Bad Girl, Sexy Boy – Elizabeth O’Roark

Vous aimerez cette romance si vous aimez : les jeux du chat et de la souris, les interdits (Will est son coach !), les slow burns (car ils ne se mettent pas tout de suite ensemble) et les romantic suspense.

Les Tentatrices - Résumé WP (1)

Je ne suis pas une grande fane de romance de base. Et puis, le résumé, l’ambiance, la couverture… tout m’a convaincu de plonger dans cet univers. Et je peux vous dire que je ne regrette pas du tout !

107538761_309873076833343_864522563700080272_nBad Girl, Sexy Boy c’est avant tout l’histoire de deux âmes écorchées vives qui vont se rencontrer. Olivia, une coureuse née, qui n’arrive plus à mettre un pied devant l’autre.

Virée de son université pour avoir tabassé à coups de batte de base-ball un mec, elle perd sa bourse et ses résultats sportifs dégringolent. Que lui arrive-t-il ? Pourquoi n’arrive-t-elle pas à garder d’excellents résultats ?

Elle est propulsée dans l’école et donc dans l’équipe d’un certain Will, un coach qui n’a aucune envie d’être là mais qui aime son équipe et qui lui souhaite le meilleur.

Le directeur de l’école voit en l’arrivée d’Olivia la possibilité pour eux, enfin, d’obtenir de meilleurs scores et d’atteindre, pourquoi pas, les régionales.

Mais voilà. Olivia rencontre Will. Will rencontre Olivia. Ils se détestent. Ils s’intriguent. Ils se dévoilent. C’est leur duo qui va rythmer le texte, déterrer les secrets, les uns après les autres, pour comprendre pourquoi Will est si renfrogné, pourquoi Olivia est si violente.

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Parce qu’Olivia est violente, punaise ! J’ai cru que je n’accrocherais pas au début du roman à cause de son caractère.

Il faut aimer les héroïnes dures à cuire et parfois très tranchantes et cyniques. Pourtant, au fil des pages, elle a su me convaincre. Cette violence a une raison, une origine.

Son incapacité à garder un bon rythme sur les courses est lié à ce qui anime ses nuits : des crises de somnambulisme terrible.

Si Will veut obtenir de bons résultats, il va devoir la veiller, toute la nuit… Et de ces moments nocturnes va naître une attirance indéfectible.

J’ai adoré ma lecture. La plume de l’auteure est tantôt piquante, tantôt poétique. J’ai trouvé leurs échanges parfaits, leurs moments tous les deux très intenses.

Je me suis laissée prendre au jeu, ai aimé tomber amoureuse de Will.

Et qu’est-ce que je l’ai aimé ! Protecteur, jaloux, passionné… Lui aussi cache de grosses cicatrices de son passé.

Il y a une alternance de chapitres courts, qui donnent une lecture tonique. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et chaque fois que je refermais le livre, c’était pour avoir envie de poursuivre rien qu’un chapitre de plus…

Pour conclure, vous aimerez cette romance si vous aimez : les jeux du chat et de la souris, les interdits (Will est son coach !), les slow burns (car ils ne se mettent pas tout de suite ensemble) et les romantic suspense.

Car j’ai beaucoup aimé cette dimension thriller du roman. Que s’est-il passé pour Olivia pour qu’elle ne puisse plus trouver le sommeil ? Est-ce que Will réussira à l’aider, alors qu’elle refuse de se montrer « faible » ?

Je remercie chaudement HQN pour ce service presse à la hauteur de mes espérances. ♥

Note 4,5LOGO LES TENTATRICES Service Presse - Fond Blanc - lectrice noire Version 2

Feu & Sang, Tome 2 – G.R.R. Martin

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Feu & Sang, Tome 2, Les Origines du Trône de Fer, G.R.R. Martin, Editions J’ai Lu, 20/06/20

J’avais été très étonnée à la lecture du premier opus, que j’avais trouvé parfois long et surtout, pas raconté du point de vue des personnages comme avait pu l’être Le Trône de Fer. Je reste une fane inconditionnelle de cet univers et je me suis plongée dans la lecture du tome 2 avant beaucoup plus de facilité que je ne l’aurais cru.

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Je ne sais pas si c’est moi ou pas, mais j’ai trouvé la plume de G.R.R. Martin beaucoup plus fluide. Il n’en reste pas moins un traité comme le premier tome et je déconseille aux personnes qui recherchent l’adrénaline du point de vue interne.

Il faut se plonger dans ce récit en toute connaissance de cause et en sachant que ce n’est pas l’action qui va porter le récit mais plutôt le génie de l’auteur.

Oui, je suis gaga de ses scénarios. Je trouve ses idées toujours plus renversantes. Le type a quand même inventé l’histoire de dynasties !

Des décennies de règnes, de batailles, d’amours, de passions.

Je trouve ça remarquable. Nous découvrons donc la suite des Targaryens qui assiègent les Sept Royaumes et surtout, les unifient.

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Je ne vais pas vous faire la liste de tous les personnages que l’on rencontre : je vous laisse découvrir tous ces souverains, plus ou moins attachants.

Néanmoins j’ai eu l’impression de lire plus de dialogues que dans le tome 1, vivifiant un peu plus la lecture.

Donc voilà : le premier tome m’avait mise dans le bain.

Je ne recommande pas cette lecture à tout le monde, mais plutôt les fans de la première heure ou ceux qui aiment la stratégie, les mouvements militaires, les histoires aux allures de contes et légendes.

J’espère vraiment qu’ils vont se décider à adapter cette saga, mais peut-être du point de vue des héros en se concentrant sur un règne en particulier.

Je crois que je n’arrive tout simplement pas à me détacher de cet univers que je trouve somptueux.

Je suis tombée amoureuse de Visenya et Rhaneys du premier tome, alors se concentrer sur leur histoire pourrait être intéressant.

J’aimerais beaucoup voir tous ces passages sur grand écran, mais il y a tellement de rebondissements que je me demande si c’est même faisable… Enfin, une belle lecture, qui m’a permise de retrouver mon amour pour cette saga.

Note 4

Un grand merci à J’ai Lu pour ce service presse et sa confiance.

Eve of Man – Giovanna & Tom Fletcher

Eve of Man est une petite pépite de Young Adult. Je ne m’attendais clairement pas à accrocher autant à l’univers et c’est une très belle découverte pour ma part. Un peu déçue de ne pas avoir compris qu’il s’agissait d’une trilogie, car l’attente pour le prochain tome va être un supplice !

Nous plongeons dans un monde pas si éloigné du nôtre, si ce n’est qu’il y a une technologie légèrement plus avancée que et un problème majeur : plus aucune femme n’est née depuis près de cinquante ans.

Jusqu’à ce que l’incroyable se produise et qu’Ève vienne au monde. Ève est alors mise « en cage », protégée dans un immense Dôme qui surplombe la ville et où elle grandit dans l’espoir, peut-être, de procréer avec un Potentiel, l’un des hommes choisis par le gouvernement pour espérer avoir une descendance. A part les « Mères », des vieilles femmes âgées de 60 ans et la directrice du programme, Vivian, Ève ne connaît personne, ne rencontre personne et a pour unique amie Holly, un hologramme quasi-humain pour faire croire à la jeune femme qu’elle n’est pas seule.

Mais alors qui est Bram, et comment parvient-il à entrer en contact avec Ève ?

Je préfère vous laisser la surprise. J’ai adoré le parti pris des deux auteurs. Je pensais tomber sur une romance un peu bateau et banale où l’héroïne tomberait folle amoureuse du résistant qui voudrait la sauver des griffes du méchant gouvernement, alors que pas du tout ! La façon d’introduire le protagoniste masculin est très très ingénieuse et je ne l’avais encore jamais lu en science-fiction. Alors je ne vais pas vous mentir : de nombreux plotwists sont assez prévisibles et je n’ai pas lu ce roman pour sa trame.

Il y a ce petit détail qui change tout : les héros.

Je suis tombée amoureuse de Bram, de sa façon de voir Ève, de voir la vie, de voir l’amour. 

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Je suis tombée amoureuse de ces personnages jeunes, naïfs.

On sent bien qu’il s’agit d’un Young Adult mais j’ai aimé retrouver leurs premiers émois. Je me suis beaucoup attachée à Ève, qui essaye de faire de son mieux alors qu’elle est pieds et poings liés.

La plume des auteurs est vraiment douce, adaptée au roman. Le seul petit défaut que je trouve au texte est peut-être ses moments un peu répétitifs. Nous avons beaucoup d’introspection de la part des protagonistes et certains passages auraient mérité d’être un peu élagués. De plus, les auteurs ne prennent pas forcément le temps de donner des raisons extrêmement scientifiques derrière l’incapacité chronique des femmes à procréer. En tout cas, pas dans ce premier opus.

Néanmoins, c’est une superbe découverte qui me laisse encore de nombreuses questions en tête, car le roman se coupe à un endroit charnière. Je suis très frustrée de ne pas avoir la suite entre les mains haha. Ce roman est bien la preuve que parfois, une jolie plume et des personnages attachants peuvent faire plus qu’une trame originale. 

 

Pour conclure : une très belle découverte young adult science-fiction, efficace, et dont les sentiments romantiques ont tout de suite fonctionné pour moi. Le genre de lecture dont on a besoin en ce moment, je trouve.

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Note 4,5

Je remercie Page Turners pour ce service presse.

Feu & Sang : Les Origines du Trône de Fer – George R.R Martin

Résumé WP(6)
Editions Pygmalion, novembre 2018, 500 pages
Je suis amoureuse du Trône de Fer. Voilà, c’est dit. La série, les romans, les personnages, l’auteur, la plume, tout, tout, TOUT me fait vibrer. Je ne m’étalerai pas sur ce que je pense de la série même si on pourrait en débattre dans les commentaires si ça vous tente…
Du coup c’est tout naturellement que je me suis jetée sur l’intégrale “Feu et Sang”, un préquel à l’histoire principale : comment Ageon de la maison Targaryen, qui ne vivait que sur un caillou à la base, a réussi à unir les Sept Royaumes pour devenir le Roi unique.
Daenerys Targaryen, dernière représentante de la maison Targaryen
Des dragons, des nouveaux personnages, de la géopolitique, je croyais tomber dans le meilleur roman de ma vie. Malheureusement, ce sera mitigé pour moi, principalement parce que le roman n’est pas raconté comme le Trône de Fer, mais il s’agit en réalité d’un traité écrit par un Maestre, pour la postérité.
Exit les sentiments, les pensées des personnages, les manœuvres à découvrir au fil du roman. Adieu les envolées lyriques, les amours maudites (parce que OUI, je lisais aussi GOT pour ça…) qui n’ont pas leur place dans un traité historique.
Nous n’avons pas le temps de nous attacher à un personnage qu’un autre prend déjà sa place : car ce roman est tout aussi violent et meurtrier et que la saga. Mon coeur s’est déchiré de lire chaque mort de dragon, plus innovante les unes que les autres.
J’ai adoré suivre le règne d’Aegon Sire-Dragon et de ses soeurs-épouses. D’abord Visenya , maîtrisant Noire Sœur sur son dragon Vhagar, menant les batailles les plus épiques qui soit. Ensuite Rhaneys, l’épouse poète, qui rêve de l’au-delà de la Mer du Crépuscule, et qui chevauche Meraxès, l’un des plus gros dragons existants. Ce n’est pas un spoil que de vous dire que tous les personnages trouvent la mort dans ce roman puisque ça retrace 300 ans d’histoire.
Drogon, Rhaegar, Viserion, les trois derniers dragons
Malgré tout, j’aurais aimé plus d’informations sur ces deux reines, qui m’inspiraient toute la sympathie du monde. J’aurais aimé lire leur amour pour leur frère, pour leurs enfants, pour leur dragon.
Elles mènent de superbes batailles notamment à Dorne, dans les déserts où le souffle du dragon est peu efficace… mais rien de tout cela.
Que des mots, bruts. Des faits, exacts.
Là où G.R.R. Martin reste un dieu à mon sens, c’est dans la stratégie.
Je trouve chacune de ses batailles superbe, chacun de ses personnages bien pensés et réaliste. Je ne lui retire pas ça dans ce roman, pour mon plus grand bonheur.
Je me dois simplement d’alerter celles qui voudraient se lancer dans l’aventure. Pour moi, ce roman est surtout du “fan-service”. Vous ne trouverez aucun ingrédient de fantasy, ni les personnages que vous avez aimé suivre. C’est pour agrémenter le monde, pour donner l’opportunité de découvrir d’autres choses à propos des Sept Royaumes.
Conclusion : une bonne lecture, mais pas pour tout le monde, et pas forcément un “bon roman”. Pour moi un roman doit savoir être bon sans qu’on le rattache forcément à la sage principale, c’est un coup d’épée dans l’eau dans ce cas.
note
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Le Signal – Maxime Chattan

Je vais pas vous mentir, j’avais désespérément envie de me jeter dans ce roman.

Résumé WP(3)
Disponible en poche – Sorti le 24 octobre 2018
Je vais pas vous mentir, j’avais désespérément envie de me jeter dans ce roman. Les commentaires, s’ils n’étaient pas toujours élogieux, étaient au moins encourageants. Effrayant, digne d’un bon Stephen King, ne vous laissera pas indifférents. Et c’est ce que je recherche dans la lecture : ne pas rester indifférente. J’ai sauté sur l’occasion à sa sortie en poche, car le bébé fait quand même 1000 pages…
Et je ne vais pas vous mentir, j’ai été très déçue.
Nous suivons donc l’arrivée d’une famille à Mahingan Falls, dans une grande maison qui fait bien flipper mais qui a l’air mignonne sur le papier. Evidemment, dès les premiers jours, des choses étranges surviennent : leur bébé pleure toute la nuit sans raison, leur fils se fait mordre la cheville alors qu’il est en train de jouer dans les cartons et le papa découvre un mystérieux grenier scellé à l’étage, avec des dizaines de journaux intimes sur un homme cherchant dans le passé de la maison…
Bref, tout ça me donnait l’eau à la bouche et quelques frissons je vous l’accorde ! Le vieux voisin débarque chez eux, leur indiquant que tous les anciens propriétaires de cette maison ont fini par mourir dans des circonstances étranges… J’avais presque envie de cocher mon bingo “clichés des films d’horreur” mais c’était bien tourné, plutôt haletant alors j’étais contente.
Sauf que voilà, de roman sympa avec de bonnes pistes à exploiter, j’ai ensuite eu l’impression de revoir toutes les scènes de mes films d’horreur fétiches (oui je suis une grande fane). Les vieux journaux intimes dans le grenier ? Sinister. La scène dans le champ de maïs ? Dans les hautes herbes. La maison hantée ? Amityville. La morsure dans la chambre ? Paranormal Activity. Et c’est cette surenchère de scènes cultes qui m’ont fait décrocher du roman. Je suis d’accord, on ne peut pas toujours réinventer le genre, mais là c’était too much pour moi.

On repassera sur la romance et les sentiments des héros…
Autre point noir : le roman fait 1000 pages. 1000 ! C’est long, très long surtout pour une trame qui n’est pas très étoffée. Pour ainsi dire, il n’y a pas de plotwist. Je m’attendais à une histoire de ouf, car Maxime Chattam a très bien documenté son roman, que ce soit sur les Etats-Unis ou les sorcières de Salem. Il y a une réflexion très intéressante sur la religion… qui n’est pas poussée.
De nombreuses sous-intrigues qui n’ont rien d’horrifiques viennent agrémenter le roman. Certes, nous apprenons à connaître les personnages… jusqu’à la boucherie finale où l’auteur décide purement et simplement de tuer certains personnages qui n’avaient pas terminé leur arc narratif. Je vais être honnête : j’ai survolé la fin du roman. J’avais espoir que le léger fil de romance entre les deux héros me fasse tenir jusqu’au bout mais elle est à peine exploitée… Je pensais que l’histoire rapprocherait les deux parents, au contraire, ça les a presque brisés.
Tout ça pour conclure que j’étais très déçue. La plume n’est pas au rendez-vous, l’histoire non plus, et si le début est extrêmement prometteur, la fin part en cacahuète. C’est la première fois que je suis déçue d’un Maxime Chattam. Pour les personnes qui ne sont toutefois pas calées en roman d’horreur et qui veulent vivre un léger frisson, ça peut être intéressant pour une première découverte.
J’adule Maxime Chattam alors je lui laisserai une nouvelle chance avec son prochain romanUn(e)secte mais si vous voulez sortir des codes et lire une histoire haletante, préférez Que ta volonté soit faite, plus court, dynamique, et donc le plotwist final vous laissera pantelant.
Enfin voilà, si quelqu’un d’autre l’a lu, je serais ravie d’échanger avec lui ou elle, parce que je crois que je suis passée à côté du roman malheureusement…
NOTE 1,5

Les étoiles de David – Kristina Ohlsson

Ce livre vous plaira si vous aimez les écritures sobres et assez « froides », les histoires bien documentées, les retournements de situation qui vous font vriller le cerveau… et si vous acceptez d’être mené par le bout du nez par un auteur qui sait exactement comment ne pas ménager son lecteur.

Me voilà de retour pour une chronique de Kristina Ohlsson. Agréablement surprise par le tome 3 « Les Anges Gardiens » reçut en service presse, je me suis penchée sur le tome 5, « les Etoiles de David » (oui, toujours pas dans le bon ordre). Et punaise ! J’aimerais être vulgaire tellement j’ai été subjuguée par ce roman-là. Alors bien évidemment, il a des défauts, mais j’ai été totalement emportée.

Nous suivons donc à nouveau une enquête d’Alex et Fredrika. Une institutrice est abattue et deux petits enfants ont disparu. Ce que j’aime tout particulièrement c’est l’alternance des points de vue : nous allons suivre de nombreux protagonistes qui nous donneront tous un angle de vue différent sur le roman… et qui ne laissent passer aucun indice à mon grand regret haha !

C’est difficile de parler d’un thriller sans en dévoiler les ficelles, mais l’auteure va réaliser un tour de force extraordinaire en emmêlant différents fils de la trame, enchevêtrant les chapitres pour nous donner la solution qu’à la toute dernière page.

Pour ce qui est de l’enquête en elle-même, ce n’est pas la plus incroyable. Ça reste un policier assez commun, mais le décor de la Suède, juxtaposé aux indices semés au compte-goutte par l’auteur m’a vraiment séduit.

Je suis toujours amoureuse des petites touches de personnalité qu’elle donne aux enquêteurs : même si ce ne sont pas les personnages principaux du roman dans le sens où nous ne connaissons pas grand-chose de leur vie, chaque introspection est toujours bien dosée, juste, et très à propos.

On pourrait croire que le thriller est froid et que les personnages sont peu attachants mais elle m’a presque émue aux larmes sur la fin.

Ce qui est étrange avec Kristina, c’est que je ne la lis pas spécialement pour l’enquête en elle-même, qui reste dans les codes des thrillers normaux, mais pour ses personnages, extrêmement humains, et sa manière de jouer avec nous sur la forme de son roman – certains chapitres n’ont pas de titre de personnage et il faut arriver à deviner de qui elle parle… et à chaque fois, c’est à côté !

Ce livre vous plaira si vous aimez les écritures sobres et assez « froides », les histoires bien documentées, les retournements de situation qui vous font vriller le cerveau… et si vous acceptez d’être mené par le bout du nez par un auteur qui sait exactement comment ne pas ménager son lecteur.

Vous pouvez retrouver le roman sous format ebook ou à petit prix en format poche en cliquant !

A la folie – Cindy Lia

C’est ce que j’ai particulièrement aimé dans cette lecture : le suspense. Tout est sujet à nous poser question, j’ai attendu des retournements de situation toutes les deux minutes.

A la Folie de Cindy Lia, publié chez les Plumes du Web, en mai 2017

C’est le premier romantic suspense que je lis et j’ai été subjuguée ! J’aime bien la romance mais j’aime encore plus le thriller et je trouve que l’auteure a réussi un tour de force en combinant les deux presque à la perfection.

Alicia rejoint l’équipe médicale d’un centre hospitalier, où elle va faire la rencontre d’un des patients, Julian, qui a l’air extrêmement violent. Dès le premier jour, elle se fait agresser sur le parking !

Toutefois, à mesure que les chapitres vont défiler, on va se demander ce que cache réellement ce tempérament de feu. Est-ce qu’il est ce qu’il paraît être ? Est-ce qu’il est fou ? Sommes-nous en train de tomber amoureuse d’un homme fondamentalement dangereux ? Doit-on se méfier des apparences ?

C’est ce que j’ai particulièrement aimé dans cette lecture : le suspense. Tout est sujet à nous poser question, j’ai attendu des retournements de situation toutes les deux minutes.

Alors ne vous inquiétez pas, ce n’est pas non plus un réel thriller, la romance a une jolie part dans le texte, à tel point que je me suis beaucoup accrochée à Julian, et au tandem qu’il forme avec Alicia. En plus de vouloir comprendre ce qui se trame dans ce fichu hôpital, j ‘avais aussi envie de les voir ensemble.

Le duo fonctionne très bien.

Pour ce qui est de la plume de l’auteure, je l’ai trouvée fluide, et qui sert bien l’histoire. J’aurais peut-être aimé un peu plus de fantasy à ce niveau-là, ce qui m’a empêché d’avoir un réel coup de cœur, mais c’est juste parce que j’aime les plumes marquées et toute en métaphores.

J’ai trouvé les moments un peu angoissants bien tournés. Les nuits que passe Alicia dans l’hôpital foutent bien les chocottes et je n’aurais pas aimé être à sa place !

Même si les personnages secondaires ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, j’ai beaucoup aimé les autres patients de l’hôpital, l’entourage d’Alicia, et, à l’inverse de certains thrillers qui aiment jouer avec nos nerfs, j’ai eu des réponses à toutes mes questions une fois le mot « fin » posé.

En conclusion, vous aimerez A La Folie si : vous aimez le suspense, les romans d’amour, les apparences et les couples qui ne se forment pas dès les premières pages.

Pour vous plonger dans l’univers en ebook ou en broché, suivez les images !