Interview d’Amalia Anastasio – Boxap 13-07

Aujourd’hui c’est un post un peu particulier. ♥ Après avoir lu Boxap 13-07, écrit par Amalia Anastasio chez Scrineo Editions, j’ai eu envie de lui poser quelques questions… surtout en découvrant qu’Amalia n’était qu’un nom de plume, cachant un couple d’auteurs ! 

Je suis donc partie à la découverte de ce tandem qui a écrit avec passion leur premier roman de science-fiction… car non seulement écrire un quatre mains, c’est une prouesse, mais quand on est en couple, c’est la porte ouverte à toutes les disputes !

Surtout que Boxap est un monde totalement inventé de science-fiction, avec beaucoup de néologismes et de nouvelles technologies, ce qui n’a pas dû être simple à inventer, contrairement à une histoire qui se serait déroulée dans notre monde contemporain…

Ils ont été adorables et ont accepté de répondre à mes questions, que je vous livre ici…

Comment avez-vous trouvé autant d’inspiration à propos du vocabulaire utilisé ? Les mots sont peu communs et très bien trouvés !

Céline : Je suis traductrice technique depuis de nombreuses années et j’ai traduit bon nombre de logiciels et d’ouvrages sur les logiciels. C’est donc un domaine que je connais. C’est peut-être ça qui m’a permis d’inventer facilement de nouveaux mots et de rédiger un glossaire. Nous nous sommes aussi beaucoup inspiré de ce qui existe déjà dans la technosphère et avons joué avec.

Alain : J’adore les néologismes et j’en invente dans ma vie de tous les jours (mais tous les jours, n’est-ce pas!). De fait, pour moi, transformer « S.D.F. » en « esdef » me paraît logique. J’avoue avoir adoré ceux de Céline, comme par exemple MugXXL et d’autres dont elle a le secret.

 

Comment s’est déroulée l’écriture du quatre mains ? N’est-ce pas compliqué d’écrire avec quelqu’un d’aussi proche de vous ? Vous êtes vous disputé pour certaines choses ? 

Céline : Disputés, non, même si parfois l’ambiance était un peu tendue, parce que chacun défendait sa version et ne voulait pas lâcher le morceau… 😉 En fait, on n’habite pas ensemble, et le plus gros du travail s’est fait à distance. Hormis toutes les conversations que nous avons eues en amont, bien sûr, et on peut dire que nous en avons longuement parlé ! Ensuite, Alain écrivait la trame, m’envoyait par mail sa production du jour, je la lisais, je faisais mes commentaires, on en discutait, puis j’écrivais tout ce qui manquait dans ce premier texte. Et ainsi de suite, chaque jour jusqu’à la fin. Ensuite, nous l’avons lu et relu maintes fois et à chaque fois, le texte a changé.

Alain : Oui, parfois l’ambiance était tendue et il faut savoir lâcher prise, se dire que même si l’on pense avoir raison, il se peut qu’on se trompe. C’est dur, pour moi, mais j’ai bien avancé dans ma vie grâce à Céline et à notre bouquin. Je pense que ce livre est vraiment un mélange de nous deux et que nous ne pourrons (peut-être) pas écrire dans ce même style chacun de notre côté. Et j’aime penser ça.

 

Si c’était à refaire, que changeriez-vous ?

Céline : Rien ! Je trouve qu’on a trouvé la bonne façon de procéder. J’ai un très bon souvenir de cette période. Un peu comme si on était parti en voyage sur un autre continent, où il y a tout à découvrir.

Alain : Pareil. Nous sommes partis visiter un monde que nous inventions au fur et à mesure de notre promenade. Et chaque fois, l’un de nous attirait l’attention de l’autre sur la nouvelle merveille qu’il venait de découvrir. Magique, non ?

 

Quelle serait votre plus belle réussite avec ce roman ? 

 

Céline : Pour moi, le fait d’être éditée est déjà énorme ! Et je suis très heureuse d’avoir les retours des lecteurs, pour l’instant plutôt positifs et ça fait chaud au cœur. J’aimerais qu’un maximum de gens de toutes catégories et de tous âges le lisent parce que je pense que son message est universel, ça concerne tous les humains.

Alain : Cela va paraître prétentieux, voire orgueilleux, mais la plus belle chose qui pourrait m’arriver c’est de croiser quelqu’un dans le métro, ou dans un lieu public, qui soit en train de lire Boxap 13-07 et qui semble heureux de sa lecture. Si en plus Céline est à côté de moi, je crois que ça serait là la plus belle réussite.

Bon, et s’il est adapté au cinéma, bien sûr, je ne pleurerais pas, n’est-ce pas ?

 

Comment avez-vous trouvé votre fin ? Était-elle présente dès le début de l’écriture ?

 

Céline : Non, elle n’était pas présente dès le début. Nous nous sommes arrêtés là parce qu’il fallait bien s’arrêter… si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais bien écrit 300 pages de plus ! Il y a tellement de choses à raconter. Mais qui sait, si Boxap 13-07 a un ééééénorme succès, il y aura peut-être une suite

Alain : Tout à fait en accord avec Céline ! On a encore bien des choses à dire !

Voilà pour cette petite interview. ♥ J’ai été ravie d’échanger autour d’un livre, encore plus une science-fiction française, ça change des auteurs américains. Je vous conseille de découvrir les parutions de Scrinéo qui sont toujours bien écrites, avec des pitch très novateurs et qui essayent de casser les conventions.

Bonne lecture à tout le monde 🙂

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