Confinée avec mon ex – Cyrielle Lenge

Confinée avec mon ex – Cyrielle Lenge – Editions Harlequin – 9 Septembre 2020 – 129 pages

Je reconnais qu’il doit être difficile d’écrire sur le confinement avec cet évènement en fond. Ce n’est pas la chose la plus passionnante qui soit. D’un point de vue personnel, j’ai très bien vécu cette période donc je ne suis peut-être pas la mieux placée pour comprendre la majorité des personnes. 

Merci aux éditions Harlequin pour ce service presse.

J’ai donc atterri dans l’appartement de Thomas, qui se retrouve coincé, confiné, avec Juliette son exLui doit travailler de chez lui, elle est au chômage forcéThomas est un gars somme toute sympa, pas grand chose de plus à dire sur lui. Juliette m’a un peu fait penser à une princesse, avec des principes existentiels pas toujours compréhensibles pour ma part et des façons de penser un peu particulières.
L’histoire est assez creuse et plate sur une bonne partie de la lecture. Ca parle de cuisine principalement, leurs journées ne tournent qu’autour de ça et du travail de Thomas, donc pas très passionnant

Leur premier rapprochement ne m’a pas émoustillée, c’était assez simple, trop simple et le juste après, décevant.
Alors certes, ils se connaissent d’il y a plusieurs années mais je n’ai pas aperçu d’étincelle entre eux. L’entraide et le soutien qu’ils s’apportent sont intéressants, et probablement que d’autres lecteurs y trouveront leur compte, mais ça ne m’a pas embarqué.

Intégrale les Hartigans – Avery Flynn : On s’aimera les yeux fermés… et le coeur grand ouvert – Tu craqueras pour moi… et mes poignées d’amour – Je te séduirai en basket… et sans paillettes

Intégrale les Hartigans – Avery Flynn : On s’aimera les yeux fermés… et le coeur grand ouvert – Tu craqueras pour moi… et mes poignées d’amour – Je te séduirai en basket… et sans paillettes – Editions Harlequin -2 Septembre 2020 – 890 pages

Je remercie chaleureusement les éditions Harlequin pour la découverte du clan Hartigans et les trois histoires.

Un avis un peu différent des autres car, dans celui-ci, je vais vous parler de trois livres, trois histoires, indépendantes, dans le sens où vous pouvez en lire une et pas les autres, mais une saga avant tout.

On s’aimera les yeux fermés… et le coeur grand ouvert

J’ai commencé cette histoire, la première, après avoir lu le tome deux. En soit ce n’est pas hyper dérangeant et vu comme j’ai aimé Frankie et Lucy (tome deux), je ne regrette pas.

Je m’attendais à apprécier au moins autant que ma lecture mais ce ne fut pas le cas. 

Gina Luca est une femme d’une trentaine d’années, organisatrice de mariage, avec un corps agréable mais sur son visage ça coince. Elle a un nez disproportionné qui lui a valu énormément de moqueries durant sa jeunesse. Ces moqueries ont fait de sa vie un enfer, les gens ont profité de ça pour se moquer d’elle et bien évidemment elle a perdu toute confiance en elle et confiance en les autres. Elle a du se forger un caractère et ériger des barrières afin de ne plus laisser personne entrer dans sa vie et donc lui faire du mal. Parallèlement à ses barrières, les deux frères de Gina, Paul et Rocco se sont juré de la protéger face aux méchancetés des gens. Mais ce n’est pas tout. Lucy vient d’une famille « mafieuse ». Le grand père (duquel elle a hérité son gros nez) était un mafieux, tout comme ses frères. Lors d’un mariage qu’elle organise, elle va faire la rencontre de Ford Hartigan, un policier – le mouton noir de sa famille, car il est le seul a ne pas s’être engagé dans les pompiers – qu’elle doit embrasser sur le même principe que les KissCam. Quelques jours plus tard, elle devra supporter la présence de Ford chez elle car, lors des travaux, elle découvre un cadavre. Ford lui est en mission pour découvrir des indices sur les frères de Gina, même si dans sa tête tout n’est pas aussi clair.

J’étais ravie de retrouver les Hartigans, l’esprit de famille, la complicité, l’entraide, le sens même de famille résonne dans chacune des pièces de leur maison familiale et pour chaque membre de cette famille.
Autant dans le tome suivant j’ai vraiment ressenti la puissance du body positive, autant dans celui là, j’ai trouvé que cet esprit était moins imprégné. Les choses me paraissait plus survolées, moins poussées (sans enlever de crédibilité à ce que Gina a subi) et c’est peut être ce qui m’a fait un peu moins aimé. Gina m’a quand même peinée mais différemment de Lucy. Concernant Ford, c’est un gars extrêmement droit mais il ne m’a pas du tout fait rêver comme son frère ainé Frankie.
J’ai trouvé qu’il y avait un schéma assez similaire au tome deux (ou vice versa) ainsi que les parallèles et je dois dire que ça m’a un peu embêtée car pas vraiment de nouveautés. La narration à la troisième personne m’a un peu plus gênée dans ce tome, j’ai du parfois relire une phrase pour comprendre de qui on parlait.
Je vais continuer et clôturer cette découverte avec le tome trois.

Tu craqueras pour moi… et mes poignées d’amour

Quelle merveilleuse découverte qu’est donc cette histoire. C’est un petit coup de coeur. Une sorte de comédie romantique que je voyais très bien se jouer devant mes yeux, assise sur un fauteuil au cinéma. J’ai été emportée dans un tourbillon de rires, d’amour et d’espoir. J’ai vraiment ri. 

J’ai découvert – une fois n’est pas coutume – je commence par le mec, Frankie (ouais je suis d’accord ce prénom est assez pourri). C’est un gars de 33 ans, un pompier. L’ainé d’une fratrie de sept (ah oui je vous ai pas dit, ce livre est le tome deux de la saga et j’ai commencé par lui et non par le premier…) qui passe de femme en femme, sans jamais les blesser car il est toujours clair dès le début. Il fait cela car il n’a jamais vu l’intérêt de faire différemment. Jusqu’au jour où, la barmaid avec qui il a couché quelques mois plus tôt lui fasse remarquer que ce n’était pas un mec avec qui les femmes pouvaient se marier. Et là, il a eu comme un déclic, a décidé de faire voeu de chasteté durant ses vacances imposés et également de voler au secours de Lucy, qui pour la énième fois dans sa vie se faisait réprimander par un inconnu sur ses habitudes alimentaires vu son poids. Lucy, une battante, non pas naturellement mais qui a du s’endurcir car toute sa vie, elle a subi la méchanceté des gens sur son poids, la grossophobie, les insultes et j’en passe, le harcèlement qui sont décrits quasi parfaitement, sans tomber dans la pitié pour elle mais que les gens qui ne connaissent pas ça, puissent éventuellement se rendre compte de ce qu’il en est. Malgré tout, elle a réussi à avoir suffisamment confiance en elle et à accepter son corps même si des fois ce n’est pas si facile que ça. Tous deux ont un lourd passif, non pas personnel mais plutôt une pression, la peur de répéter les erreurs de leurs parents. Ils sont émotionnellement peu capables de s’engager, sorte d’anesthésie qui court dans leur veine depuis des années. Frankie se fait donc passer pour le rencard de Lucy et il lui propose de l’accompagner pour la réunion des anciens élèves. 

Démarre alors une aventure de quatre jours en voiture et deux jours sur place. Ils vont s’ouvrir l’un à l’autre d’une façon assez naturelle, mais Lucy reste toujours sur ses gardes et effrayée. 
Comme je le disais plus haut, j’ai beaucoup ri avec Frankie, ce type m’a énormément plu. Il est beaucoup trop grand pour moi 1.98 m mais c’est pas grave, je passe au dessus et accepte de me retrouver dans ses bras, sur le ponton avec la lune pour seul éclairage de nos corps et… ok, ok je vais trop loin. Ce type est, ouais je suis conquise…, il est presque parfait
J’ai adoré les scènes avec la fratrie Hartigan, tellement que j’ai désormais hâte de lire le tome un et le trois. Ils ont tous une personnalité différente, touchante et attachante. Frankie, c’est un bon gars, même si jusque là, il ne passait sa vie qu’à baiser, et travailler, ça reste vraiment quelqu’un de bien. J’ai beaucoup aimé la relation de Lucy et Frankie, les quiproquos, quand ils n’arrivent pas à se comprendre et moi j’étais juste frustrée. J’étais dans l’expectative, avec le fol’espoir que l’un des deux fasse enfin le premier pas. Tous deux m’ont fait rêver, vraiment. Et les scènes de sexe étaient super chaudes mais pas assez longues (bah oui, plus c’est long plus c’est bon :p).
Je déplore une lecture pas toujours très fluide, des phrases un peu trop longue et qui ne coulaient pas toutes seules. Et comme habituellement, l’histoire est quand même trèèèèès rapide
Je termine mon avis avec ce que ce livre soulève pour moi et j’espère pour vous. Je pense qu’il peut faire espérer, insuffler de la force et de l’espoir. N’oublions pas que ce livre aborde un thème de société actuel, dont, néanmoins, on ne parle pas trop, la grossophobie. La dépersonnification de la grosse (car oui c’est plus souvent les grosses que les gros qui sont pointées de doigt. D’ailleurs avez-vous souvent vu des serveuses ou des barmaids grosses ? Des hôtesses de l’air ?), pas vraiment le droit de parler, d’être entendue, d’être pris au sérieux, de penser, en somme, de vivre. Les gens se permettent de juger un.e gros.se qui mange mais pas une personne de morphologie moindre. Ca devient rapidement un engrenage pour les jeunes et les moins jeunes, un véritable ébranlement de l’estime de soi et le chemin pour retrouver une confiance en soi et dire « fuck off les gens, je vis pour moi et je vous emmerde », est très compliqué. Parfois, on ne l’atteint jamais.

Je te séduirai en basket… et sans paillettes

Eh bien voilà, je referme ce dernier chapitre de la saga des Hartigans, tout du moins, pour l’instant. En effet, Avery, l’auteure, dans ses remerciements, dit qu’elle écrira à nouveau sur les Hartigans, mais avant, sur les Ice Knigts. Les livres ne sont pas encore sortis en français mais je me laisserai peut-être tenter. 
Dans ce troisième et dernier tome de l’intégrale des Hartigans, j’ai suivi Fallon, l’une des sœurs, infirmière, qui ne fait pas particulièrement attention à elle. Son look, elle s’en fiche, ce n’est pas important et ça ne régit clairement pas sa vie. Son métier est sa passion. Elle bosse comme infirmière à l’hopital et comme si ça ne suffisait pas, elle est également bénévole dans un centre médical. C’est une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui, comme tous les membres de sa famille, adore le hockey sur glace et les Ice Knight, équipe de leur ville. 

Lucy – dont je vous ai parlé et découvert dans le tome deux – est une sorte d’agent artistique et s’occupe des joueurs de cette équipe et notamment de Zack Blackburn. Un gars intenable qui n’en a rien à foutre de rien et qui aime jouer au connard. Accessoirement, il est également l’homme le plus haï de la ville. C’est aussi un mec qui est passionné par son métier, hockeyeur professionnel. Un jour, son protégé, Zach, est malade comme un chien et, Lucy étant absente, elle demande à Fallon de le veiller. Fallon, accepte bien évidemment même si ce n’est pas de gaieté de cœur au départ. 

Progressivement, on découvre un Zach très intéressant, un homme en souffrance avec un mode de fonctionnement bien à lui, proche de l’auto destruction à certains moments. Le « besoin » d’être mal aimé pour booster son attitude de rebelle dans laquelle il se complait. Il est habitué à ce qu’on se serve de lui dans tous les aspects de sa vie et pense que c’est ainsi que va le monde, pas autrement. Mais ça, c’était sans compter sur la présence de Fallon désormais dans sa vie qui va devenir son porte bonheur sur la glace, car j’ai oublié de vous dire mais l’équipe se porte au plus mal. Fallon va lui faire entrevoir la vie différemment et il va progressivement s’ouvrir, à elle, mais pas seulement. 
J’ai bien aimé l’évolution de leur relation, je l’ai trouvée assez crédible et leur alchimie était intense ! A chaque fois j’y ai cru et j’ai pris du plaisir. Parallèlement à ça, l’évolution du personnage de Zach était intéressante et agréable à suivre. Il a su faire oublié qu’il était l’homme le plus haï de sa ville.
J’ai également aimé voir à nouveau les Hartigans, cette famille est vraiment épatante.
Toujours quelques difficultés avec la narration à la troisième du singulier, mais l’histoire se laisse lire, facilement. 

Tiger entre ses griffes – Pauline Libersart

Tiger entre ses griffes – Pauline Libersart – Editions Addictives Luv – 24 Septembre 2020 – 356 pages

En ce moment, je suis sur une série de lecture qui m’amène, me pousse à me poser des questions sur tel ou tel thème, sujet et j’adore ça ! Je ne suis plus simple lectrice mais pseudo actrice des idées qui sont véhiculées. Je les absorbe et réfléchis là dessus, essaye de voir comment je me positionne et où ça m’emmène. Bref tout ça pour dire qu’en choisissant ce bouquin je ne m’y attendais pas, même si le résumé peut s’y prêter. 

J’ai donc commencé cette histoire et dès les premières lignes je me suis plongée dans l’ambiance, sombre, froide, flippante (ouais je suis pas une grande courageuse, une route déserte, la nuit, la forêt, il m’en faut pas beaucoup). Je me suis retrouvée catapultée et happée dans le fin fond de l’Arkansas – clairement, cet état ne me donne pas envie… – avec Christy et la frayeur qui en découle. 

Car oui Christie, est une doctorante, qui se retrouve en panne sur la route. Elle décide de chercher de l’aide en se rendant dans un bled paumé mais elle tombe sur des hommes (si on peut les appeler comme), parmi les pires qui puissent exister sur cette Terre. Je ne vous apprends rien, elle essaye de s’en sortir, mais finit pas se faire kidnapper. Finalement, elle sera sous le joug de Tiger, qui va s’autoproclamer comme son maître. Il m’a été très difficile de cerner Tiger, ses pensées, ses actes, il m’a fait tourner en bourrique ne sachant plus sur quel pied danser, et c’était le but. Finalement, au fil des chapitres, je me suis fait une idée sur lui, je l’ai cerné et j’ai su. J’ai également eu des difficultés à comprendre pourquoi Christy agissait comme elle le faisait certaines fois, je n’ai pas réellement senti de la peur à des moments où elle aurait du être tétanisée. C’était pas systématique et uniquement sur le début, mais ça m’a un peu gênée.
Je me suis retrouvée à sombrer dans un monde particulièrement abominable, révoltant avec des propos et des actes tout bonnement écœurant, bien au delà du simple sexisme, machisme, racisme et cie. Christy, et moi par extension, car oui j’ai vécu en même temps qu’elle une bonne partie du livre, étions englobées dans une secte véritablement dangereuse, avec un esprit archi étriqué, une espèce humaine qui n’a plus grand chose d’humain et qui ne mérite pas de respirer une seule goulée d’air. 

Comme je vous disais, j’ai vécu en même temps que Christy, et quand j’avais l’impression d’aspirer une bouffé d’air, une pseudo routine, une fausse impression, un événement se passait pour me rappeler qu’il n’y avait rien de calme dans cet endroit empli de tarés abrutis et ramollis du bulbe.
J’ai énormément apprécié de pouvoir comprendre les étapes, les pensées qui cheminaient dans le cerveau de Christy. Et en fait, on ne peut que comprendre. Comprendre ce qu’elle vit, ce qu’elle a vécu et ce réel statut de victimes. Comprendre aussi en quoi vouloir absolument savoir ce qu’une victime a vécu n’est que de la curiosité mal placée. Avoir la vision d’une victime et la compréhension de celle ci, qui, même si elle était implicite, n’en était pas moins crédible, juste.
Christy a du se raccrocher à quelque chose pour survivre dans ce camp de l’horreur et ce quelque chose a été quelqu’un, un homme, Tiger. Elle a essayé de dealer ou plutôt de repousser des sentiments étranges et inavouables qui s’emparaient d’elle.
Volontairement, je ne parle pas plus pour ne pas spoiler le livre car il vaut vraiment la peine d’être lu, de se plonger dedans, d’être pris dans un tourbillon où des sentiments diamétralement opposés vont se faire face.
La plume de l’auteure est très agréable et addictive au possible.
Pour terminer, je remercie les éditions Addictives Luv pour cette belle découverte.

Ennemis (et plus si affinités) – Mia Sosa

Ennemis (et plus si affinités) – Mia Sosa – Editions Harlequin – 2 Septembre 2020 – 396 pages

Je remercie les éditions Harlequin pour la découverte de ce livre en service presse. 
Je dois dire que j’ai apprécié ma lecture. C’était frais, jeune, mignon, rigolo et marrant surtout jusqu’à la moitié du livre. Par la suite, c’était toujours sympa mais l’humour a été quelque peu relégué, sans que ça n’enlève rien à l’histoire.

Lina, qui a été lâchement abandonnée devant l’autel par Andrew il y a de cela 3 ans, est une wedding planneuse. Elle ressemble un peu à une porte de prison mais elle est un minimum attachante. C’est avant tout une personne réservée, prudente. Dans la retenue de tout, la maîtrise de ses émotions mais finalement j’ai pu la cerner assez bien. Et la prise de conscience à la toute fin est toute en signification. Je me suis prise d’affection pour Max (le frère du lâcheur AKA Andrew), il m’a attendrie. C’est un gars charmant, un peu con sur les bords, le naïf gentil, qui se laisse trop faire dans plusieurs pans de sa vie. Il doit gérer la complexité de la relation avec son frère, Andrew, et la souffrance qui en découle depuis des années, depuis toujours en réalité.


Les deux vont se découvrir progressivement et respectueusement et ce, sous différents angles. Leur relation est emprunt de sincérité. Je l’ai vraiment appréciée, il y avait une véritable part de réalité entre eux. L’alchimie sexuelle, une fois acceptée a été super intense, c’était chaud. Il n’y avait pas énormément de scènes mais le peu était fort appréciable avec un soupçon là aussi de respect (c’est bête dit comme ça, dans le sexe, mais il n’empêche que ça reste important).


Je n’avais absolument pas vu venir la révélation d’un des protagonistes et j’ai apprécié car j’ai été surprise.
Comme à mon habitude, il est rare que je ne trouve pas quelques défauts. Ce livre ne fait pas exception. Tout d’abord, il y a des mots et des phrases en portugais, et pas systématiquement de traduction. Alors en soit, ce n’est pas gravissime pour la compréhension du bouquin mais j’apprécie de comprendre ce qu’un mot veut dire, français ou pas d’ailleurs. 
J’aurais aimé avoir un peu plus de leur histoire. Ca met longtemps a démarré et j’ai trouvé qu’on ne profitait pas assez d’eux. Malgré tout, je dois dire que tout se passe assez vite, je ne l’ai ressenti qu’à la fin, mais ça reste quand même hyper rapide.
Pour finir, j’ai apprécié avoir les points de vue de Lina et Max. La plume de l’auteure est agréable et le livre se lit facilement.

Amy Byler envoie tout valser – Kelly Harms

Amy Byler envoie tout valser – Kelly Harms – Editions J’ai Lu – 26 Août 2020 – 382 pages

Le paradigme de la maternité est universel. Mais il est également, je pense, assez consensuel. Nous sommes en 2020 et encore aujourd’hui, la parole des mères a du mal à s’élever de par les pressions familiale, sociale et sociétale. On part du principe que « t’as voulu un gamin, occupe t’en, t’as rien à faire de la journée, tu restes à la maison, alors c’est pas compliqué et ferme ta gueule ». Et puis c’est dans la nature, les femmes s’occupent des enfants depuis la nuit des temps, point. Ok, ok, c’est peut être violent mais c’est néanmoins la réalité et ce que pensent beaucoup. Il est difficile pour beaucoup de femmes, et plus particulièrement de mères, de dire, d’oser dire ce qu’elles pensent vraiment, ce qu’elles ressentent réellement. Non ! Le jour où son enfant nait n’est pas forcément le plus beau jour car un accouchement c’est extrêmement compliqué, extrêmement dur, mais n’oublions surtout pas de sourire sur les photos parce que tant que le bébé va bien alors, tout va bien. Et la mère dans tout ça, on en parle ? Non, elle a juste servi à porter un enfant pendant 9 mois, avoir un corps qui a possiblement fait tout et n’importe quoi, puis à expulser de son corps, cet être assez grand, voire gros, mais surtout, tais toi, c’est ton enfant, c’est le plus jour de ta vie, tu n’as point droit à la parole. Je ne parle même pas de la culpabilité. Il n’est pourtant pas si anormal d’en avoir ras la casquette. De ne pas toujours avoir envie de faire passer les envies de ses enfants, de ne pas toujours penser à eux et je vais même aller plus loin, de ne pas les aimer de manière inconditionnelle dès leur naissance. Oui oui, messieurs, dames, ce sont des choses qui arrivent bel et bien et ça ne sert à rien de culpabiliser au possible la maman avec ça parce que soit elle ne le dira pas, ayant trop honte, soit elle n’aura ABSOLUMENT pas besoin d’entendre des remontrances.


Bref, voilà un petit avant propos. Et pourquoi ça ? Parce que certains livres amènent à une réflexion. J’ai déjà approfondi plusieurs sujets grâce à des bouquins, cela mais il me paraissait important de faire une petite entrée à la matière avant de vous parler de l’histoire en elle même, voilà qui est fait. 

Ce livre met en avant une maman célibataire, une épouse seule, mais avant tout une femme qui s’est perdue en chemin et qui va essayer de se retrouver voire même de se trouver, Amy. Le début est plein d’émotions, de (tristes) réalités et de justesse. On ressent la réelle souffrance d’une femme et d’une mère qui se fait lâchement abandonner par son mari, John, voilà 3 ans de cela, la laissant avec Cory, sa fille et Joe, son fils (notez que j’utilise « sa » et « son » et non pas « leur » comme pronom). On ressent, découvre, partage la pression qu’une femme, qu’une épouse, qu’une mère peut avoir sur les épaules. On anticipe sa libération, l’acceptation et le lâcher prise
Plusieurs passages dans ce texte sont très prenants, tendent vers le désespoir réel d’une mère à bout, la goutte d’eau qui a fait que tout a commencé à partir en vrille. C’est raconté avec une telle justesse qu’on éprouve sa détresse, ce à quoi elle a du faire face. J’ai été bien évidemment très touchée. Faire face quand on n’a pas le choix, vraiment pas du tout le choix, ou tout du moins, un choix radical ou un seul autre. Le parallèle parfois fait avec John n’est, pour moi, pas légitime. Il est parti et Amy n’a pas eu le choix, du moins, les choix qui se présentaient à elle étaient tous plus durs les uns que les autres. Mais parce que c’est une femme, elle a assumé ce que bon nombre d’hommes ne feraient pas forcément (attention, je ne dis pas TOUS les hommes, mais bon nombre). Je pense que l’auteure, Kelly Harms, a connu de près ou de loin ce qu’est le célibat avec enfant pour en parler comme ça ou alors je me plante totalement et elle est vraiment super douée.
Chaque début de chapitre commence avec une lettre de Cory, dans son journal d’été, une ado de 14 ans très mature pour son âge.

En ce qui concerne le livre en lui-même, le début est quand très long. Il faut attendre plus de 40% du bouquin pour découvrir ce qu’est cette histoire de « mamancipation ». Il y a pas mal de longueurs, l’histoire est assez « molle », le rythme plutôt plat. Bien que les sujets soient traités correctement, j’avoue m’être un peu ennuyée et avoir vu le temps passer, malgré une plume agréable.
En revanche j’ai apprécié que John puisse s’exprimer et nous laisser entrevoir les raisons de son abandon. Alors certes, chacun ou chacune peut décider de pardonner mais c’est le chemin vers l’explication et la compréhension qui m’a plu, car il ne s’est pas juste barré pour le plaisir. J’aurais néanmoins apprécié que ce soit un peu plus détaillé et approfondi. 

Corps impatients – Emma Green

Corps impatients – Emma Green – Editions Addictives poche – 13 Aout 2020 – 520 pages

Je remercie les éditions Addictives pour ce service presse. 

J’ai eu le privilège de découvrir le nouveau format de ces éditions, Addictives Poche, et je dois dire que je suis conquise. J’ai plusieurs livres Addictives ou Addictives Luv dans ma bibliothèque, tous des pavés et il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir mal au bras à force de tenir le livre ouvert (oui oui je sais…), car trop gros, trop lourd. Ne vous méprenez pas, les brochés, esthétiquement parlants sont les plus beaux, mais les poches sont pratiques et moins chers. Bref j’adhère à leur poche. 


Ensuite je suis là pour vous parlez aussi et avant tout de l’histoire. Et je dois dire que malheureusement je n’ai pas accroché plus que ça. 
Thelma est une étudiante assez brillante qui va entrer une prestigieuse université malgré sa vie merdique et rejoindre une colocation. Suite à un essai littéraire, elle sera acceptée dans un cours hautement réputé et réservé qu’à une certaine élite (élite non pas financière mais méritante). Ce cours est dispensé par un auteur à succès archi brillant, sexy en diable, Finn, dont toutes les femmes sont folles et même certains hommes. 

La protagoniste principale m’a énervée, à se faire plaindre sans le faire directement, et dès le début. J’ai trouvé que la façon dont elle se dépeignait n’avait rien à voir avec ce qu’elle était. Par exemple elle ressent très rapidement de la jalousie (sans raison apparente pour moi) envers les autres filles du cours qui n’ont d’yeux que pour Finn. Nan mais WTF t’es la plume ou la flèche (tatouages significatifs qu’elle a sur ses 2 bras) ? Elle se décrit comme une guerrière et clairement, ce n’est pas le cas pour moi. Ce n’était pas logique, ça manquait de crédibilité. Elle était agaçante, insupportable du genre j’attire pas l’attention mais finalement si, je veux l’attirer. Elle m’a un peu gâchée l’histoire avec ses pensées et ses actes contradictoires. Bien trop pleurnicheuse, à la moitié du livre, elle avait pleuré 5 ou 6 fois. Bye bye la guerrière inexistante. Un autre aspect auquel je n’ai pas cru ? Elle devient un pilier dans la coloc’, alors qu’elle ne connait ses colocataires que depuis quelques semaines/mois pour finalement n’y rester que 4 mois ! L’une des filles est soit disant sa meilleure amie sans qu’on ne voie réellement de relation comme telle durant les chapitres, ou en tout cas je n’ai pas du tout la même définition de meilleure amie qu’elle. Sa famille ne m’a pas du tout attendrie. Et son rôle de sœur qui sauve tout le monde non plus.
L’intrigue ? Je n’y ai pas adhéré. 

Le rebondissement est inattendu mais dès qu’on l’entraperçoit, on sait ce que ça va être et c’était juste pour relancer un peu l’histoire, car si on réfléchit à ce que l’on a lu, on sait réellement ce qu’il en est. Et on découvre que ce rebondissement a eu une conséquence qui apparaît encore plus idiote une fois connue. Trop de clichées de romance. Et enfin, il n’y a aucune difficulté, tout se passe bien, Finn arrive sur son grand cheval blanc, dès le début d’ailleurs, et sauve tout le monde. La résistance vaine (et inexistante) que Thelma mettra en place n’est que pour se mentir à elle-même ou bien faire croire qu’elle est la plus forte et n’avait besoin de personne.

Donc non, je n’ai pas accroché à l’histoire, ni aux surnoms (j’ai un peu de mal avec les surnoms donnés d’Emma Green). En revanche leur plume est toujours aussi agréable. 

L’honneur des Volakis – Lynne Graham

L’honneur des Volakis – Lynne Graham – Editions Harlequin – 1er Aout 2020 – 323 pages

Je remercie les éditions Harlequin pour ce service presse. 
C’est une très belle découverte et je pense que je lirai un autre bouquin de la même auteure. Je ne m’attendais absolument à une telle histoire mais surtout à autant accrocher. Bah oui, les thèmes de bébé et mariage c’est franchement pas mon truc. Ajoutez à ça que Tally était vierge, c’était le pompon.

Non vraiment de prime abord quand j’ai commencé à lire, bah je me suis dit que j’allais en chier. Mais quelle grossière erreur ! Je me suis régalée et je ne l’explique vraiment pas !

J’ai été emportée par un tourbillon, celui de leur rencontre et de leurs péripéties. C’était prenant. Le livre est découpé en deux parties. Dans la première on découvre Tally, une jeune femme de 20 ans, qui rencontre Sander lors d’un week-end où elle devait faire le chaperon pour sa demi sœur. Elle est de suite attirée par lui, physiquement parlant. Et lui également car elle n’est pas comme les femmes qu’il côtoie habituellement ou avec qui il passe du bon temps. Et c’est toutes ces choses qui vont faire que leur relation va débuter et se passer trèèès bien durant quelques semaines. A noter que les thèmes de l’injustice et du manque de confiance étaient présents dans cette première partie. 

La 2e partie en revanche, j’étais plutôt : « Wowww, non, incroyable, inattendu ». On découvre un terrible événement et pas mal de questions en découlent (histoire de se prendre encore au jeu, comme si je ne l’étais déjà pas suffisamment…). J’ai ressenti ce que Tally ressentait, l’attente, l’espoir, la tristesse, le désespoir, le calme. J’ai été ballottée avec elle au gré des pages. J’avalais les chapitres, les rebondissements ne s’arrêtaient pas mais j’en voulais toujours plus. Tally ne se rend pas compte que Sander l’aime, il ne lui a jamais dit mais ses actes le prouvent. Il se retrouve coincé dans une situation plus que délicate. Ils se déchirent malgré leur amour. La fin est touchante.

Durant ma lecture, j’ai souvent pensé aux « Feux de l’amour », bien que je n’ai jamais regardé cette série, ce que j’ai pu entendre là dessus m’y faisait penser. Il y a beaucoup de passion dans cette histoire et encore une fois je ne sais pas pourquoi mais j’ai complètement adhéré, adoré.   

Suis moi, je t’aimerai – Béatrice Ruffié

Suis moi je t’aimerai – Béatrice Ruffié – Editions Harlequin – 5 Aout 2020 – 216 pages

Je remercie les éditions Harlequin pour ce service presse. 


Avant toute chose, je tiens à « mettre en garde ». Pour moi, ce livre n’est pas vraiment une romance. En lisant le résumé et avec ce titre je m’attendais vraiment à une histoire d’amour mais pas du tout. Il est possible que mon avis soit biaisé car je voulais une romance, j’ai été un peu déçue par rapport à ça mais ça n’enlève en rien que l’histoire est sympathique, simplement, il me parait important de ne pas avoir d’attente concernant une romance.

Le début est assez violent pour Nina, 30 ans, qui se fait larguer par son fiancé avec qui elle devait se marier dans 1 mois. C’est un vrai connard et je me suis réellement sentie mal pour Nina. Suite à ça, elle se retrouve à la rue et son père, pour des raisons obscures, ne souhaite pas qu’elle habite chez lui (d’ailleurs j’ai eu un peu de difficulté à comprendre son père. Il lui cachait des choses. Et, même si on apprend la raison à la fin, je trouve que ce n’est pas franchement délicat de sa part et c’est assez injuste que ce soit la dernière à être au courant). On rencontre également Berthon, une très vieille connaissance de Nina, pour qui elle avait des sentiments plus jeune.
Arrive un moment où Nina se rend compte qu’elle n’a plus rien qui la retienne et que la liberté est à portée de main. Et c’est ce que Barthon et elle vont faire. Entamer des vacances de quelques jours, sur la route, en compagnie de Babina (la voiture).
En réalité, le périple commence à plus de la moitié du livre, c’était un début assez long même si ça se lisait facilement. Ne voyant aucune alchimie entre Barthon et Nina, je me suis demandé comment ça allait évoluer en si peu de temps. 


Les deux baroudeurs vont faire des rencontres, découvrir de nouveaux lieux. Faire une mini introspection de leur vie, de leur état et chacun va comprendre des choses sur lui-même, son passé, sa vie, au fil des jours. Tous deux partent en ayant vécu une grosse déception et ils vont s’entraider.
Nina a un rêve depuis sa jeunesse, qu’elle a laissé en stand by. Elle ne sait pas ce qu’elle va faire de sa vie et décide, grâce à l’aide d’une copine, de tenter sa chance. 
Les choses se décantent dans le dernier chapitre (cf, ce n’est pas une romance). Je n’ai pas du tout compris qu’elle avait été le déclic qui lui avait fait comprendre qu’elle faisait fausse route et lui a permis d’ouvrir les yeux, mais tant mieux pour elle.


La plume de l’auteure est agréable et le livre facile et rapide à lire.

Breaking the ice – Nina Loren

Beaking the ice – Nina Loren – Editions Addictives Luv – 20 Juillet 2020 – 289 pages

Je remercie les éditions Addictives Luv pour ce service presse.

Je dois avouer que j’ai commencé ma lecture en ayant une petite appréhension. J’avais déjà lu un livre sur le hockey (Insolent Bastard des éditions Addictives) et je craignais de voir une histoire trop similaire. Ce ne fut pas le cas, je ne crois pas avoir pensé à l’autre livre hormis au tout début de ma lecture. 


J’ai suivi Paige, une femme de 26 ans qui ne m’a pas du tout fait penser à une personne de cet âge. Elle m’est apparue très gamine dans ses pensées et dans sa façon de faire et de réagir. Excitée comme une puce pour quelque chose de banal par exemple. Etat d’autant plus difficilement compréhensible quand on sait que sa vie n’a pas été toute rose et qu’elle a du faire face à une chose horrible. Malgré ça, je dois dire qu’à certains moments, je me suis un peu reconnue dans Paige, j’ai compris où et quelles étaient ses attentes. En revanche, je ne peux pas affirmer que je l’ai appréciée plus que ça. Son manque de confiance en elle est infernal, l‘estime de soi est quasi absente et elle m’a fatiguée avec ses questionnements éternels et redondants. Sans oublier que Paige pleure. Elle pleure beaucoup, beaucoup trop. Durant de longues années elle va se reconstruire grâce à Soren, un bleu, un jeune joueur, qu’elle rencontre alors qu’elle n’a que 16 ans. Très rapidement, en quelques minutes, il se passe quelque chose entre eux deux, une étincelle apparaît. La rencontre demeure furtive mais marquante pour Paige. Et c’est à ses « côtés », à la TV, que Paige va tenir bon pendant une décennie. Finalement, le temps passe et Paige finit par intégrer le staff médical des Rangers, l’équipe de Hockey sur glace. Quelle n’est pas sa surprise quand elle apprend que Soren va rejoindre l’équipe.
Ce dernier est un gars de 2 ans son ainé, je le décrirais comme naïf et trop gentil. Un type qui ne m’a pas attirée plus que ça.
On plonge directement dans une ambiance sympa avec les joueurs, on se sent bien, en sécurité ce qui est assez paradoxal quand on connait un peu le gabarit de ces gars et qu’on découvre leur franc parler.   
L’histoire est accessible à tous même si on ne connaît rien au hockey (pour avoir déjà assisté à des matches en France et regardé la NHL à la TV, j’étais bien dedans, pari réussi de ce côté là.)  

Les protagonistes secondaires sont sympathiques mais j’ai eu du mal à croire en une amitié aussi rapide et importante entre Paige et Thomas, l’un des Rangers.


Je n’ai pas été énormément embarquée par l’histoire de Paige et Soren, même si j’ai apprécié le rapprochement vers la fin de la première partie car on ne voit pas toujours ce genre de « conditions ».
Il y a une petite intrigue avec lui et son passé, on se pose des questions et quelques indices sont parsemés ici et là, ce qui est appréciable
Bien que les scènes hot soient très bien écrites, il m’a manqué de l’intensité dans leur relation, j’ai beaucoup apprécié leur face à face sur la glace mais au delà de ça, je n’ai pas énormément vibré. L’histoire est néanmoins un peu trop gentillet à mon goût.

Comme le décrit l’auteure dans ses remerciements, c’est une histoire assez fleur bleue et c’est peut-être l’une des raisons qui a fait que je n’ai pas été embarquée bien qu’elle se lise facilement.