a un peu plus gênée dans ce tome, j’ai du parfois relire une phrase pour comprendre de qui on parlait.
Je vais continuer et clôturer cette découverte avec le tome trois.

Tu craqueras pour moi… et mes poignées d’amour

Quelle merveilleuse découverte qu’est donc cette histoire. C’est un petit coup de coeur. Une sorte de comédie romantique que je voyais très bien se jouer devant mes yeux, assise sur un fauteuil au cinéma. J’ai été emportée dans un tourbillon de rires, d’amour et d’espoir. J’ai vraiment ri. 

J’ai découvert – une fois n’est pas coutume – je commence par le mec, Frankie (ouais je suis d’accord ce prénom est assez pourri). C’est un gars de 33 ans, un pompier. L’ainé d’une fratrie de sept (ah oui je vous ai pas dit, ce livre est le tome deux de la saga et j’ai commencé par lui et non par le premier…) qui passe de femme en femme, sans jamais les blesser car il est toujours clair dès le début. Il fait cela car il n’a jamais vu l’intérêt de faire différemment. Jusqu’au jour où, la barmaid avec qui il a couché quelques mois plus tôt lui fasse remarquer que ce n’était pas un mec avec qui les femmes pouvaient se marier. Et là, il a eu comme un déclic, a décidé de faire voeu de chasteté durant ses vacances imposés et également de voler au secours de Lucy, qui pour la énième fois dans sa vie se faisait réprimander par un inconnu sur ses habitudes alimentaires vu son poids. Lucy, une battante, non pas naturellement mais qui a du s’endurcir car toute sa vie, elle a subi la méchanceté des gens sur son poids, la grossophobie, les insultes et j’en passe, le harcèlement qui sont décrits quasi parfaitement, sans tomber dans la pitié pour elle mais que les gens qui ne connaissent pas ça, puissent éventuellement se rendre compte de ce qu’il en est. Malgré tout, elle a réussi à avoir suffisamment confiance en elle et à accepter son corps même si des fois ce n’est pas si facile que ça. Tous deux ont un lourd passif, non pas personnel mais plutôt une pression, la peur de répéter les erreurs de leurs parents. Ils sont émotionnellement peu capables de s’engager, sorte d’anesthésie qui court dans leur veine depuis des années. Frankie se fait donc passer pour le rencard de Lucy et il lui propose de l’accompagner pour la réunion des anciens élèves. 

Démarre alors une aventure de quatre jours en voiture et deux jours sur place. Ils vont s’ouvrir l’un à l’autre d’une façon assez naturelle, mais Lucy reste toujours sur ses gardes et effrayée. 
Comme je le disais plus haut, j’ai beaucoup ri avec Frankie, ce type m’a énormément plu. Il est beaucoup trop grand pour moi 1.98 m mais c’est pas grave, je passe au dessus et accepte de me retrouver dans ses bras, sur le ponton avec la lune pour seul éclairage de nos corps et… ok, ok je vais trop loin. Ce type est, ouais je suis conquise…, il est presque parfait
J’ai adoré les scènes avec la fratrie Hartigan, tellement que j’ai désormais hâte de lire le tome un et le trois. Ils ont tous une personnalité différente, touchante et attachante. Frankie, c’est un bon gars, même si jusque là, il ne passait sa vie qu’à baiser, et travailler, ça reste vraiment quelqu’un de bien. J’ai beaucoup aimé la relation de Lucy et Frankie, les quiproquos, quand ils n’arrivent pas à se comprendre et moi j’étais juste frustrée. J’étais dans l’expectative, avec le fol’espoir que l’un des deux fasse enfin le premier pas. Tous deux m’ont fait rêver, vraiment. Et les scènes de sexe étaient super chaudes mais pas assez longues (bah oui, plus c’est long plus c’est bon :p).
Je déplore une lecture pas toujours très fluide, des phrases un peu trop longue et qui ne coulaient pas toutes seules. Et comme habituellement, l’histoire est quand même trèèèèès rapide
Je termine mon avis avec ce que ce livre soulève pour moi et j’espère pour vous. Je pense qu’il peut faire espérer, insuffler de la force et de l’espoir. N’oublions pas que ce livre aborde un thème de société actuel, dont, néanmoins, on ne parle pas trop, la grossophobie. La dépersonnification de la grosse (car oui c’est plus souvent les grosses que les gros qui sont pointées de doigt. D’ailleurs avez-vous souvent vu des serveuses ou des barmaids grosses ? Des hôtesses de l’air ?), pas vraiment le droit de parler, d’être entendue, d’être pris au sérieux, de penser, en somme, de vivre. Les gens se permettent de juger un.e gros.se qui mange mais pas une personne de morphologie moindre. Ca devient rapidement un engrenage pour les jeunes et les moins jeunes, un véritable ébranlement de l’estime de soi et le chemin pour retrouver une confiance en soi et dire « fuck off les gens, je vis pour moi et je vous emmerde », est très compliqué. Parfois, on ne l’atteint jamais.

Je te séduirai en basket… et sans paillettes

Eh bien voilà, je referme ce dernier chapitre de la saga des Hartigans, tout du moins, pour l’instant. En effet, Avery, l’auteure, dans ses remerciements, dit qu’elle écrira à nouveau sur les Hartigans, mais avant, sur les Ice Knigts. Les livres ne sont pas encore sortis en français mais je me laisserai peut-être tenter. 
Dans ce troisième et dernier tome de l’intégrale des Hartigans, j’ai suivi Fallon, l’une des sœurs, infirmière, qui ne fait pas particulièrement attention à elle. Son look, elle s’en fiche, ce n’est pas important et ça ne régit clairement pas sa vie. Son métier est sa passion. Elle bosse comme infirmière à l’hopital et comme si ça ne suffisait pas, elle est également bénévole dans un centre médical. C’est une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui, comme tous les membres de sa famille, adore le hockey sur glace et les Ice Knight, équipe de leur ville. 

Lucy – dont je vous ai parlé et découvert dans le tome deux – est une sorte d’agent artistique et s’occupe des joueurs de cette équipe et notamment de Zack Blackburn. Un gars intenable qui n’en a rien à foutre de rien et qui aime jouer au connard. Accessoirement, il est également l’homme le plus haï de la ville. C’est aussi un mec qui est passionné par son métier, hockeyeur professionnel. Un jour, son protégé, Zach, est malade comme un chien et, Lucy étant absente, elle demande à Fallon de le veiller. Fallon, accepte bien évidemment même si ce n’est pas de gaieté de cœur au départ. 

Progressivement, on découvre un Zach très intéressant, un homme en souffrance avec un mode de fonctionnement bien à lui, proche de l’auto destruction à certains moments. Le « besoin » d’être mal aimé pour booster son attitude de rebelle dans laquelle il se complait. Il est habitué à ce qu’on se serve de lui dans tous les aspects de sa vie et pense que c’est ainsi que va le monde, pas autrement. Mais ça, c’était sans compter sur la présence de Fallon désormais dans sa vie qui va devenir son porte bonheur sur la glace, car j’ai oublié de vous dire mais l’équipe se porte au plus mal. Fallon va lui faire entrevoir la vie différemment et il va progressivement s’ouvrir, à elle, mais pas seulement. 
J’ai bien aimé l’évolution de leur relation, je l’ai trouvée assez crédible et leur alchimie était intense ! A chaque fois j’y ai cru et j’ai pris du plaisir. Parallèlement à ça, l’évolution du personnage de Zach était intéressante et agréable à suivre. Il a su faire oublié qu’il était l’homme le plus haï de sa ville.
J’ai également aimé voir à nouveau les Hartigans, cette famille est vraiment épatante.
Toujours quelques difficultés avec la narration à la troisième du singulier, mais l’histoire se laisse lire, facilement. 

Tiger entre ses griffes – Pauline Libersart

Tiger entre ses griffes – Pauline Libersart – Editions Addictives Luv – 24 Septembre 2020 – 356 pages

En ce moment, je suis sur une série de lecture qui m’amène, me pousse à me poser des questions sur tel ou tel thème, sujet et j’adore ça ! Je ne suis plus simple lectrice mais pseudo actrice des idées qui sont véhiculées. Je les absorbe et réfléchis là dessus, essaye de voir comment je me positionne et où ça m’emmène. Bref tout ça pour dire qu’en choisissant ce bouquin je ne m’y attendais pas, même si le résumé peut s’y prêter. 

J’ai donc commencé cette histoire et dès les premières lignes je me suis plongée dans l’ambiance, sombre, froide, flippante (ouais je suis pas une grande courageuse, une route déserte, la nuit, la forêt, il m’en faut pas beaucoup). Je me suis retrouvée catapultée et happée dans le fin fond de l’Arkansas – clairement, cet état ne me donne pas envie… – avec Christy et la frayeur qui en découle. 

Car oui Christie, est une doctorante, qui se retrouve en panne sur la route. Elle décide de chercher de l’aide en se rendant dans un bled paumé mais elle tombe sur des hommes (si on peut les appeler comme), parmi les pires qui puissent exister sur cette Terre. Je ne vous apprends rien, elle essaye de s’en sortir, mais finit pas se faire kidnapper. Finalement, elle sera sous le joug de Tiger, qui va s’autoproclamer comme son maître. Il m’a été très difficile de cerner Tiger, ses pensées, ses actes, il m’a fait tourner en bourrique ne sachant plus sur quel pied danser, et c’était le but. Finalement, au fil des chapitres, je me suis fait une idée sur lui, je l’ai cerné et j’ai su. J’ai également eu des difficultés à comprendre pourquoi Christy agissait comme elle le faisait certaines fois, je n’ai pas réellement senti de la peur à des moments où elle aurait du être tétanisée. C’était pas systématique et uniquement sur le début, mais ça m’a un peu gênée.
Je me suis retrouvée à sombrer dans un monde particulièrement abominable, révoltant avec des propos et des actes tout bonnement écœurant, bien au delà du simple sexisme, machisme, racisme et cie. Christy, et moi par extension, car oui j’ai vécu en même temps qu’elle une bonne partie du livre, étions englobées dans une secte véritablement dangereuse, avec un esprit archi étriqué, une espèce humaine qui n’a plus grand chose d’humain et qui ne mérite pas de respirer une seule goulée d’air. 

Comme je vous disais, j’ai vécu en même temps que Christy, et quand j’avais l’impression d’aspirer une bouffé d’air, une pseudo routine, une fausse impression, un événement se passait pour me rappeler qu’il n’y avait rien de calme dans cet endroit empli de tarés abrutis et ramollis du bulbe.
J’ai énormément apprécié de pouvoir comprendre les étapes, les pensées qui cheminaient dans le cerveau de Christy. Et en fait, on ne peut que comprendre. Comprendre ce qu’elle vit, ce qu’elle a vécu et ce réel statut de victimes. Comprendre aussi en quoi vouloir absolument savoir ce qu’une victime a vécu n’est que de la curiosité mal placée. Avoir la vision d’une victime et la compréhension de celle ci, qui, même si elle était implicite, n’en était pas moins crédible, juste.
Christy a du se raccrocher à quelque chose pour survivre dans ce camp de l’horreur et ce quelque chose a été quelqu’un, un homme, Tiger. Elle a essayé de dealer ou plutôt de repousser des sentiments étranges et inavouables qui s’emparaient d’elle.
Volontairement, je ne parle pas plus pour ne pas spoiler le livre car il vaut vraiment la peine d’être lu, de se plonger dedans, d’être pris dans un tourbillon où des sentiments diamétralement opposés vont se faire face.
La plume de l’auteure est très agréable et addictive au possible.
Pour terminer, je remercie les éditions Addictives Luv pour cette belle découverte.

Corps impatients – Emma Green

Corps impatients – Emma Green – Editions Addictives poche – 13 Aout 2020 – 520 pages

Je remercie les éditions Addictives pour ce service presse. 

J’ai eu le privilège de découvrir le nouveau format de ces éditions, Addictives Poche, et je dois dire que je suis conquise. J’ai plusieurs livres Addictives ou Addictives Luv dans ma bibliothèque, tous des pavés et il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir mal au bras à force de tenir le livre ouvert (oui oui je sais…), car trop gros, trop lourd. Ne vous méprenez pas, les brochés, esthétiquement parlants sont les plus beaux, mais les poches sont pratiques et moins chers. Bref j’adhère à leur poche. 


Ensuite je suis là pour vous parlez aussi et avant tout de l’histoire. Et je dois dire que malheureusement je n’ai pas accroché plus que ça. 
Thelma est une étudiante assez brillante qui va entrer une prestigieuse université malgré sa vie merdique et rejoindre une colocation. Suite à un essai littéraire, elle sera acceptée dans un cours hautement réputé et réservé qu’à une certaine élite (élite non pas financière mais méritante). Ce cours est dispensé par un auteur à succès archi brillant, sexy en diable, Finn, dont toutes les femmes sont folles et même certains hommes. 

La protagoniste principale m’a énervée, à se faire plaindre sans le faire directement, et dès le début. J’ai trouvé que la façon dont elle se dépeignait n’avait rien à voir avec ce qu’elle était. Par exemple elle ressent très rapidement de la jalousie (sans raison apparente pour moi) envers les autres filles du cours qui n’ont d’yeux que pour Finn. Nan mais WTF t’es la plume ou la flèche (tatouages significatifs qu’elle a sur ses 2 bras) ? Elle se décrit comme une guerrière et clairement, ce n’est pas le cas pour moi. Ce n’était pas logique, ça manquait de crédibilité. Elle était agaçante, insupportable du genre j’attire pas l’attention mais finalement si, je veux l’attirer. Elle m’a un peu gâchée l’histoire avec ses pensées et ses actes contradictoires. Bien trop pleurnicheuse, à la moitié du livre, elle avait pleuré 5 ou 6 fois. Bye bye la guerrière inexistante. Un autre aspect auquel je n’ai pas cru ? Elle devient un pilier dans la coloc’, alors qu’elle ne connait ses colocataires que depuis quelques semaines/mois pour finalement n’y rester que 4 mois ! L’une des filles est soit disant sa meilleure amie sans qu’on ne voie réellement de relation comme telle durant les chapitres, ou en tout cas je n’ai pas du tout la même définition de meilleure amie qu’elle. Sa famille ne m’a pas du tout attendrie. Et son rôle de sœur qui sauve tout le monde non plus.
L’intrigue ? Je n’y ai pas adhéré. 

Le rebondissement est inattendu mais dès qu’on l’entraperçoit, on sait ce que ça va être et c’était juste pour relancer un peu l’histoire, car si on réfléchit à ce que l’on a lu, on sait réellement ce qu’il en est. Et on découvre que ce rebondissement a eu une conséquence qui apparaît encore plus idiote une fois connue. Trop de clichées de romance. Et enfin, il n’y a aucune difficulté, tout se passe bien, Finn arrive sur son grand cheval blanc, dès le début d’ailleurs, et sauve tout le monde. La résistance vaine (et inexistante) que Thelma mettra en place n’est que pour se mentir à elle-même ou bien faire croire qu’elle est la plus forte et n’avait besoin de personne.

Donc non, je n’ai pas accroché à l’histoire, ni aux surnoms (j’ai un peu de mal avec les surnoms donnés d’Emma Green). En revanche leur plume est toujours aussi agréable. 

L’honneur des Volakis – Lynne Graham

L’honneur des Volakis – Lynne Graham – Editions Harlequin – 1er Aout 2020 – 323 pages

Je remercie les éditions Harlequin pour ce service presse. 
C’est une très belle découverte et je pense que je lirai un autre bouquin de la même auteure. Je ne m’attendais absolument à une telle histoire mais surtout à autant accrocher. Bah oui, les thèmes de bébé et mariage c’est franchement pas mon truc. Ajoutez à ça que Tally était vierge, c’était le pompon.

Non vraiment de prime abord quand j’ai commencé à lire, bah je me suis dit que j’allais en chier. Mais quelle grossière erreur ! Je me suis régalée et je ne l’explique vraiment pas !

J’ai été emportée par un tourbillon, celui de leur rencontre et de leurs péripéties. C’était prenant. Le livre est découpé en deux parties. Dans la première on découvre Tally, une jeune femme de 20 ans, qui rencontre Sander lors d’un week-end où elle devait faire le chaperon pour sa demi sœur. Elle est de suite attirée par lui, physiquement parlant. Et lui également car elle n’est pas comme les femmes qu’il côtoie habituellement ou avec qui il passe du bon temps. Et c’est toutes ces choses qui vont faire que leur relation va débuter et se passer trèèès bien durant quelques semaines. A noter que les thèmes de l’injustice et du manque de confiance étaient présents dans cette première partie. 

La 2e partie en revanche, j’étais plutôt : « Wowww, non, incroyable, inattendu ». On découvre un terrible événement et pas mal de questions en découlent (histoire de se prendre encore au jeu, comme si je ne l’étais déjà pas suffisamment…). J’ai ressenti ce que Tally ressentait, l’attente, l’espoir, la tristesse, le désespoir, le calme. J’ai été ballottée avec elle au gré des pages. J’avalais les chapitres, les rebondissements ne s’arrêtaient pas mais j’en voulais toujours plus. Tally ne se rend pas compte que Sander l’aime, il ne lui a jamais dit mais ses actes le prouvent. Il se retrouve coincé dans une situation plus que délicate. Ils se déchirent malgré leur amour. La fin est touchante.

Durant ma lecture, j’ai souvent pensé aux « Feux de l’amour », bien que je n’ai jamais regardé cette série, ce que j’ai pu entendre là dessus m’y faisait penser. Il y a beaucoup de passion dans cette histoire et encore une fois je ne sais pas pourquoi mais j’ai complètement adhéré, adoré.   

A une exception près – Marina Scremin

A une exception près – Marina Scremin – Editions Textes Gais – 26 Juin 2020 – 253 pages

Je ressors de cette lecture et suis simplement heureuse. Je remercie Marina pour sa confiance et pour cette très belle découverte.


Quand j’ai commencé l’histoire, je dois dire que j’ai eu un peu de mal avec le style d’écriture. C’est une narration à la 3e du singulier, ce ne sont pas mes préférés mais, mes dernières lectures comme ça étaient passées. Là, j’ai senti comme il y a plusieurs mois, quand ce style me gêne. Néanmoins j’ai réussi à passer au dessus car l’histoire… l’histoire est très belle. Elle est magnifique et c’est probablement l’une des plus belles histoires d’amour qui m’ait été donnée de lire. 

J’ai rencontré lors de cette lecture, Maxence un jeune de 17 ans, assez renfermé, solitaire, sans réel but dans le vie, mais qui aime jouer au foot. Il y avait également Emmanuel AKA, Manu, un jeune de 17 ans également, à peu près heureux de vivre, mais surtout aimant le foot et par dessus tout, sa passion pour la musique. J’ai trouvé que Manu, même s’il avait des agissements parfois de gamins, était un mec très mature pour son âge. L’histoire de sa mère est très touchante. Les chemins de ces deux braves gars vont se croiser le jour où Maxence est rétrogradé en équipe 3 de foot. Manu, hétéro jusque là, va ressentir des choses étranges pour lui, lui aussi hétéro. La découverte, la peur, la déstabilisation, la honte, l’envie, la normalité, toutes ces choses vont s’inviter avec eux. Certes plus fortes que d’autres pour l’une ou pour l’autre. On assiste également à l’évolution d’une amitié voulue et recherchée.

Ce n’est pas le 1er M/M que je lis. Comme à chaque fois, je ne peux pas clairement m’identifier, me mettre à la place des 2 protagonistes, mais j’ai ressenti une justesse dans cet écrit (peut être que je me trompe royalement aussi lol), une véritable façon dont pouvait se passer les choses, de la crédibilité. En revanche ce que je sais, c’est que si un chromosome Y m’avait touchée lors de ma conception, j’aurais adoré vivre ça, aussi tordant et douloureux que cela puisse être tant c’était puissant, intense, prenant, vivant, poignant.

Outre quelques longueurs, ma lecture a été très agréable car je n’avais aucune idée de ce qui allait se passer. Généralement, dans les livres que je lis, je vois toujours où on va, quels vont être les rebondissements et pourquoi mais là j’étais comme je pourrais être si je me retrouvais plongée dans l’océan en pleine nuit, les nuages cachant la lune, aucune idée d’où aller pour me rapprocher de la côte ou au contraire, pour m’en éloigner. Et c’était bon !! J’étais dans l’expectative. 
Je les ai beaucoup appréciés tous les deux, aimés même. Leur relation de A à Z. Leur découverte, leur non-amour, leur amour caché, leur amour tout court. La fin est également très belle, je ne m’attendais pas à la petite phrase mais elle était évidente. Vraiment une très très belle histoire