Un Nouveau Monde, Tome 2 : L’intégration – Tessa Nauvel

Un nouveau monde, tome 2 : L’intégration – Tessa Nauvel – Auto éditions – Juin 2017 – 700 pages

ATTENTION spoil si vous n’avez pas lu le tome 1.

Une fois n’est pas coutume (quoi que), je commence mon avis par la fin du livre. Non mais c’est quoi cette putain de fin ???!!!! WHAT THE FUCKING FUCK ?!? Je jure que l’auteure est une sadique. Je la déteste !!!! Qu’est-ce que je la déteste à cet instant précis. Mes sentiments pour elle ne sont pas sympathiques, loin de là.

Vous ne me connaissez pas encore et habituellement je dis beaucoup de gros mots, là je suis au stade bien avancé avec : putain de bordel de merde de cul de chiotte qui fait chier et qui me casse les couilles de mes ovaires ! Oui, l’auteure me tue, elle m’a fait monter au firmament, m’a tellement fait espérer, puis rêver et vivre pour finir telle une serpillière desséchée sur un sol décrépi dans les méandres de la tristesse et de l’injustice.

C’est juste pas possible de finir un livre comme ça, mais enfin ma santé mentale, déjà pas géniale, va basculer sans retour en arrière possible ! Je respire profondément et j’essaye de reprendre le cours de l’histoire, de mon histoire et de mon ressenti avec ce tome 2. 

Déjà soyons au clair, c’est un véritable coup de cœur !

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J’ai accroché tellement vite. J’aurais préféré que tout le livre soit du point de vue d’Arone. Je comprends évidemment qu’Amélia fasse partie de l’équation, mais j’ai ressenti quelques longueurs et répétitions avec elle. En revanche, quelle fin, wowww !!  Elle m’a coupé le souffle. Et je dois dire que d’un côté je kiffe mon malheur. Oui c’est une frustration énorme mais c’est tellement bon de ressentir une chose de façon aussi puissante. Ça prend aux tripes et, même si ce n’est pas toujours agréable, il n’en reste pas moins que c’est fort appréciable de se mettre dans un tel état pour (seulement ?) un livre.

J’étais tellement impatiente en lisant ce nouvel opus. Impatiente de retrouver Amélia mais aussi et surtout Arone, bah oui, #TeamAriméen

J’ai vraiment apprécié d’avoir dès le début le point de vue d’Arone et ce durant plus de la moitié du livre. J’ai apprécié la façon dont il a été décrit avec ses sentiments à lui. C’était assez jouissifIl a vraiment évolué de par différents aspects, il s’est comme assagi principalement à cause des responsabilités qui lui incombent en tant que Vaxsar.

Les multiples (oui il y en a plusieurs) retrouvailles sont tellement intenses, je suis sûre qu’Arone, du fin fond d’une galaxie lointaine a ressenti les déchaînements chaotiques de mon rythme cardiaque et pas seulement ! J’ai adoré leur combat, leurs tentatives plus ou moins vaines de résistance qui m’ont fait penser à des préliminaires, tant c’était là aussi, intense. 

Sur ce tome, étrangement (ou pas), on est plus du côté d’Arone, contrairement au premier où prédominait ma sympathie pour Amélia, pas à tous les niveaux certes, mais de manière générale. Là je change d’avis, et je deviens team Arone (ok, je l’avoue j’étais déjà conquise avant), comme si avoir son point de vue dès le début légitimait (presque) tout le reste.

Parce que si vous avez aimé le connard qu’était Arone dans le tome 1, bah vous l’aimerez toujours dans le tome 2.

J’ai aimé voir Arone s’ouvrir et donc accepter peu à peu ses sentiments, sa condition, l’inévitable et l’évidence si incisive dans leur relation, l’intensité de leurs sentiments et leurs conséquences pour mon plus grand plaisir. Je me suis bien évidemment sentie désolée pour ce qu’Amélia vivait mais j’ai aussi été prise d’incompréhension sur son état. Ses réactions parfois puériles et ses départs au quart de tour m’ont pas mal agacée.

On découvre également une nouvelle Am, dans un rôle qui prend de l’importance et qui aura un réel impact pour les Natifs et les Ariméens grâce à certaines découvertes. Un petit point négatif avec ses points de vue. Ça va un moment, mais c’est un peu répétitif au niveau de ses pensées, et son manque de confiance.  

Frustration, espoir, attente, soulagement, bonheur m’ont accompagnée une bonne partie de ma lecture.  

104157090_303540077344801_3107627675654526734_nJ’ai été enfin pleinement heureuse. Je voulais juste profiter et rien d’autre. Et pour profiter, on peut dire qu’on profite. J’étais à la limite de l’overdose. L‘intensité électrique, la passion dévorante. Divinement chaud. La perte de contrôle. Autant de ressentis qui ont su s’accorder et me faire apprécier plus encore ma lecture.

Je me suis un peu essoufflée à partir du tiers/quart restant, même si il y a quelques rebondissements qui permettent de prendre le dessus. Rebondissements qui je l’avoue m’ont laissée un peu dans l’incompréhension de certaines situations mais qui ont su se marier avec un bel espoir. 

Il y a également eu deux révélations dont une que j’ai vu venir depuis le premier tome. J’aurais vraiment préféré ne me douter d’aucune des deux pour être dans une totale surprise, à la limite de l’aploplexie.

J’ai trouvé la plume de l’auteure plus agréable, moins de phrases à rallonge ou en tout cas, je ne m’en suis pas rendu compte. A certains moments, l’écriture était poétique, et même enchanteresseEn revanche je déplore quelques coquilles mais j’ai apprécié le fait que l’auteure le signale en début de livre. 

En résumé, je trouve que ce tome 2 prend un virage à 180°. Autant le premier peut être lu par des adolescents, autant celui-ci est tellement chaud qu’on est sur du + 18 ans et quel plaisir ! On passe vraiment à la catégorie supérieure. On retrouve nos deux héros quelques années après, avec leur évolution personnelle, et on va passer par divers états d’âme.

Et cette fin ? Je crois que j’en ai déjà dit pas mal mais je vous assure que mon coeur s’est comprimé dans sa cage thoracique et à la fois il a comme explosé en prenant trop de place. J’étais dans un état. 

 

Un Nouveau Monde, Tome 1 : L’unification – Tessa Nauvel

Un nouveau monde, tome 1 : l’unification – Tessa Nauvel – Auto éditions – Mai 2016 – 676 pages

Le livre nous plonge au 22e sièclehumains et aliens, présents depuis plus d’un siècle sur Terre, vont se côtoyer en vue d’un programme d’unification.

De prime abord, le livre ne me parlait pas plus que ça, mais la curiosité étant plus forte je me suis laissée tenter. Après tout, d’autres formes de vie existent peut être.

Les Ariméens ont une vision assez objective de l’humain dans son intégralité. A titre personnel, j’adhère à pas mal de principes, d’idéaux clamés dans ce livre par l’auteure via ces derniers. J’en suis même venue à me demander si finalement je n’étais pas moi-même une native, ou « l’envahisseur », de par la multitude de convergences d’opinions que j’ai retrouvé avec eux.  

Le prologue est trèèès (trop) long. Alors certes on pose les bases de ce monde nouveau mais il n’en demeure que si je m’étais écoutée et que je n’avais pas eu là encore, cette curiosité, j’aurais probablement arrêté. Et par chance, je ne l’ai pas fait ! 

La plume de l’auteure est jolie, recherchée, vivante, agréable mais pas toujours très fluide. La faute à certaines phrases à rallonge. 

Dura100825218_619543418907821_1089563792028729344_nnt ma lecture, j’ai trouvé que certains passages étaient un peu déséquilibrés, soit trop longs soit pas suffisamment exploités, principalement en début de livre, puis quand on découvre le point de vue d’Arone. Néanmoins ils restent peu nombreux donc n’altèrent en rien la continuité de l’histoire.

On se retrouve en immersion totale dans le nouveau mode de vie d’Amélia, une adolescente de 16 ans, terrienne, qui intègre un programme d’unification afin de permettre une réelle cohabitation entre Terriens natifs et Ariméens. Amélia a toujours été attirée par eux, leur différence, leur culture, et pour elle, cela ne pouvait se passer différemment.

C’est une jeune fille très ouverte, curieuse de tout, sans préjugé quelconque, accessible et sympathique. Elle se lie très rapidement d’amitié avec Etena. Néanmoins, elle saura faire preuve d’une certaine force de caractère pour tenir tête à son « bourreau ».

Son « bourreau », Arone, est un Ariméen, né sur Terre, de parents Extra. Il a 19 ans et termine sa dernière année d’études. Il exècre la race humaine, est bourré de préjugés sur les Natifs et prendra un malin plaisir à nous laisser présager qu’il se joue d’Amélia. 

Son comportement est hautement agaçant et le fait que ce qu’il avance pour se justifier ne soit que la vérité, m’a encore plus énervée. 

Chaque lecteur pourra se faire sa propre opinion, la mienne ayant été assez rapide, la réponse se confirmera, ou non, à la fin du livre.

J’ai trouvé certains passages peu utiles, les explications données ne justifiant pas son comportement, mais sa version nous éclaire avec quelques révélations intéressantes, qui permettent ainsi d’en apprendre un peu plus sur lui. On découvre alors un Arone plus humain, plus attachant. C’est à ce moment là que mon avis sur lui a diamétralement changé et mon regard a évolué. J’étais vraiment peinée, et triste pour lui. Il m’a réellement attendrie.

On passe un peu par les montagnes russes dans la relation entre Amélia et Arone.

L’auteure a bien su jouer avec mes nerfs. Quand on ne pense pas que cela puisse être pire, eh bien, ça le devient, et assez rapidement.

J’ai adoré détester Arone, j’ai adoré être en colère contre lui, à vouloir lui envoyer moi aussi des gifles. 

101439899_3108069369232353_7578496207840870400_nConcernant Amelia, j’étais agacée qu’elle ne se rende pas compte des choses et qu’elle manque autant de confiance en elle. Avec Arone, elle apparaît telle une poupée de chiffon, sans volonté, sans self contrôle. Il en fait ce qu’il veut et elle retombe inlassablement dans ses filets, malgré les risques avérés tant physiques que psychologiques. J’avais envie de la secouer et de lui dire stop ! MAIS, j’avais aussi envie qu’elle continue, même si elle devait se brûler les ailes, Arone me donnait envie qu’elle se lance à corps perdu.

J’ai ressenti assez rapidement l‘attraction entre les deux, à chacune de leur rencontre. Une fusion, une évidence, finalement, peu importe les risques. J’avais envie de plus et leur relation est montée crescendo, c’était parfait. Le fait que l’histoire se déroule sur une année ajoute une part non négligeable à la crédibilité de leur relation.

C’est un amour puissant, interdit et littéralement destructeur. Néanmoins, c’est un amour sincère et beau.

Un amour également frustrant car il ne pouvait exister bien que j’en voulais plus encore.

J’ai trouvé agréable de voir une évolution humaine et en parallèle une régression matérielle.

Ce livre appelle à un vrai questionnement sur la façon de vivre des humains, du respect de notre maison, la Terre et entre nous humains, et je trouve que cela apporte une réelle force au roman.

En revanche, j’aurais voulu avoir de plus amples informations sur les caractéristiques des Ariméens. En effet, j’ai trouvé intéressant les différences entre humains et ariméens. Leurs particularités m’intriguent, je suis à la limite de la fascination pour leur espèce.

J’ai également ressenti quelques manques d’informations. Des choses qu’Amélia a pu voir ou vivre, mais qui n’ont pas été retranscrites et qui me paraissaient importantes. Néanmoins, cela n’a gâché en rien ma lecture.

Désormais, je n’ai qu’une hâte, lire le tome 2. En espérant qu’il y aura beaucoup de leur relation et des divers personnages qui ont gravité autour d’eux.

Eve of Man – Giovanna & Tom Fletcher

Eve of Man est une petite pépite de Young Adult. Je ne m’attendais clairement pas à accrocher autant à l’univers et c’est une très belle découverte pour ma part. Un peu déçue de ne pas avoir compris qu’il s’agissait d’une trilogie, car l’attente pour le prochain tome va être un supplice !

Nous plongeons dans un monde pas si éloigné du nôtre, si ce n’est qu’il y a une technologie légèrement plus avancée que et un problème majeur : plus aucune femme n’est née depuis près de cinquante ans.

Jusqu’à ce que l’incroyable se produise et qu’Ève vienne au monde. Ève est alors mise « en cage », protégée dans un immense Dôme qui surplombe la ville et où elle grandit dans l’espoir, peut-être, de procréer avec un Potentiel, l’un des hommes choisis par le gouvernement pour espérer avoir une descendance. A part les « Mères », des vieilles femmes âgées de 60 ans et la directrice du programme, Vivian, Ève ne connaît personne, ne rencontre personne et a pour unique amie Holly, un hologramme quasi-humain pour faire croire à la jeune femme qu’elle n’est pas seule.

Mais alors qui est Bram, et comment parvient-il à entrer en contact avec Ève ?

Je préfère vous laisser la surprise. J’ai adoré le parti pris des deux auteurs. Je pensais tomber sur une romance un peu bateau et banale où l’héroïne tomberait folle amoureuse du résistant qui voudrait la sauver des griffes du méchant gouvernement, alors que pas du tout ! La façon d’introduire le protagoniste masculin est très très ingénieuse et je ne l’avais encore jamais lu en science-fiction. Alors je ne vais pas vous mentir : de nombreux plotwists sont assez prévisibles et je n’ai pas lu ce roman pour sa trame.

Il y a ce petit détail qui change tout : les héros.

Je suis tombée amoureuse de Bram, de sa façon de voir Ève, de voir la vie, de voir l’amour. 

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Je suis tombée amoureuse de ces personnages jeunes, naïfs.

On sent bien qu’il s’agit d’un Young Adult mais j’ai aimé retrouver leurs premiers émois. Je me suis beaucoup attachée à Ève, qui essaye de faire de son mieux alors qu’elle est pieds et poings liés.

La plume des auteurs est vraiment douce, adaptée au roman. Le seul petit défaut que je trouve au texte est peut-être ses moments un peu répétitifs. Nous avons beaucoup d’introspection de la part des protagonistes et certains passages auraient mérité d’être un peu élagués. De plus, les auteurs ne prennent pas forcément le temps de donner des raisons extrêmement scientifiques derrière l’incapacité chronique des femmes à procréer. En tout cas, pas dans ce premier opus.

Néanmoins, c’est une superbe découverte qui me laisse encore de nombreuses questions en tête, car le roman se coupe à un endroit charnière. Je suis très frustrée de ne pas avoir la suite entre les mains haha. Ce roman est bien la preuve que parfois, une jolie plume et des personnages attachants peuvent faire plus qu’une trame originale. 

 

Pour conclure : une très belle découverte young adult science-fiction, efficace, et dont les sentiments romantiques ont tout de suite fonctionné pour moi. Le genre de lecture dont on a besoin en ce moment, je trouve.

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Note 4,5

Je remercie Page Turners pour ce service presse.

Machine de guerre – Paolo Bacigalupi

Ce roman m’a emporté… il est fait pour vous si vous aimez : la science-fiction un peu plus prononcée, les amitiés éternelles, les scènes d’action à couper le souffle. 

Machine de Guerre, Paolo Bacigalupi, J’ai Lu Poche, 409 pages, octobre 2019

Quand j’ai pris ce roman, je faisais une overdose de SF. Je n’ai pas attaqué la lecture très optimiste, en pensant que je ne ferais que survoler l’histoire, parce que je n’étais pas dans l’humeur… et punaise, comme je me trompais ! Machine de Guerre est un roman coup de poing, de ceux qu’on lit rarement, et qui ouvrent toutes les écoutilles en nous quand on tombe dessus. J’ai été subjuguée par la plume, la trame, et surtout, la force tranquille de cette fiction : ses personnages. Voilà des semaines que je n’avais pas réussi à plonger dans un roman de science-fiction sans m’ennuyer, et je suis tombée sur un réel page turner. Je l’ai littéralement dévoré, sans concession, dans les transports, à table, pendant les publicités à la télévision… Machine de Guerre est une révélation, et même s’il n’est pas révolutionnaire dans sa construction ou sa thématique, il m’a vraiment transportée.

Il est aussi très difficile à résumer !

Nous suivons donc les aventures de Tool, un homme mi-loup qui a été créé par le général Caroa pour suivre ses ordres. Un genre d’arme invincible, un mélange entre l’homme et des gênes de nombreux animaux différents. Il a été entraîné pour tuer, et pour suivre les ordres. Obéir. Voilà ce qu’il a fait toute sa vie.

Jusqu’à ce que quelque chose cède en lui.

Jusqu’à ce que ses « dieux » l’abandonnent, et qu’il comprenne le réel sens du mot liberté. Tool, l’homme loup trouve alors une nouvelle meute, non pas faite d’obligations mais faite d’amour, de volonté, de réels sentiments avec Mahlia, une jeune femme au caractère bien trempé, Ocho, un homme soldat au courage sans faille, et d’autres enfants soldats qui ont été arrachés à leur vie de pauvreté. Tool comprend alors qu’il n’est fait que pour une chose : se défaire de cette relation de violence qu’il entretient avec Caroa, ce « dieu » qu’il ne veut plus servir.

Le roman commence sur le Général qui réalise que son arme est en train de se retourner contre lui et qui tente de l’abattre, sans succès. Mais il emporte avec lui la majorité de la meute de Tool, qui comprend qu’on ne le laissera jamais tranquille.

Ses dieux qui le guettent du ciel ont fait pleuvoir le feu sur lui, et il ne veut plus jamais revivre ça. Il va alors se mettre en route pour chevaucher le ciel, trouver des faux dieux qui se cachent dans des dirigeables en abattant lâchement des missiles sur lui.

Machine de Guerre est un enchaînement de scènes d’action toutes plus réalistes les unes que les autres et à aucun moment répétitives.

On va suivre ce petit groupe qui va tenter d’aider Tool, cet homme au courage sans borne et au physique repoussant, à mener sa mission à bien. Le tour de force de l’auteur réside dans la création d’un personnage, Jones, aux ordres du général Caroa, qui va essayer de tuer Tool par tous les moyens mais pour qui on a beaucoup d’empathie. La jeune femme suit les ordres parce qu’elle ne peut se permettre d’être rétrogradée. Un autre genre de combat va alors se jouer dans son esprit ; faire ce qui lui semble juste, ou suivre les yeux fermés un homme en qui elle n’a pas confiance.

Sous ses abords de SF ‘hard’, Machine de Guerre traite de sujets vraiment intéressants : la religion, la croyance, l’obéissance, l’amour, l’amitié, la mort.

Le roman se lit d’une traite, en apnée constante, car Tool va juste entamer une course contre la montre pour faire valoir ses idéaux.

Je m’attendais à une trame plutôt convenue, jusqu’à ce qu’un plotwist final vienne tout remettre en question. Quelles étaient les réelles intentions de Tool ? Est-ce qu’il était bon, tout ce temps, est-ce qu’il était libre, tout ce temps ?

Je ne vais pas m’avancer plus afin de ne pas vous spoiler, mais n’hésitez pas une seconde. Ce roman m’a emporté… il est fait pour vous si vous aimez : la science-fiction un peu plus prononcée, les amitiés éternelles, les scènes d’action à couper le souffle.

Merci à J’ai Lu Poche pour ce superbe SP ! ♥

Vous pouvez retrouver à petit prix en poche le roman, ou en ebook en cliquant ci-dessous !

Danses aériennes – Nancy Kress

Après ça reste de la très bonne science-fiction, de bonne qualité, bien écrite, bien documentée, et ça suit un peu les traces de ce qu’on peut lire actuellement dans le domaine. 

Danses aériennes, Nancy Kress, Septembre 2017, J’ai Lu Poche

Le résumé est un court passage d’une des nouvelles. Ça ne dit pas grand-chose sur le contenu du recueil en lui-même… mais même après l’avoir terminé, je dois avouer que je ne saurais pas comment le résumer non plus.

Ce qui m’a vraiment marquée à la lecture, c’est d’abord la qualité de la plume de Nancy Kress. Belle, fluide, vraiment parfaite pour de la Science-Fiction. Je n’ai rien à redire à ce niveau-là : le vocabulaire est top, les formules percutantes, les titres des nouvelles sont vraiment bien choisis et pique notre curiosité…

Mais alors est-ce que j’ai aimé ma lecture ?

De prime abord, oui. J’ai passé un très bon moment au fil de ces nouvelles disparates. Ça va parler de sport, d’étoiles, d’amitié, de philosophie aussi. Un point vraiment agréable est justement cette capacité à écrire sur de nombreux sujets pour éviter la redondance, parfois le piège des recueils.

Le seul petit bémol et qui m’a un peu coupée dans ma lecture, mais ça c’est propre à mon passé avec les nouvelles… j’ai beaucoup de mal quand il n’y a pas de chute. Les fins ouvertes ne me posent pas de problème mais j’aime quand on me donne du grain à moudre, à réfléchir, que je m’arrête une seconde sur la dernière page et que je ne puisse pas enchaîner directement sur la suite.

Voilà mon souci : je n’ai pas été soufflée. Certaines nouvelles m’ont plus emportées que d’autres (petite mention pour « Le bien commun »), d’autres m’ont laissée de marbre, mais aucune ne m’a vraiment transportée dans une danse aérienne. Je les ai aussi peut-être trouvées un peu trop contemplatives.

Après ça reste de la très bonne science-fiction, de bonne qualité, bien écrite, bien documentée, et ça suit un peu les traces de ce qu’on peut lire actuellement dans le domaine.

Vous aimez la science-fiction et les nouvelles ? Ce recueil est donc fait pour vous !

Merci à J’ai Lu Poche pour ce SP de qualité ♥

Profitez de la version poche ou ebook en cliquant ci-dessous !

Boxap 13-07 – Amalia Anastasio

Editions Scrineo, Septembre 2019, 368 pages, Format Numérique et Broché

Le roman commence sur Aïleen et son emploi « virtuel ». Je ne veux pas trop en dire sur la trame ni sur l’univers en soi, car c’est toujours ce qui est très intéressant dans un roman : la découverte du milieu dans lequel l’auteur veut nous plonger. Néanmoins, je dois souligner le bel imaginaire de l’auteure. Il y a un glossaire en fin de roman pour comprendre tous ces « mots-valises » qu’elle a inventés, mais sérieusement, je n’en ai pas eu besoin une seconde.

Un peu à la manière du novlangue dans 1984, tous les néologismes se comprennent très bien et surtout, sont divinement bien trouvés.

Je pense que la force du roman réside dans cet effort d’invention, qui nous plonge au plus prêt de cette société dont l’auteure veut nous parler.

La plume est légère, ciselée, avec de nombreux dialogues pour aérer… et justement, je trouve le roman extrêmement aérien. Moi qui pensais tomber dans une dystopie très sombre et immorale… On reste sur un roman au ton léger, qui plaira à ceux qui ne sont pas de grands férus de dystopies morbides. C’est moins mon genre, mais j’ai malgré tout apprécié ce roman, qui, je pense, s’adresse plus aux néophytes du genre ou à ceux qui aiment vraiment le young adult.

J’ai trouvé que ça manquait légèrement de tension et peut-être d’action…

 pour néanmoins nous plonger dans une critique de notre société qui n’est pas lourde à analyse ni digérer. Je trouve le timing de sortie du roman très bon : on est sur la fin de l’été, les plages nous manquent déjà mais nous n’avons pas encore envie de nous heurter aux romans sombres de l’hiver… Une découverte SF à dévorer en automne, donc.

Je n’ai pas forcément accroché au personnage principal, que je trouve un peu trop « lisse » mais c’est un choix qui se défend : nous pouvons aisément nous mettre à sa place. En réalité, elle n’a pas pour vocation à être une voix forte avec un caractère bien trempé – ou en tout cas c’est mon analyse. Un peu comme Aïleen utilise un avatar pour vivre, nous vivons au travers du personnage… et j’ai beaucoup aimé ce sentiment de mise en abîme créé par le roman.

En conclusion, un bon moment passé en compagnie de tous ces avatars 😉

Un grand merci aux éditions Scrineo pour ce service presse de qualité. ♥

Vous pouvez retrouver ce roman sous format kindle ou à petit prix en format poche en cliquant sur l’une des images ci-dessous :

Six mois, trois jours — Charlie Jane Anders

L’auteure passe des infinités de possible, aux aliens, aux conséquences d’un désastre climatique… j’aime la facilité avec laquelle elle navigue dans les sous-genres de la science-fiction.

Dans ce recueil de nouvelles, il y en a cinq. Cinq totalement différentes.

Je n’ai mis que le résumé de celle qui m’a le plus marquée et surtout c’est celle qui parle le plus d’amour.

Je ne sais pas trop comment chroniquer le recueil de Charlie Jane Anders. Je sais juste une chose : elle écrit très bien et elle est barrée. Ce recueil, en plus d’avoir une superbe couverture, est vraiment à la destination de fans de science-fiction et de tous ses sous-genres. Je ne suis pas certaine d’avoir compris la moralité que voulait nous faire passer l’auteure à chacune de ses nouvelles, mais ce côté un peu « curieux » et un peu « incompréhensible » m’a aussi fait plaisir. C’est comme un roman d’Alain Damasio : on sort de là sans vraiment avoir tout compris mais en ayant apprécié le chemin malgré tout.

Ce n’est pas un immense coup de cœur mais une belle découverte.

Je suis très curieuse de lire les autres romans de cette auteure, qui a vraiment une très jolie plume et des personnages bien construits.

L’auteure passe des infinités de possible, aux aliens, aux conséquences d’un désastre climatique… j’aime la facilité avec laquelle elle navigue dans les sous-genres de la science-fiction. De plus, les nouvelles sont assez courtes et se lisent relativement rapidement.

Donc voilà : un univers très SF intéressant, une écriture fluide, mais une impression parfois d’être perdue ou de ne pas saisir le message sous-jacent.

Vous pouvez retrouver ce recueil au format poche et au format numérique en cliquant ici :