Le Jardin des Papillons – Dot Hutchison

J’adore les thrillers psychologiques. Et j’adore aussi les dark romances. Et aussi étrange que cela puisse paraître, je trouve que ce roman frôle la limite. Je ne saurais pas vraiment où le classer, si ce n’est dans ce genre de cases « sombres » et « obscures » que j’aime tant.

Nous faisons la rencontre de Maya, que le FBI a sorti d’une serre où elle a été kidnappée, des années plus tôt. Tatouée par son kidnappeur sur le dos, comme toutes les autres filles qui l’accompagnent, nous allons passer tout le roman dans une salle d’interrogatoire, alors que les agents essayent de comprendre qui elles sont et comment elles ont réussi à s’échapper. Elles sont nombreuses. Elles ont été traumatisées par cette captivité. Mais Maya n’a rien d’une petite chose fragile : est-elle du côté des gentils ? Est-elle un pion du « Jardinier », comme elle surnomme son ravisseur ?

C’est l’objectif du roman : nous faire comprendre comment elles ont été kidnappées, ce qui s’est produit dans cet immense jardin peuplé de Papillons humains. Pour ma part, malgré l’étrangeté du récit, j’ai beaucoup aimé ma lecture. L’écriture est belle, tantôt poétique, tantôt chirurgicale. J’ai aimé la dynamique du roman : Maya nous livre le récit effrayant de ses années d’enfer au cœur du jardin.

Par son histoire, nous allons rencontrer de nouveaux personnages secondaires, tous plus hauts en couleur les uns que les autres. J’ai beaucoup aimé cette facilité de l’auteur à nous faire plonger dans son monde et à nous faire rencontrer tant de gens. Moi qui pensais que le récit serait très statique, il joue habilement de différentes temporalités et du dialogue pour ne pas nous ennuyer.

Il n’y a pas vraiment de plotwists, et c’est peut-être ce qui m’a déçue. Certaines longueurs auraient pu être écourtées. Cela reste néanmoins un bon roman, qui m’a fait découvrir qu’on pouvait jouer avec les codes sans pour autant perdre le lecteur. Car Maya va entretenir une relation « amoureuse » avec un homme lors de sa captivité et j’ai beaucoup aimé découvrir ce pan là de l’histoire (mon côté romantique je pense). A aucun moment l’auteur ne tombe dans le « too much ». J’ai même réussi à apprécier le Jardinier, ce que je ne pensais pas possible… il n’est peut-être pas le réel antagoniste que l’on croit. 😉

Laisser le doute planer quant à l’implication de Maya est un réel plus du roman. Qui est-elle ? Pourquoi semble-t-elle si sûre d’elle ? Raconte-t-elle la vérité ?

Je vous laisserai tirer vos propres conclusions…

Je remercie City Editions pour ce service presse que j’ai beaucoup apprécié ! Si quelqu’un se laisse tenter par le roman, j’aimerais beaucoup en discuter parce que les dernières lignes m’ont laissé pleins de questions dans la tête !

Les Inséparables – Julie Cohen

Les Inséparables, J’ai Lu, 448 pages, sortie le 21 octobre, Julie Cohen

J’ai plongé dans ce roman sans aucune attente. Ou peut-être celle de lire un thriller flirtant avec le contemporain. Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps pour ma part… j’ai a-do-ré. Je ne m’attendais pas du tout à tomber en amour pour ce texte. Je l’ai dévoré en quelques heures… mais je vais vous en parler plus en détails.

Le roman s’ouvre sur un couple de grands-parents, adorables, qui s’aiment encore, malgré les années, les rides, les souvenirs. Sauf que voilà : Robbie a Alzheimer. Lentement, le passé s’étiole, ne reste que l’hébètement. On suit pendant quelques pages le quotidien de ce couple… qui en réalité n’a rien de banal. Ils apprennent finalement le décès d’un de leur ancien ami, un certain « Christopher » et le début du roman se termine sur cette seule certitude : ils ne sont plus que deux à connaître leur secret.

Tout le roman ensuite n’est qu’un retour en arrière chronologique.

Il est divisé en quatre parties : la première est le présent, la deuxième dix ans plus tôt, puis vingt ans plus tôt, puis trente ans plus tôt.

Chaque partie nous en apprend un peu plus sur ce couple, profondément amoureux, profondément passionné. Sur ce que l’amour nous pousse à faire. Sur les raisons de leur séparation, des années auparavant, les raisons de leur rencontre, de leurs disputes, et surtout, quel secret ils ont caché toute leur vie.

La plume est belle, magnifique, elle m’a emportée aux portes des larmes. J’étais dans la gare en train de lire et j’ai dû faire des pauses pour ne pas me laisser aller à l’émotion.

Ce texte est un petit bijou brut, une plongée dans l’amour pur et tout ce qu’il a de plus beau.

Je suis tombée amoureuse de Robbie, de son amour pour Emily, de tous les sacrifices qu’ils ont fait l’un pour l’autre. Ce roman est touchant, percutant, flamboyant.

Pourquoi ne pas lui mettre un coup de cœur ? Un tout petit bémol pour les quelques longueurs en milieu de roman. Il aurait pu être légèrement plus dynamique. Mais ça n’entache pas tout ce qu’il m’a fait ressentir. C’était un réel voyage. Je remercie chaudement J’ai Lu pour ce Service Presse qui m’a fait découvrir ce roman époustouflant.

Les Yeux Bleus – Sébastien Didier

Les Yeux Bleus – Sébastien Didier – 02 juillet 2020 – 459 pages – Hugo Thriller

J’avais adoré à l’époque, Je ne t’oublie pas, le premier thriller psychologique de Sébastien Didier. Il revient cette année avec Les Yeux Bleus qui réussit haut la main à me convaincre alors que je commence à saturer des thrillers qui se ressemblent tous.

Le pitch de départ est simple : Anthony perd du regard son petit garçon l’espace d’une seconde dans leur jardin pavillonnaire. Quand il se rend compte que Maxime n’est plus là, c’est la panique. A-t-il été enlevé ? Est-il blessé quelque part ? Qui en voudrait à sa famille, lui qui est vierge de tout reproches ?

On va alors suivre les déboires d’Anthony avec la police mais pas seulement. L’intrigue est bien plus complexe qu’elle n’y paraît. Des points de vue du passé d’un inspecteur vont s’entremêler avec la trame du présent pour que le lecteur ait une vue plus large de cette histoire, qui prend ses racines des années plus tôt, en réalité. Anthony n’est pas n’importe qui : il est le gendre de Claude Cerutti, un homme puissant, respecté, qui a vécu une tragédie lors de sa jeunesse. Tout semble indiquer que la disparition de son petit-fils est lié à une nuit de l’époque, où un massacre a eu lieu.

Je n’en dis pas plus pour spoiler mais Sébastien Didier est un bon conteur : il arrive habilement à faire avancer l’histoire tout en imbriquant des histoires de famille profondes et puissantes. J’ai adoré les Cerutti, et j’ai un coup de cœur à chaque fois pour ses personnages masculins. Forts, mais avec des faiblesses. Forts, mais capable d’amour, de tendresse, de dévouement. J’ai adoré autant Jacques Belleville (le vieil inspecteur), que Claude Cerutti (un homme puissant mais qui a toujours tout fait pour protéger sa famille), Anthony Delcourt (qui fait ce qu’il peut pour retrouver son fils) mais aussi Jo Bouscat, l’homme de main de Claude Cerutti, un homme fidèle, bourré de valeurs et qui n’hésite pas une seconde à tout faire pour retrouver Maxime.

Petite mention aussi au titre, qui pour une fois a un réel sens. D’habitude les thrillers se contentent de noms génériques qui attirent l’attention. Mais ici, il a vraiment son importance. Et si tout était uniquement lié aux yeux bleus ?

J’aime aussi beaucoup sa capacité à mettre une course contre la morte au cœur de ses romans. Le tic-tac incessant du temps qui passe rythme la lecture, les chapitres s’enchaînent sans qu’on ne voit le temps passer. C’est un réel succès pour moi que ce roman. Je n’ai qu’une hâte : lire son prochain.

Amitié, Tome 1 : L’Histoire d’Alexandra – Kerrigan Byrne

Dès que j’ai vu que Kerrigan Byrne sortait une nouvelle série, je n’ai pas hésité longtemps avant de me plonger dedans. J’adore cette auteure et particulièrement sa série « Sans foi ni loi » qui, je trouve, renouvelle le genre avec ses personnages atypiques. 

J’ai beaucoup aimé ce premier tome, engagé et un brin féministe avec une héroïne forte et indépendante qui lutte contre les diktat de l’époque. L’auteure n’y va pas par quatre chemin et ouvre son histoire avec un début violant et heurtant.. Les choix et les prises de décisions vont renforcer les liens de nos trois protagonistes féminines de la série. 

J’ai d’ailleurs adoré la dynamique entre Alexandra, l’héroïne, et ses deux autres amies. Un lien d’amitié qui se renforce à travers les années, malgré la distance, et les épreuves. 

Pour ne pas changer, l’auteure nous offre une fois de plus des personnages forts et charismatiques, atypiques. Pour autant, ce n’est pas tellement la romance qui m’a accroché mais plutôt l’univers et l’intrigue mis en place par l’auteure et qui, à mon plus grand regret, passés parfois trop souvent en second plan.

Cela fût tout de même une lecture plaisante et rythmée. J’aime toujours autant la plume de Kerrigan Byrne qui apporte un truc en plus dans la romance historique. Elle décrit toujours avec justesse les émotions et sait garder une certaine réalité à ses histoires qui nous embarque facilement dans son univers.

Par contre, je regrette que la fin en dise beaucoup trop sur le tome 2.. Cela ne me donne plus vraiment envie de découvrir la suite puisque je sais déjà comment la suite va se terminer.. Alors que je suis terriblement curieuse de découvrir les deux autres amies d’Alexandra !

~ Je remercie les éditions J’ai lu pour ce service de presse ~

Mensonge – JP Delanney

Mensonge – JP Delanney – Fayard/Mazzarine – 18 septembre 2019

J’ai adoré le premier roman de JP Delanney « La Fille d’Avant » (vous pouvez retrouver notre chronique en cliquant ici) et c’était avec plaisir que je retrouvais sa plume dans « Mensonge ». Et quel roman ! J’adore me faire mener par le bout du nez et c’est avec plaisir que j’ai laissé faire l’auteur.

Nous avons affaire à un thriller psychologique (oui, mon péché mignon) avec à nouveau, une romance entremêlée dans les arcs policiers. Nous suivons Claire, une étudiante en arts dramatiques qui, pour plusieurs raisons un peu longues et pas forcément intéressantes (on va dire pécuniaires), se retrouve à flirter avec des hommes mariés suspectés d’infidélité pour un cabinet d’avocats spécialisé dans les divorces. Bien sûr, elle rêverait de jouer d’autres scénarios… Jusqu’au jour où l’une de ses « proies » comme elle les appelle, est soupçonnée de meurtre.

La police va donc demander à Claire de jouer de ses talents pour piéger cet homme. Seul problème ? Il s’agit d’un universitaire élégant, gentleman, qui possède un profond sens artistique et une part trouble, sombre, qui charme Claire. Qui ment, dans cette histoire ? Est-il honnête ? Et elle, l’est-elle à mesure qu’elle tombe amoureuse de lui, qu’ils bâtissent une relation, qu’ils se confient l’un à l’autre ?

Claire est persuadée de faire de la figuration, sauf qu’elle commence à tomber dans son propre piège : elle devient le premier rôle.

Ce roman est un casse-tête absolument divin et génial. Il y a des rebondissements à chaque chapitre, on plonge à chaque fois plus profondément dans la psychologie humaine. J’ai eu peur, vers le dernier tiers, que l’auteur se perde dans des explications incohérentes et futiles mais les derniers plotwists de fin sont juste magistraux. Alors oui, il faut accepter de se laisser porter. Il faut accepter de laisser la magie opérer, mais c’est un réel coup de cœur que j’ai eu pour ce livre.

Diabolique, qui vous fait croire tout et son contraire. Je suis passée par tous les sentiments envers nos héros : j’ai même commencé à m’attacher à cet homme sombre, accusé de meurtre. A-t-il vraiment tué ? Est-on fondamentalement mauvais lorsqu’on commet ce genre de crime ? C’est un roman qui m’a beaucoup questionnée sur la nature humaine mais aussi sur la façon que nous avons de raconter les histoires. Après tout, selon d’où on se place… toute histoire a des facettes différentes.

Vous aimez perdre la tête ? Vous aimez quand ça touche un peu à la romance, à l’amour, et jusqu’où nous serions prêts à aller pour lui ? Vous aimez les thrillers, les rebondissements haletants ? Ce roman est fait pour vous.

Je ne peux pas trop en dire de peur de spoiler car vraiment tout est calculé. Je préfère ne rien vous dire si ce n’est : plongez, appréciez, découvrez. Lisez.

Sept Mensonges – Elizabeth Kay

Sept Mensonges – Elizabeth Kay – 11 juin 2020 – Robert Laffont

Je ne vais pas mentir, j’ai d’abord été attirée par la mise en page si particulière du roman. Si vous n’avez pas encore découvert comment est imprimé Sept Mensonges, je vous conseille d’aller tout de suite jeter un oeil, parce que le roman est juste magnifique.

On va suivre l’histoire de Jane, meilleure amie de Marnie, qui va proférer sept mensonges qui vont les plonger en enfer. Le roman est donc découpé en « sept parties » qui sont visibles rien que sur la tranche du roman. Quand on ouvre le roman : on ne sait pas de quel enfer elle parle, ni quels seront les mensonges.

Nous avons affaire à un thriller psychologique saupoudré de romance. Exactement ma came, donc. L’écriture est belle, fluide, poétique, elle m’a prise par la main pour me guider dans la psychologie tordue de l’héroïne et c’est pour moi le gros point fort du roman : la plume.

J’ai adoré le fait que l’héroïne elle-même pouvait nous mentir. Après tout, elle ment tellement tout le temps… peut-être que tout le roman n’est qu’un vaste mensonge.

Les autres personnages ne m’ont pas touchée, si ce n’est Marnie, sa meilleure amie, solaire, amoureuse, profondément amoureuse d’un homme que sa meilleure amie déteste. Elle le croit vicieux, pas assez « bien » pour celle qu’elle aime plus que tout au monde. Alors, Jane va mettre en place un plan pour se débarrasser de cet homme qui veut épouser Marnie. Pourquoi Jane agit-elle comme ça ? Par pur esprit de protection ? Parce qu’elle a toujours été amoureuse de Marnie sans se l’avouer ? Parce qu’elle ne voulait pas finir seule ?

Nous plongeons dans une psyché complexe, tortueuse, qui nous fait nous questionner sur ce que nous ferions, nous, si nous étions à sa place. Au fil du roman, j’ai élaboré de nombreuses hypothèses, qui ont invariablement fini par se détricoter.

Conclusion : j’ai adoré ce roman ! Ça sort des sentiers battus, la plume est sublime, les deux protagonistes principaux (j’élude les autres parce qu’ils ne sont là que pour tirer les ficelles du scénario, ils n’ont que peu d’intérêt) m’ont vraiment transportée. Pourquoi pas un coup de cœur ? Il y a quelques longueurs contemplatives qui moi, ne m’ont pas dérangée, mais qui cause un certain déséquilibre dans le roman. J’aurais aimé peut-être un peu plus de dynamisme au milieu.

Beautiful Disaster – Jamie McGuire

Bon vous avez bien compris que je fais une petite virée du côté de la romance ces derniers temps… J’ai donc attaqué « Beautiful Disaster » de Jamie McGuire, qui je pense est quand même un code à lui tout seul de ce genre… et résultat des courses, zut, je me suis encore bien laissée embarquer dans l’histoire !

Alors c’est sûr que si vous cherchez une romance qui casse les codes et qui renverse votre monde, passez votre chemin, ce ne sera pas ce roman.

Si vous fondez pour Christian Grey, Hardin Scott ou Colton Donavan, alors Travis Maddox est votre prochain bookboyfriend. 

Il a tout du parfait bad boy de nos fantasmes : habitué des coups d’un soir, il use ses muscles tatoués dans un cercle de boxe clandestine. Autant dire que rien ne le prédestine à croiser la route d’Abby Abernathy, sa collection de cardigan et son langage châtié.

Se pourrait-il que Travis ne soit pas si mauvais et Abby pas si gentille ?

J’ai adoré l’ambiance un peu grunge, sauvage et détestable qui entoure Travis dès le début. J’étais partagée entre « connard » et « oooh trop mignon ».

Un point fort de l’histoire est que l’attirance entre les deux n’est pas immédiate. Ils deviennent d’abord amis, Abby faisant tout pour ne pas succomber à ses charmes.

Les quelques frasques qu’elle imagine pour le garder en dehors de son cercle d’intimes m’ont beaucoup fait rire, et il en faut pour me tirer un soufflement de nez dans un roman !

J’ai apprécié les montagnes russes, leurs joutes verbales, leurs disputes. J’ai adoré le côté « mâle alpha » de Travis, un vrai, qui sait ce qu’il veut et qui n’a pas peur de le réclamer.

La romance aujourd’hui a tendance à se séparer des temps du passé.

Quel bonheur de voir une romance à la première personne et au passé !

J’ai surkiffé ce point de détail. Leurs échanges sont péchus, donnent du sens au roman, et je découvre enfin des protagonistes qui parlent, échangent, partagent, et ne passent pas quelques secondes seulement à discuter avant de passer aux « choses sérieuses ».

Les deux héros apprennent vraiment à se connaître avant de se mettre en couple et par la même occasion, j’apprends à les connaître aussi. 🙂

Le seul point négatif du roman et qui m’a empêchée d’avoir un réel coup de cœur, c’est le côté (très américain je pense) expéditif des scènes. Très peu de poésie, peu de réelles descriptions, rien que le strict minimum pour faire fonctionner une scène.

Une bonne lecture, donc, dont je garderai un bon souvenir, mais pas un coup de cœur.

Je remercie chaleureusement les éditions J’ai Lu pour ce service presse, qui a été une super découverte & que je recommande aux passionnées du genre.

Generation One T2 – Pittacus Lore

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Generation One, T2, Pittacus Lore, Editions J’ai Lu, sortie le 03/06/2020

J’avais bien aimé le premier opus sans avoir de coup de cœur. Pittacus Lore signe son retour avec un roman encore plus dynamique et intéressant que le premier, je suis ravie !

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Mais d’abord, de quoi ça parle : nous suivons six jeunes personnes, qui ont développé des superpouvoirs et qui sont formés à l’Académie, pour protéger la Terre de méchants aliens. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu, et on voit naître la « Fondation », une entreprise dirigée par des humains qui louent les services de mutants à des prix astronomiques pour leur bon plaisir.

Nous allons donc suivre nos six héros dans cette quête de les faire tomber. Ils s’en sont pris à l’une des leurs, Taylor, qui possède un don extrêmement rare, celui de guérison, et ils ne peuvent pas laisser ça impuni.

J’avais beaucoup reproché au premier opus ses longueurs, surtout au début. Envolés, les moments longs. Nous sommes plongés dans des scènes d’action vraiment bien décrites, tant et si bien qu’on se retrouve le souffle coupé la plupart du roman. Les personnages sont toujours aussi attachants, et nouent des relations touchantes auxquelles on peut s’identifier.

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Gros point noir pour moi : Taylor ne finit pas avec le protagoniste que je voulais !! Tellement déçue ! J’ai ragé parce qu’elle sort avec un autre des héros et que j’aurais aimé une autre romance… néanmoins leur histoire d’amour est mignonne, quoi qu’un peu ellipsée.

Nous découvrons une trame un peu alambiquée, où les méchants du tome 1 deviennent en fait gentils, et où de nouveaux protagonistes débarquent. J’ai aimé toutes les propositions de l’auteur. Même si certains rebondissements sont plutôt téléphonés, ils sont bien équilibrés avec des plotwists auxquels on ne s’attend pas.

Quand je lis Generation One, j’ai l’impression de me replonger dans un X-Men, et ça fait du bien.

Amour, action, adrénaline, tout y est pour passer un bon moment. J’ai même eu quelques éclats de rire lors de dialogues, car il faut dire que les personnages sont hauts en couleur ! La plume est facile, fluide, on ne voit pas le temps passer.

J’attends le tome 3 avec impatience : qui sait, j’aurai peut-être un coup de coeur pour celui-ci ?

Un grand merci à J’ai Lu pour ce service presse & sa confiance.

Note 4,5

 

Hunger Games 4 – Suzanne Collins

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Hunger Games, La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur – Suzanne COLLINS – Editions PJK – 20 mai 2020 – 560 pages

Ça a été très très difficile d’écrire cette chronique pour moi. Je ne savais pas trop par quel bout le prendre. Je ne voulais pas écrire une chronique trop longue, mais pas trop courte non plus… alors allons-y ! Qu’est-ce que j’ai pensé du spin off d’Hunger Games ?

Bon je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : j’ai adoré. Retrouver la plume de Suzanne Collins, l’univers d’Hunger Games, aaah, j’en ai eu des frissons ! Je vais avouer que je n’étais pas du tout emballée par le pitch. Même si c’est intéressant d’avoir le background du grand méchant de l’histoire, j’aurais préféré une histoire sur Haymitch par exemple mais bon, je n’ai pas boudé mon plaisir. Nous allons donc suivre l’histoire des Dixièmes Jeux de l’histoire, comment ils ont été modifiés au fil des années et surtout, comment Coriolanus Snow s’est transformé en ce monstre qu’on connaît.

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La plume de Suzanne Collins est toujours aussi addictive. Elle a ce je-ne-sais quoi de spécial qui nous embarque. J’ai eu du mal à me plonger dans les premiers chapitres. Ils m’ont laissée un peu perplexe et étaient un peu longs. On apprend bien vite que la maison Snow est tombée en désuétude et que Coryo va avoir besoin de remporter les Hunger Games pour survivre. Malheureusement, le Tribut qu’on lui accorde n’est pas du tout favori : Lucy Gray est une musicienne du District Douze, menue et caractérielle. Néanmoins, une fois arrivée dans le roman, tout part sur des chapeaux de roue et je n’ai plus vu les heures passer.

Je n’ai pas aimé son personnage, je ne me suis pas attachée à elle, mais j’ai adoré la manière dont elle a été créée. J’ai adoré suivre son aventure et elle avait un truc particulier qui m’a beaucoup attiré. J’adorais Katniss, et rien ne la remplacera mais Lucy Gray est un personnage vraiment intéressant et haut en couleur.

Je n’ai pas trop accroché à leur pseudo romance. Enfin, quelque part elle suivait bien le cours de l’histoire et était nécessaire, a permis ce crescendo d’émotions jusqu’au final. Coryo est plutôt bien écrit, on sent que plus les semaines passent et plus il tombe dans le personnage que l’on connaît de base.

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C’est difficile de parler de ce roman sans spoiler car la deuxième partie de l’histoire se déroule face à un événement auquel je ne m’attendais pas du tout. Il vient redonner du peps à l’histoire, dynamiser l’intrigue et sérieux, quel plotwist !

Je n’ai pas forcément apprécié les autres personnages comme Sejanus ou Tigris mais là encore, ils étaient importants à l’histoire. En fait, je crois que la force de ce roman, à mon sens, n’est pas les personnages, là où je les avais adorés dans les premiers romans.

Je crois que le côté nostalgique a beaucoup joué. On retrouve beaucoup de fan-service dans ce roman mais je suis tellement fane que ce n’est pas grave… Et ce final ! Suzanne Collins tient toutes ses promesses. Elle a le courage de tenir son personnage, la tension est à son comble, j’ai adoré ce final.

Ce qui m’a aussi conquis ce sont les clins d’œil constant à la trilogie de base. J’ai presque envie de tout relire maintenant que je comprends mieux ce personnage ! Les chansons, LA chanson, putain, LA chanson de mon cœur qui prend tout son sens. C’est un mini-spoil mais sérieux, si vous avez aimé cette chanson dans les premiers opus, vous allez être terrassés par son histoire. J’ai adoré l’utilisation des geais moqueurs. Je pensais qu’elle allait tomber dans une redite de la trilogie initiale, mais pas du tout.

 

En bref : un livre rondement mené, une intrigue haletante, un tome qui tient toutes ses promesses alors que j’étais loin d’être conquise au début.

Moi qui avait un intérêt décroissant pour la saga, je me suis retrouvée durant mon adolescence à dévorer le tome 1 lors des vacances d’été.

Un bon plongeon dans mon passé. Je veux un film ! Je veux un tome 5 !

May the odds, be ever in your favor !

Note 4,5