La fiancée, Tome 1 – Kiera Cass

La fiancée, Tome 1 – Kiera Cass / Collection R

*Je remercie les éditions Robert Laffont pour ce Service Presse*

Bon bon… bon, par quoi commencer ? À vrai dire, je suis assez perdue. J’adore Kiera Cass donc forcément quand j’ai vu la Fiancée, je n’avais qu’une hâte, l’avoir entre mes mains et j’ai beaucoup aimé ma lecture, mais… Je suis frustrée, j’ai un goût d’inachevé. Ce roman a beaucoup de points positifs, mais ils n’ont pas été exploités comme il le faudrait voire même pas du tout par moment, je trouve cela tellement dommage et frustrant.

Comme le résumé l’indique, Hollis Brite a toujours eu des vues sur le roi Jameson de Corie et quand elle arrive enfin a ses fins, tout va se passer super vite. Hollis va se retrouver piégée par le tourbillon que représente l’univers de la couronne avec ses paillettes et les intrigues de la cour.

Sans en être complétement gaga, j’ai beaucoup apprécié Hollis, c’est une jeune femme appartenant à la noblesse qui ne s’est pas laissée corrompre par le mauvais côté de son statut. C’est une bonne vivante, belle, intelligente même si elle pense le contraire et elle est d’une gentillesse effroyable *effroyable, car ça me fait plus penser à l’adage trop bon trop con* cela la rend tellement naïve qu’on dirait qu’elle vit au pays des bisounours lol. J’ai eu envie de la secouer plusieurs fois, mais elle est tellement adorable qu’on ne lève que les yeux aux ciels face à certaines de ses réactions.

Son Histoire avec Jameson même si ça allait super vite, était digne d’un conte de fée.

Mais ensuite est venu Silas et elle s’est mise à ressentir des choses et à tout remettre en question. Jameson respectait Hollis, il prenait sa défense, lui offrait tout ce qu’elle voulait et désirait absolument en faire sa reine. Mais l’aimait-il ? Gros point d’interrogation, je n’en ai même aucune idée et c’est l’un des défauts principaux de ce roman : l’absence d’émotions.

On ne ressent que très peu les émotions des personnages et c’est déstabilisant surtout face à de gros événements, car il y en a eu, mais 0 réaction en face cela m’a rendu très perplexe. Tout comme certaines réactions et décisions prises par Hollis.

Je n’ai aucune réelle opinion sur les personnages masculins à part Jameson que j’avais bien aimé au début et qui ensuite nous a montré un visage assez inattendu et détestable, je dois dire. Je serais bien rentrée dans le livre pour lui casser la gueule à cause d’un propos méprisable qu’il a tenu. Et encore une fois, c’est bizarre, car on ne penserait jamais que son personnage soit comme ça.

Quant à Silas, on ne le côtoie pas assez pour avoir une vraie opinion de lui. C’est un sans plus pour moi, par contre j’ai beaucoup apprécié certains membres de sa famille.

Autre point négatif, on subit les événements sans qu’il n’y ait de réelles explications, c’est tellement déprimant. Résultat, la Fiancée a manqué de profondeur à plusieurs reprises.

Et pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de dévorer ce premier tome en une journée.

Kiera Cass a une écriture si fluide, captivante et additive qu’on dévore les pages sans s’en rendre compte malgré le fait que tout ne soit pas parfait. II y a beaucoup d’événements inattendus, de surprises et de volte-faces.

Malgré mon énorme frustration j’ai quand même apprécié et je lirai la suite avec plaisir surtout que j’ai des questions sans réponses et des doutes, beaucoup de doutes.

Note : 3 sur 5.

Vous pouvez retrouver ce roman sur Amazon, en cliquant sur les liens des formats qui vous intéressent : Format Numérique Format Broché

Generation One T2 – Pittacus Lore

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Generation One, T2, Pittacus Lore, Editions J’ai Lu, sortie le 03/06/2020

J’avais bien aimé le premier opus sans avoir de coup de cœur. Pittacus Lore signe son retour avec un roman encore plus dynamique et intéressant que le premier, je suis ravie !

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Mais d’abord, de quoi ça parle : nous suivons six jeunes personnes, qui ont développé des superpouvoirs et qui sont formés à l’Académie, pour protéger la Terre de méchants aliens. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu, et on voit naître la « Fondation », une entreprise dirigée par des humains qui louent les services de mutants à des prix astronomiques pour leur bon plaisir.

Nous allons donc suivre nos six héros dans cette quête de les faire tomber. Ils s’en sont pris à l’une des leurs, Taylor, qui possède un don extrêmement rare, celui de guérison, et ils ne peuvent pas laisser ça impuni.

J’avais beaucoup reproché au premier opus ses longueurs, surtout au début. Envolés, les moments longs. Nous sommes plongés dans des scènes d’action vraiment bien décrites, tant et si bien qu’on se retrouve le souffle coupé la plupart du roman. Les personnages sont toujours aussi attachants, et nouent des relations touchantes auxquelles on peut s’identifier.

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Gros point noir pour moi : Taylor ne finit pas avec le protagoniste que je voulais !! Tellement déçue ! J’ai ragé parce qu’elle sort avec un autre des héros et que j’aurais aimé une autre romance… néanmoins leur histoire d’amour est mignonne, quoi qu’un peu ellipsée.

Nous découvrons une trame un peu alambiquée, où les méchants du tome 1 deviennent en fait gentils, et où de nouveaux protagonistes débarquent. J’ai aimé toutes les propositions de l’auteur. Même si certains rebondissements sont plutôt téléphonés, ils sont bien équilibrés avec des plotwists auxquels on ne s’attend pas.

Quand je lis Generation One, j’ai l’impression de me replonger dans un X-Men, et ça fait du bien.

Amour, action, adrénaline, tout y est pour passer un bon moment. J’ai même eu quelques éclats de rire lors de dialogues, car il faut dire que les personnages sont hauts en couleur ! La plume est facile, fluide, on ne voit pas le temps passer.

J’attends le tome 3 avec impatience : qui sait, j’aurai peut-être un coup de coeur pour celui-ci ?

Un grand merci à J’ai Lu pour ce service presse & sa confiance.

Note 4,5

 

Hunger Games 4 – Suzanne Collins

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Hunger Games, La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur – Suzanne COLLINS – Editions PJK – 20 mai 2020 – 560 pages

Ça a été très très difficile d’écrire cette chronique pour moi. Je ne savais pas trop par quel bout le prendre. Je ne voulais pas écrire une chronique trop longue, mais pas trop courte non plus… alors allons-y ! Qu’est-ce que j’ai pensé du spin off d’Hunger Games ?

Bon je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : j’ai adoré. Retrouver la plume de Suzanne Collins, l’univers d’Hunger Games, aaah, j’en ai eu des frissons ! Je vais avouer que je n’étais pas du tout emballée par le pitch. Même si c’est intéressant d’avoir le background du grand méchant de l’histoire, j’aurais préféré une histoire sur Haymitch par exemple mais bon, je n’ai pas boudé mon plaisir. Nous allons donc suivre l’histoire des Dixièmes Jeux de l’histoire, comment ils ont été modifiés au fil des années et surtout, comment Coriolanus Snow s’est transformé en ce monstre qu’on connaît.

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La plume de Suzanne Collins est toujours aussi addictive. Elle a ce je-ne-sais quoi de spécial qui nous embarque. J’ai eu du mal à me plonger dans les premiers chapitres. Ils m’ont laissée un peu perplexe et étaient un peu longs. On apprend bien vite que la maison Snow est tombée en désuétude et que Coryo va avoir besoin de remporter les Hunger Games pour survivre. Malheureusement, le Tribut qu’on lui accorde n’est pas du tout favori : Lucy Gray est une musicienne du District Douze, menue et caractérielle. Néanmoins, une fois arrivée dans le roman, tout part sur des chapeaux de roue et je n’ai plus vu les heures passer.

Je n’ai pas aimé son personnage, je ne me suis pas attachée à elle, mais j’ai adoré la manière dont elle a été créée. J’ai adoré suivre son aventure et elle avait un truc particulier qui m’a beaucoup attiré. J’adorais Katniss, et rien ne la remplacera mais Lucy Gray est un personnage vraiment intéressant et haut en couleur.

Je n’ai pas trop accroché à leur pseudo romance. Enfin, quelque part elle suivait bien le cours de l’histoire et était nécessaire, a permis ce crescendo d’émotions jusqu’au final. Coryo est plutôt bien écrit, on sent que plus les semaines passent et plus il tombe dans le personnage que l’on connaît de base.

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C’est difficile de parler de ce roman sans spoiler car la deuxième partie de l’histoire se déroule face à un événement auquel je ne m’attendais pas du tout. Il vient redonner du peps à l’histoire, dynamiser l’intrigue et sérieux, quel plotwist !

Je n’ai pas forcément apprécié les autres personnages comme Sejanus ou Tigris mais là encore, ils étaient importants à l’histoire. En fait, je crois que la force de ce roman, à mon sens, n’est pas les personnages, là où je les avais adorés dans les premiers romans.

Je crois que le côté nostalgique a beaucoup joué. On retrouve beaucoup de fan-service dans ce roman mais je suis tellement fane que ce n’est pas grave… Et ce final ! Suzanne Collins tient toutes ses promesses. Elle a le courage de tenir son personnage, la tension est à son comble, j’ai adoré ce final.

Ce qui m’a aussi conquis ce sont les clins d’œil constant à la trilogie de base. J’ai presque envie de tout relire maintenant que je comprends mieux ce personnage ! Les chansons, LA chanson, putain, LA chanson de mon cœur qui prend tout son sens. C’est un mini-spoil mais sérieux, si vous avez aimé cette chanson dans les premiers opus, vous allez être terrassés par son histoire. J’ai adoré l’utilisation des geais moqueurs. Je pensais qu’elle allait tomber dans une redite de la trilogie initiale, mais pas du tout.

 

En bref : un livre rondement mené, une intrigue haletante, un tome qui tient toutes ses promesses alors que j’étais loin d’être conquise au début.

Moi qui avait un intérêt décroissant pour la saga, je me suis retrouvée durant mon adolescence à dévorer le tome 1 lors des vacances d’été.

Un bon plongeon dans mon passé. Je veux un film ! Je veux un tome 5 !

May the odds, be ever in your favor !

Note 4,5

Showstopper, Tome 1 – Hayley Barker

J’avais hâte de lire ce roman. Entre la couverture, le résumé et l’univers autour du cirque, Je me suis lancée dedans dès réception du livre.

Grace aux chapitres très courts, alternant le point de vue des deux personnages principaux, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Cela rythme à merveille le récit et nous permets de ne pas voir les pages défilées.

Les sujets abordés, notamment le racisme, est vraiment décrit de façon réaliste. Nous ne pouvons que penser à l’esclavage des noirs ou bien à ce qui peut, à tout moment, arriver tant l’humanité est parfois cruelle.

La violence et la cruauté sont omniprésentes tout au long du roman. Nous restons sur le fil du rasoir, dans une atmosphère lourde et sombre. Ça nous glace d’horreur à chaque scènes que subissent les Bâtards et nous nous rendons compte que l’auteure n’a pas fini de nous « surprendre » dans cette cruauté qu’ont les Purs pour les Bâtards.

Il est d’ailleurs dommage ne pas avoir plus de détails sur comment et pourquoi tout ceci est arrivé. Cela aurait pu être intéressant et apporter un peu plus de profondeur à l’histoire, plutôt que d’être TROP concentré sur les pensées des protagonistes. Un juste milieu aurait été bienvenue.

Aussi, je n’ai pas été convaincue par Ben et sa prise de conscience qui arrive du jour au lendemain, tout comme ses sentiments envers Hoshiko. C’est bien trop rapide et peu réaliste du coup. Le couple Hoshi/Ben ne m’a pas du tout convaincu ni touché.

Par contre, j’ai aimé l’univers noir du cirque. L’auteure a su très bien décrire les costumes, l’ambiance du cirque, les gourmandises.. Il me semble n’avoir jamais lu de livre sur ce genre d’univers et c’était vraiment sympathique et original !

Je ne sais pas encore si je lirai la suite (parce que oui, c’est un Tome 1 ! Je ne sais pas pourquoi je m’entête à croire que je lis des oneshot à chaque fois..) mais si c’est le cas, j’espère que l’auteure saura me convaincre et mettre plus de profondeur à son histoire.

Le Cirque Interdit — Célia Flaux

Le Cirque Interdit, Célia Flaux, Scrineo Editions, Version numérique et broché, février 2019

Je n’ai de cesse de crier mon amour pour les éditions Scrineo, alors quand j’ai reçu le Cirque Interdit, j’ai sauté de joie et je me suis jeté dedans à corps perdu. L’univers du cirque, l’idée d’en faire une dystopie, le petit côté italien… bref, tout pour me plaire ! Mais alors, de quoi ça parle ?

Nous sommes dans un univers dystopique, où le Parti Zéro Risque a banni toutes les pratiques jugées dangereuses. Autant vous dire qu’un cirque, ce n’est juste pas possible… Le dernier cirque de France arrive à rester ouvert en créant une compagnie d’assurance de leur côté, mettant le gouvernement dans la panade… Maria, membre du Parti Zéro Risque, décide d’infiltrer la troupe et évidemment… en rencontrant, au fil de ses recherches, les différents membres de la troupe, elle va finir par réaliser que son gouvernement n’est peut-être pas aussi blanc qu’elle ne le pensait au début…

J’ai beaucoup aimé le travail de recherches ou en tout cas l’ambiance du cirque instauré dans ce roman.

Pourtant je suis restée sur ma faim : je n’ai pas réussi à vraiment entrer dans la troupe… J’ai adoré l’idée d’utiliser le contexte d’un cirque pour y placer une dystopie mais je n’ai pas retrouvé l’ambiance malsaine et glauque que l’on a dans les dystopies habituelles. Ici, le Parti Zéro Risque ne semble pas avoir de réel impact sur son peuple… d’ailleurs, le cirque n’est pas si interdit que ça puisqu’il a l’autorisation de sa propre assurance pour survivre. A aucun moment les artistes ne se blessent réellement…

J’ai beaucoup aimé Maria qui est réelle, poignante et dont l’histoire m’a touchée.

Par contre, j’ai trouvé les autres personnages un peu moins pertinents… Mathieu est parfois incohérent, Papy Vaz un peu trop mielleux, et les autres membres de la troupe ne sont pas vraiment développés… J’aurais aimé plus de conflit, plus de passion, plus de risques, aussi. Le Parti Zéro Risque essaye justement de limiter ce dernier mais à aucun moment je n’ai l’impression qu’il y a vraiment des risques dans ce roman.

J’ai beaucoup aimé l’idée d’ajouter de la romance… évidemment haha ! Certains comportements de Mathieu étaient très humains vis-à-vis de ça et j’ai trouvé la plume de l’auteur très douce et très fluide pour évoquer l’amour que peuvent se porter les protagonistes.

Alors voilà, je n’ai pas été totalement convaincue par le livre, mais je pense qu’il plaira à ceux qui ne sont pas encore familiarisés avec le genre de la dystopie et qui aiment quand la romance se mêle des intrigues ! Une autre petite chose que j’ai surkiffé dans ce livre, c’est d’avoir ajouté des passages de journaux. Je trouve que ça apporte une vraie profondeur au monde qui est trop souvent négligée !

Je remercie Scrineo pour sa confiance et pour son service presse.

 

Vous pouvez commander ce livre sur Amazon au format numérique, ou au format broché !

Iron Gold — Pierce Brown

Iron Gold, partie 1 & 2, Pierce Brown, Hachette Romans, septembre & octobre 2018, Format numérique et broché

La mise en bouche de la dernière fois sur les premiers tomes de la saga Red Rising de Pierce Brown trouve donc une conclusion ici même, avec ma critique sur le tome 4 et 5. Pourquoi faire une critique de deux tomes d’un coup ? Parce que pour une raison étonnante, il s’agit d’un unique tome scindé en deux pour les besoins de l’édition. J’ai donc lu les deux à la suite et je ne le considèrerai que comme un tome unique.

Je ne vais pas trop en dire sur la trame en elle-même au risque de spoiler pour celles qui voudraient se lancer dans les premiers tomes… (d’ailleurs, n’hésitez pas ! C’est une tuerie !) Simplement il est intéressant de savoir que vous n’êtes absolument pas obligés de lire cette suite.

Red Rising trouve une fin, et une belle fin au tome 3.

Et mon inquiétude était la suivante en attaquant cet « Iron Gold », donc : est-ce que ce n’était pas mieux de se contenter de la trilogie initiale ?

La réponse est mitigée, je dois l’avouer. Pierce Brown n’a pas perdu en talent. Ses personnages sont toujours impitoyables, le scénario extrêmement bien ficelé, et bien sûr, les retournements de situation nombreux.

J’ai toutefois trouvé que l’intrigue s’est légèrement essoufflée. Il y avait comme un sentiment de redondance, enfin, surtout sur les deux cents premières pages.

Les quatre cents suivantes, par contre… c’est comme une explosion.

Pierce Brown avait besoin d’un moment pour tout mettre en place, avant de vous prendre par la main et de vous faire voir un nouveau monde sous sa plume.

On retrouve Darrow, bien sûr. Darrow qui vous brisera le cœur, comme il ne l’a encore jamais fait.

Vous étiez ravis de savoir certains personnages encore en vie à la fin du troisième tome ? Ah ah ah, j’espère que vous avez attaché votre ceinture, parce qu’ils ne survivent pas à ce tome-ci. Et le pire dans tout ça ? C’est qu’il est clair que ce n’était qu’un préquel à la suite. L’auteur avait besoin de poser les fondations d’une suite forte et déterminante.

Alors oui, Iron Gold est plus lent, plus « langoureux ». Il prend le temps de mâcher ses mots, de vous faire découvrir un triptyque de personnages qui seront amenés à se haïr, à se détruire, à se tuer, même.

Mais quand je connais la férocité de l’auteur… cette lenteur est presque douloureuse.

Alors même s’il ne s’agit pas d’un coup de cœur comme les premiers tomes, il s’agit tout de même d’un bouquin que j’ai absolument dévoré. D’ailleurs, j’ai été assez déçue de ne pas plus voir un personnage féminin auparavant très charismatique… Je me demande ce que la romance va devenir dans ce nouveau cycle, elle qui était si présente dans la trilogie initiale…

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La Trilogie Red Rising — Pierce Brown

Red Rising, Pierce Brown, Hachette Roman, 17 juin 2018, 463 pages, Format numérique et poche

Je viens vous parler de livres un peu particuliers aujourd’hui… Je viens de terminer le tome 4 et 5 de la saga Red Rising et je me devais de partager mon avis avec vous. Malheureusement je n’ai pas eu l’opportunité de chroniquer les trois premiers… donc je vais y remédier.

Red Rising est donc le premier tome d’une saga de science-fiction mêlant habilement thriller, suspense et romance. Il s’agit aussi de mon livre préféré, mon coup de cœur de tous mes coups de cœur. Longtemps numéro 1 sur la liste du New York Time Best Sellers, ses petits frères ont ensuite pris la suite. Et je ne vous parle pas des droits qui ont été achetés pour en faire une adaptation, bien sûr.

Entre dystopie, science-fiction et romance, nous découvrons sous la plume de Pierce Brown un monde déchiré, scindé en plusieurs factions auxquelles on a attribué une couleur (oui, ça a des allures de Divergente, mais le héros est un million de fois plus incroyable que Quatre et oui, c’est aussi possible !). Darrow est un Rouge, et à cause de ça, il est destiné à vivre sous Terre, pour le bon plaisir des Ors. Les mots de l’auteur, coups de poing, sont teintés d’une poésie si agréable que l’on tombe amoureuse dès les premiers chapitres.

Et oui, je suis tombée amoureuse de Darrow, comme je n’ai jamais aimé un personnage de roman.

La force de l’auteur réside dans ses personnages. Hauts en couleur, de véritables délices de caractère, ils ont tous plus de défauts que de qualités et pourtant ils sont attachants. Brown fait le pari de nous faire aimer Darrow au travers d’une relation chaotique : sa femme, éprise de liberté fait partie de la Rébellion. Le protagoniste ne porte pas son rêve mais bien l’amour de sa femme, et tuera tous ceux qui se dresseront sur son chemin jusqu’à ce qu’Eo trouve la paix.

On crie, on pleure, on exulte avec Darrow, qui est d’une intelligence rare.

Véritable bijou de stratégie, le livre offre cliffhanger sur cliffhanger à mesure que les chapitres s’égrènent et que l’on découvre les plans machiavéliques du personnage principal. Transcendé par l’amour qu’il porte à sa femme, Darrow décide de devenir un Or. Il postule pour leur école, transforme son corps pour être à leur niveau, pour s’infiltrer dans leurs rangs et mieux les détruire de l’intérieur. Sauf que pour entrer dans cette école, il devra endurer de nombreuses épreuves, aux énigmes plus tortueuses les unes que les autres.

Pierce Brown écrit bien, écrit juste, avec le cœur et sa pertinence m’a coupé le souffle à mesure que l’intrigue se déroulait sous mes yeux.

Prenant le parti de ne pas nous dévoiler l’entièreté des pensées du protagoniste, de nombreuses informations ne nous sont dévoilées qu’au moment choc, pour nous laisser sans voix face aux mots deposés sur les pages.

Darrow devra faire un choix : peut-il se fier aux autres étudiants qu’il rencontre ? Doit-il les trahir ? Peut-il s’attacher à eux ? Autant de questions que l’on s’est tous déjà posées une fois dans notre vie. Il prendra des décisions, humaines bien souvent, qui ne le mèneront pas forcément là où il le voudrait… Lorsque je suis arrivée à la dernière page, j’ai hurlé de frustration : il me fallait attendre le tome 2…

Et quel tome 2 ! Il paraît souvent que les trilogies sont problématiques — que l’auteur s’essouffle, que les personnages perdent en crédibilité. Que nenni ! Pierce Brown se remonte les manches et nous propose deux autres tomes — respectivement Golden Son et Morning Star — plus époustouflants encore.

Il fait partie de ces auteurs, à la manière de G.R.R. Martin, qui n’ont pas froid aux yeux. Attendez-vous à des morts, attendez-vous à des trahisons, et des vraies. Qui dure toute une vie. Attendez-vous à un récit humain, qui vous rappellera beaucoup de situations que vous avez pu vivre. Jusqu’où iriez-vous par amour ? Seriez-vous prêt à vous oublier totalement ? Autant de questions posées sur l’amour comme sur la culture, sur la manière de briser une société dans ce qu’elle a de plus profond.

Red Rising chamboule, perturbe, et sort des sentiers battus. Vous n’auriez rien lu de tel, et ça n’aura jamais été aussi délicieux de se faire balader par un auteur.

Je pense que vous l’avez compris, c’est un coup de cœur au-delà des mots.

Et la semaine prochaine, je me DOIS de vous parler de cette suite, ce tome 4 et 5, attendus depuis plus d’un an par toute sa communauté…

                                                     

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Mysterious Eyes : Tome 1 : Genèse – Tessa Wolf

TessaWolf – Auto Edition ( septembre 2018) – format numérique – format broché –

*Je remercie Tessa Wolf pour ce service de presse*

Avec sa couverture magnifique et son résumé alléchant, je ne pouvais que céder à la tentation de Mysterieous Eyes, d’ailleurs je découvre la plume de Tessa Wolf pour la première fois et je vous avoue que cela m’a donné envie d’en savoir plus sur ses précédents écrits.

Mysterious Eyes est un roman très captivant qu’on ne lâche pas avant d’avoir terminé et je trépigne d’impatience pour avoir le second tome dont je n’ai aucune idée de la date de sortie.

Cependant, malgré une histoire intrigante, et une trame bien exploitée, ce premier opus a des défauts qui m’ont beaucoup dérangé.

Sans l’écriture ensorcelante de l’auteure dans le côté narratif, et parce qu’on sent que ce premier tome pose les bases d’une histoire qui semble tenir beaucoup de promesses. J’aurai peut-être arrêté ma lecture plus tôt.

J’ai eu beaucoup de mal avec les dialogues, après cela résulte peut-être du fait que je ne suis pas fan des héros qui m’ont vraiment tapé sur le Système.

Ava est chiante à souhait, beaucoup trop immature avec des pulsions qui ne viennent pas toujours au bon moment. Elle est assez spéciale et donne plutôt des envies de mettre des claques, on n’en est pas encore au meurtre ^^…  pour l’instant mais la tentation est forte lol.

Quant au mystérieux Aden, il est plutôt détestable, agréable à regarder et à fantasmer, mais un vrai salaud avec Ava. On ne sait pas trop sur quel pied danser avec lui et pourtant, on ressent une réelle tension sexuelle entre les deux, à ce niveau-là, c’est un sans-faute de la part de l’ auteure.

Mais entre la réalité et le rêve j’ai été un peu perdu par moment.

Mysterious eyes est une lecture qui me laisse vraiment mitigée, je ne sais pas trop quoi en penser, car d’un côté, j’ai aimé ma lecture et d’un autre j’ai été un peu déçu d’autant plus que je n’aie pas trouvé le rapport entre le titre et l’histoire pour le moment. En tout cas, j’ai quand même envie d’avoir le second tome, car cette histoire m’intrigue trop. 


Vous pouvez retrouver ce roman sur Amazon en cliquant sur la couverture du format qui vous convient :

    

Diabolic, tome 2 : Le trône de sang – S.J Kincaid

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Diabolic, tome 2 : Le Trône de Sang – S.J Kincaid
~ Bayard Éditions, collection Page Turners (mai 2018) ~ Env. 548 pages ~
~ Format Numérique ~ Format Broché ~

Avis de Jess

~Je remercie Bayard éditions pour ce Service de Presse ~

Une suite que j’attendais impatiemment ! J’avais adoré le premier tome qui posé les bases d’un univers riche et original. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé Némesis et Tyrus dans « Le trône de sang ».

Et ce que je peux vous dire, c’est que l’auteure ne va pas les épargner ! Ils vont évoluer, grandir, s’adoucir parfois prendre une direction totalement inattendue mais nous restons attachés à ces deux personnages et suivre avec beaucoup d’attention leur histoire.

Je dois avouer tout de même que j’ai été perdue une bonne partie du livre car je ne me souvenais plus tellement des détails lu dans le premier tome car cela faisait un moment que je l’avais lu.. D’autant plus, ayant commencé en plein déménagement, j’ai eu peur de ne pas réussir à rentrer dans l’histoire car je n’avais pas vraiment le temps de m’attarder sur le livre plus de quelques minutes par-ci par-là…

Mais S.J Kincaid étant une auteure fabuleuse, je me suis retrouvée happée facilement par le récit !

Très peu de temps mort rythme cette suite, les rebondissements et les révélations nous tiennent en haleine du début à la fin. Un condensé d’émotion qui rend notre lecture addictive.

Personnellement, j’ai été sous tension durant toute la deuxième partie du récit, restant bouché-bée face aux comportements de certains personnages et les revirements de situation qui ponctuent les chapitres.

Une suite à la hauteur de son premier tome, si ce n’est mieux. Un peu plus sombre, plus surprenant mais toujours aussi addictif et prenant ! J’attends maintenant impatiemment le troisième tome qui, j’espère, ne tardera pas trop.

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