Blackbird — Michael Fiegel

Blackbird, Michael Fiegel, Pygmalion Editions, Novembre 2018, format numérique et broché

Blackbird de Michael Fiegel est un OVNI littéraire qui m’a fait beaucoup de bien. Si vous cherchez un thriller qui ne manque pas d’humour noir, une histoire sombre mais pas dénuée d’une touche de sincérité et de pureté des sentiments, vous êtes au bon endroit.

Bienvenue dans le monde sadique et pourtant addictif des tueurs en série.

Le pitch m’a tout de suite séduite, même si j’avais un peu peur d’entrer dans la tête d’un tel psychopathe. Et c’est ce qui m’a entraînée, loin sur les sentiers de ce thriller : les personnages. J’ai adoré les deux héros, si différents l’un de l’autre et pourtant en urgent besoin de leur présence mutuelle. Edison, d’abord — même s’il arborera de nombreux autres prénoms au fil de l’histoire, vous comprenez, on ne divulgue pas des informations comme ça — et cette petite fille kidnappée vont développer une relation malsaine, et ce roman à deux voix la décrit particulièrement bien.

Pour être honnête, je ne sais pas trop comment chroniquer ce livre : il est surprenant, atypique, et particulièrement addictif.

Pourquoi Edison est-il devenu un tueur en série ? Pourquoi a-t-il kidnappé cette gamine ? Va-t-il l’abandonner aux mains d’autres tueurs en série de sa « cellule », comme il l’appelle ? Quels sombres desseins poursuit-il ? Comment choisit-il ses victimes ? Quelles pulsions l’amènent à tuer ceux qui l’entourent ?

Non, vraiment, c’est un livre qui a su me surprendre et me charmer, mélangeant habilement scènes d’action, introspections et échanges sarcastiques particulièrement à mon goût.

Le roman rencontre toutefois quelques longueurs, surtout aux deux tiers, mais j’étais tellement pressée d’atteindre la fin que ce n’était pas si grave. Car comment peut se terminer cette histoire, si ce n’est dans la douleur et le sang ? Je voulais du grandiose, du plotwist, une révélation à la hauteur de la plume de l’auteur qui a su m’enthousiasmer malgré son apparente simplicité.

Je suis restée un peu sur ma faim pour le dernier chapitre. TOUTEFOIS, je ne vois pas d’autre fin qui aurait pu me satisfaire, donc l’un dans l’autre… L’auteur fait ce qui doit être fait, à l’instar de son personnage principal, Edison, dont la froideur et le côté implacable m’ont souvent fait frissonner.

Vous en avez marre des thrillers bateaux ? Vous aimez les ambiances dark, avec des personnages torturés ? Blackbird est fait pour vous.

Je tiens à remercier tout particulièrement Pygmalion pour ce service presse qui m’a fait voyager l’espace de quelques heures.

Retrouvez-le sur Amazon, en cliquant sur la couverture du format qui vous intéresse (broché ou numérique).

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.